LA LIGNE ROUGE

1999
164 mn
Parce que George Clooney y apparaît une minute (sur les 170 du film !)
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Au milieu d'une nature somptueuse et d'une population indifférente, les soldats américains tentent, en 1942, de reconquérir l'île de Guadalcanal, position stratégique dans l'Océan Pacifique.
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Guerre / Western
Etats-Unis
Tous publics
VM - HD

1 min avant
2 min après
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Un éminent critique de cinéma américain aujourd’hui disparu, Roger Ebert, écrivit à propos du film de Terrence Malick, La Ligne Rouge : « A mon avis, un vétéran de la bataille de Guadalcanal décrira le film en un seul mot, et ce mot fera cinq lettres ». Venant en contrepoint d’une critique très positive du film, cette remarque illustre toutefois l’hostilité qu’a pu susciter chez certains la vision singulière dont se réclame Malick. Adaptant librement le roman de James Jones publié en 1962, le cinéaste ne cherche pas à donner un reflet exact de la longue et sanglante campagne qui opposa Japonais et Américains dans l’Océan Pacifique entre août 1942 et février 1943.

Contrairement à Steven Spielberg, dont le film Il faut sauver le soldat Ryan est sorti la même année, Malick, sans dédaigner la reconstitution historique, ne tombe jamais dans une tentation documentaire qui viserait à recréer une bataille d’une extrême violence, en l’occurrence celle de Guadalcanal. Si, comme on va le voir, cet épisode occupe la partie centrale du film d’un point de vue chronologique, d’autres moments hors des combats mais néanmoins importants en constituent tout autant l’armature et le discours, à l’instar du long bain purificateur que prend l’un des soldats joué par Jim Caviezel.

De fait, le film entier repose sur cet improbable équilibre entre, d’une part, le récit presque insoutenable de l’assaut donné par les troupes américaines contre une position japonaise, et d'autre part, le spectacle totalement apaisant et pacifique d’une nature aussi splendide qu’indifférente, évidemment, au chaos  environnant.  Peu de place pour les dialogues et les voix humaines dans ce contexte si particulier. C’est la tonitruante musique écrite par Hans Zimmer qui constitue le principal du matériel sonore, au même titre que le clapotis de l’eau ou le bruissement du vent, soit une fois encore la rencontre des contraires.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver APOCALYPSE NOW (Coppola, comme Malick, bouleverse les codes établis du film de guerre pour donner au film une dimension métaphysique insolite.) ou encore GUADALCANAL (Dans un registre infiniment plus classique le film de Lewis Seiler donne sa version de la bataille de Guadalcanal).

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