LA GUERRE DES BOUTONS

À partir de 2.99 €
Comédie - 2011 - France - 105 MIN - VF - HD - Tous publics

1960. A Longeverne, une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l'intrépide et rebelle Lebrac, est en guerre contre les enfants de Velrans, le village voisin. Depuis des générations, on se bat pour l'honneur et la fidélité et, aussi, pour gagner. Si cette ancestrale rivalité est rude, il faut aussi compter avec la sévérité des parents et de l’instituteur mais aussi, avec le charme de Lanterne, la seule fille de la bande.   

Réalisé par

5.3 / 10
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Les avis surSens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

Le 14 septembre 2011, sortit sur les écrans français le nouveau film de Yann Samuell, la Guerre des boutons. Jusque là, rien d’étonnant. Le réalisateur est connu pour Jeux d’enfants, la première rencontre Guillaume Canet/Marion Cotillard, My Sassy Girl, le remake britannique d’un film sud-coréen, et l’Age de raison, avec Sophie Marceau confrontée à l’enfant qu’elle fut. Ce qui était beaucoup plus surprenant, c’est que sept jours plus tard, le mercredi 21 septembre, sortait sur les mêmes écrans français – ou presque – le film de Christophe Barratier, la Nouvelle guerre des boutons.
Les deux films furent systématiquement présentés comme deux nouvelles adaptations du roman de Louis Pergaud, paru en 1912 puisque, respectant la volonté de son défunt cinéaste de mari – déçu par la Guerre des boutons, ça recommence, un remake irlandais tourné en 1994 –, la comédienne Danielle Delorme refusa de céder à qui que ce soit les droits de remake du fameux film tourné par Yves Robert en 1962.
Cela dit, l’ancestrale querelle opposant les chenapans de Longeverne aux garnements de Velrans aurait-elle autant intéressé Yann Samuell, Christophe Barratier et leurs producteurs respectifs si Yves Robert n’en n’avait pas donné sa version grand public, déjà applaudie par plus de dix millions de spectateurs ? Rien n’est moins sûr, tant le portrait, rude et amer, dressé par Louis Pergaud, des relations parents-enfants dans un village de Franche-Comté à la veille de la Première Guerre mondiale ne ressemble guère à l’idée que l’on se fait d’un  divertissement cinématographique familial, futur prime-time de TF1 – coproducteur des deux films. N’oublions pas que l’auteur annonçait dans sa préface : « Ce livre, malgré son titre, ne s’adresse ni aux petits enfants, ni aux jeunes pucelles. » Ce qui n’est, évidemment, pas le cas des films qu’il inspira.
Remake ou pas, voici la Guerre des boutons de Yann Samuell, avec une bande de jeunes comédiens qui, de Tigibus à Lebrac et de l’Aztec à Bacaillé, donnent la réplique à une bande d’adultes pas moins dissipés : Eric Elmosnino en instituteur bienveillant, un an après Gainsbourg (Vie héroïque) de Joann Sfar, Fred Testot, le complice d’Omar Sy, en sportif curé de campagne, Alain Chabat en instituteur véhément et Mathilde Seigner en sévère maman du rebelle Lebrac. Alain Chabat et Mathilde Seigner venaient d’être mari et femme dans Trésor, le dernier film de Claude Berri, terminé par François Dupeyron.

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