LA HORDE SAUVAGE

1969
137 mn
À la carte à partir de 7.99 €

1969
137 mn
Pour la séquence finale et ses 122 cadavres

Alors qu’ils tentent de voler la paie des ouvriers du chemin de fer, Pike Bishop et sa bande de hors-la-loi tombent dans un piège tendu par Deke Thornton, ancien compagnon d'armes de Pike, qui a passé un marché pour échapper à la prison. La bande fait alors alliance avec un chef mexicain, Mapache, pour attaquer un convoi de l'armée américaine.

À la carte à partir de 7.99 €
Guerre / Western
Etats-Unis
- 12 ans
VM

1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
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Dans La Horde sauvage, Sam Peckinpah repousse les frontières comme le faisaient autrefois les cow- boys dans les films de John Ford, Howard Hawks ou Raul Walsh. Mais le réalisateur de New Mexico (1961), Coups de feu dans la sierra (1962) et Major Dundee (1965) ajoute, avec son quatrième film, ce qui ressemble à la touche finale du constat de la fin d’une époque.

Nous sommes en 1913, dans une petite ville frontalière du Texas. Le film s'ouvre sur une bande d'enfants qui observent des scorpions attaqués par une armée de fourmis rouges : ce plan originel figure la vision d’un monde désenchanté, où il n’y a ni bons ni mauvais et où le jeu consiste à manger pour ne pas être mangé. Dans ce western, qui mérite largement le qualificatif «crépusculaire», tous les personnages sont à égalité dans la barbarie : des représentants de la loi aux chasseurs de primes en passant par les bandits et les guerilleros mexicains.

Certains voient dans ce film une complaisante explosion de violence gratuite, d’autres un opéra baroque et grandiose. Ce qui est sûr, c’est qu’en cette année 1969, le monde et le cinéma sont en train de changer radicalement et que Sam Peckinpah participe largement du mouvement. Par la suite le réalisateur continuera dans la veine du western désenchanté avec Pat Garrett et Billy le kid (1973) et Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia (1974). Plus urbains et contemporains, Les Chiens de paille (1971) et Le Guet-apens (1972) n’en sont pas moins violents et désespérés.

En 1977, Peckinpah signe un film de guerre saisissant, vu du côté allemand, Croix de fer.
Peu avant sa mort, en 1984, il livre son quatorzième film, Osterman week end, règlement de compte dans les milieux de l’espionnage qui synthétise une dernière fois son regard désabusé sur une humanité dépravée et corrompue. 

 
Dans le même genre vous pouvez trouver IMPITOYABLE DE CLINT EASTWOOD (UNFORGIVEN, 1992) ou encore L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE DE JOHN FORD (THE MAN WHO SHOT LIBERTY VALANCE, 1961) .

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