La guerre de l'ombre
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Un suspense haletant inspiré d'une histoire vraie. Le duo entre le vétéran Ben Kingsley et le jeune Jim Sturgess fait des étincelles.
Policier / Suspense - 2009 - Canada | Grande-Bretagne - 117 MIN - Tous publics

Dans le Belfast de la fin des années 80, Martin McGartland, 22 ans, est un petit délinquant qui est recruté par le MI5, service secret anglais, pour infiltrer une cellule de l’Armée Républicaine Irlandaise. Sa parfaite connaissance du milieu comme sa violente antipathie à l’égard de l’IRA font de lui un homme idéal aux yeux de Fergus qui le convainc de se lancer dans cette mission périlleuse. Martin commence alors à mener une double vie car il sait que, s’il se fait prendre, sa famille et sa petite amie Lara, seront en danger. Ses choix deviennent de plus en plus difficiles. Les choses se gâtent quand il décide soudain de raccrocher et que ses employeurs anglais menacent de le dénoncer.

 

Réalisé par

6.5 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Caroline Vié

Caroline Vié

CHRONIQUEUR

En anglais, La guerre l’ombre s’appelle Fifty Dead Men Walking ce qui veut littéralement dire « Cinquante hommes morts qui peuvent encore marcher » ou plus clairement « cinquante morts-vivants ». Ce titre fait référence aux hommes que le héros estime avoir sauvés par ses activités de contre-espionnage. Le film s’inspire de l’histoire vraie de Martin McGartland qui a été informateur pour le compte des services secrets britanniques dans les années 80/90 et qui se faisait connaître sous le nom d’Agent Carol. Il a raconté son expérience dans un best-seller que la réalisatrice canadienne Kari Skogland a décidé de porter à l’écran. Cette spécialiste de la télévision est surtout réputée pour avoir participé aux séries Queer as Folks et The L Word. Au cinéma, on lui doit notamment Appel au meurtre, thriller avec Wesley Snipes en vedette qu’elle a signé en 2001. La cinéaste a souhaité ne prendre parti pour aucune des forces en présence afin de brosser le portrait d’un délinquant qui va gagner en maturité au fil de son expérience de « taupe ». Plutôt que de livrer une adaptation linéaire du livre, elle a choisi de prendre des passages qui lui paraissaient particulièrement évocateurs de la vie du héros.
Son but était de réaliser un thriller d’espionnage et une histoire d’amour dans un contexte historique mouvementé. Afin de se familiariser avec son sujet, elle a vécu à Belfast avant le tournage et a rencontré de nombreux Irlandais et Britanniques qui lui ont confié leurs souvenirs de l’époque. Elle a aussi souhaité que Jim Sturgess, qui interprète McGartland, s’immerge dans la vie locale de façon à maîtriser l’accent de son personnage. Le jeune comédien anglais venait de tourner Las Vegas 21 de Robert Luketic dans lequel il interprétait un Américain et a donc dû beaucoup travailler sa diction. Pour cela, il a passé six semaines à Belfast avec Kevin Zegers, l’un de ses partenaires du film. Tous deux ont profité de l’occasion pour pratiquer leur accent dans divers lieux festifs. Zegers raconte qu’il a su que sa diction était au point quand il a pu pénétrer dans un pub et passer pour un Irlandais lorsqu’il passait sa commande. Guerre de l’ombre a été présenté au Festival de Toronto en 2008.

Contexte

Kari Skogland

LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ (PETER WEIR)

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