Bande Annonce de La maison du diableDécouvrez la bande Annonce de La maison du diable sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2658/fond/2658_w_500.jpg
Robert Wise
Claire BloomJulie HarrisRichard JohnsonRuss TamblynAmy DalbyDiane ClareFay ComptonLois MaxwellPamela BuckleyRonald AdamRosalie CrutchleyValentine Dyall

La maison du diable

110 mn

Note de SensCritique :

7.4 / 10
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Réalisateur : Robert Wise.

Casting : Claire Bloom, Julie Harris, Richard Johnson, Russ Tamblyn, Amy Dalby, Diane Clare, Fay Compton, Lois Maxwell, Pamela Buckley, Ronald Adam, Rosalie Crutchley. Valentine Dyall

Synopsis : John Markway, anthropologue passionné par le paranormal, s’engage dans une expérience particulière. Il va séjourner, en compagnie de quelques cobayes dûment sélectionnés, dans un manoir réputé hanté. Trois personnes acceptent son invitation. Eleonore, dite Nell, femme seule, sans attache ni métier, et profondément névrosée, Theo, brune medium se présentant comme une femme libre, et Luke, jeune héritier du manoir, qui ne croit pas un instant aux éventuelles manifestations d’un monde parallèle.

Scénario : Nelson Gidding, Shirley Jackson.
Musique : Humphrey Searle.
Pays : Etats-Unis
Tags : Fantôme, Histoire satanique.

à partir de

7.99
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La carrière de réalisateur de Robert Wise a commencé sous l’égide de Val Lewton, producteur à la RKO, dont le nom reste indissociable du cinéma fantastique. La Malédiction des hommes chats, en 1944, et Le Récupérateur de cadavres, en 1945, deux films d’épouvante, marquent ses débuts. Mais il a largement diversifié sa palette lorsque, en 1963, renouant avec le fantastique, il entreprend La Maison du diable. Deux ans plus tôt, il a signé West side story. Deux ans plus tard, il fera La Mélodie du bonheur.

C’est la lecture du roman de Shirley Jackson, The Haunting of Hill house, paru en 1959, qui décide instantanément Robert Wise. Au point qu’il en acquiert aussitôt les droits. La MGM, avec laquelle il est lié par contrat, refusant de lui accorder le budget qu’il demande, il s’en va à Londres solliciter d’autres producteurs. Ainsi tournera-t-il son film au Royaume Uni. Histoire de maison hantée, prenant ses racines dans la tradition du fantastique gothique, La Maison du diable se focalise sur quatre personnages et la lugubre demeure dans laquelle ils vont séjourner, celle-ci étant le cinquième personnage du film et même, plus exactement, son personnage principal. Robert Wise y enferme deux acteurs britanniques, Richard Johnson et Claire Bloom, qui viennent tous deux de tourner dans 80,000 Suspects, de Val Guest, et deux acteurs américains, Julie Harris, qu’il a remarquée au théâtre, et Russ Tamblyn, qu’il a dirigé dans West side story.

Refusant les effets spéciaux, jouant des sons, des contre-plongées, des éléments du décor et, surtout, du noir et blanc aux contrastes accentués qu’il a choisi pour le film, Robert Wise met en place un système diabolique fondé sur la suggestion. Un vrai voyage, immobile puisque quasi-intégralement en huis-clos, dans la peur.

Pas d’effets spéciaux, si ce n’est l’image de la porte qui « respire ». Mais des images, celles, si fortement contrastées, du manoir sous les sombres nuages, obtenues avec une pellicule infrarouge. Pour le reste, tout est dans le décor chargé de la maison, statuettes et bustes de pierre ou de bronze, poignées de porte ornées de visages en relief qui, souvent filmées en gros plan ou en amorce, suggèrent de mystérieuses présences. Sans compter le monumental groupe de statues qui occupe une partie de la maison, figurant insidieusement chacun de ses quatre occupants, et s’élevant tel un monument funéraire (Nell va d’ailleurs s’adresser à lui tel don Juan provoquant la statue du Commandeur). Et puis il y a la bande-son, faite de craquements divers, coups sourds et amplifiés, objet de toutes les attentions de Robert Wise qui tint à la diffuser sur le plateau pendant les prises

Si tous les intérieurs ont été réalisés en studio, la funèbre bâtisse a été trouvée non loin de Stratford-upon-Avon (la ville natale de Shakespeare). Elle est depuis devenue un hôtel de luxe. Ce qui intéressait Robert Wise, en parfait élève de Val Lewton, c’était de créer l’inquiétude par le hors-champ, par la suggestion. Et de ne jamais basculer sur une interprétation radicale des faits, les enracinant dans le paranormal ou dans le « normal ». Rien n’empêche de croire à une maison hantée. Mais rien n’empêche, non plus, de croire à une plongée dans l’esprit torturé et les fantasmes de Nell. Ses monologues parcourent le film, succédant à la voix off qui « raconte » la maison. Sa peur du sexe lui fait repousser Theo, l’autre femme du groupe dont le nom (masculin) et les manières suggèrent l’homosexualité. Son désir, assorti d’un fort sentiment de culpabilité, la conduit à se tuer. D’autant plus que c’est l’apparition de l’épouse de l’homme qu’elle désire, qui la précipite dans la mort.

Les hypothèses sont là et le doute subsiste. Il fait la richesse du film, comme il fera celle de Shining, autre histoire de bâtisse bruissant d’étranges phénomènes, bien des années plus tard. En 1999, Jan de Bont signait un remake de La maison du diable, Hantise, avec Liam Neeson, Catherine Zeta-Jones, Owen Wilson et Lili Taylor. Un autre manoir a été trouvé pour l’occasion, lui aussi en terre britannique.

Born bad.

Afin de provoquer la peur et l'effroi, il n'y pas forcément besoin d'artifices grossiers et ça, le cinéaste Robert Wise semble bien l'avoir compris avec cette adaptation du roman de Shirley Jackson, aujourd'hui considérée comme un des films les plus flippants du septième ...

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