Bande Annonce de LA PASSANTE DU SANS-SOUCI (VERSION RESTAURÉE)Découvrez la bande Annonce de LA PASSANTE DU SANS-SOUCI (VERSION RESTAURÉE) sur FilmoTVhttp://
Jacques Rouffio
Gérard KleinHelmut GriemMathieu CarrièreMichel PiccoliRomy SchneiderAndré ChaumeauChristiane CohendyDominique LabourierJacques MartinMarcel BozonnetMaria SchellPierre MichaëlVéronique SilverWendelin WernerJacques NolotJean RenoMartine de Breteuil

LA PASSANTE DU SANS-SOUCI (VERSION RESTAURÉE)

111 mn

Note de SensCritique :

6.7 / 10
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Réalisateur : Jacques Rouffio.

Casting : Gérard Klein, Helmut Griem, Mathieu Carrière, Michel Piccoli, Romy Schneider, André Chaumeau, Christiane Cohendy, Dominique Labourier, Jacques Martin, Marcel Bozonnet, Maria Schell, Pierre Michaël, Véronique Silver, Wendelin Werner, Jacques Nolot, Jean Reno. Martine de Breteuil

Synopsis : Max Baumstein, le très estimé président de l'organisation humanitaire Solidarité internationale, vient de tuer l'ambassadeur du Paraguay, Federico Lego. Arrêté, il explique la raison de son geste à son épouse Lina. En 1933, encore enfant, il fut martyrisé par les nazis parce qu'il était juif...

Scénario : Jacques Kirsner, Jacques Rouffio.
Musique : Georges Delerue.
Pays : Allemagne|France
Tags : Drame, Exil, bannissement, déportation, éloignement, expa, Nazi, fasciste, franquiste, hitlérien, national-so, Meurtre, Flashback / flash-back, Editions Originales.

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A l’origine du scénario, il y a un roman publié en 1936 par Gaston Gallimard, pour lequel son auteur, Joseph Kessel, dirige le magazine de reportage Détective. Ecrivain et journaliste reconnu, il abandonne le journal Gringoire quand celui-ci affiche des positions antisémites. Kessel déplore l’arrivée d’Hitler au pouvoir. "La Passante du sans-souci" est sans doute le premier roman français à dénoncer le fascisme en Allemagne et l’existence de camps de concentration.

A Berlin après 1933, Elsa et Michel Wiener recueillent Max, enfant juif brutalisé par des SS et dont le père a été abattu sous ses yeux. Parce qu’il est un éditeur engagé déplaisant aux nazis, Michel craint pour ses proches et envoie Max et son épouse à Paris. Peu après, il sera incarcéré. Dans un Paris encore trop insouciant, des comités antifascistes se forment. Elsa survit comme entraîneuse dans un cabaret et tente de sortir Michel des camps, au risque de pactiser avec l’ennemi. Avec Jacques Kirsner, le cinéaste Jacques Rouffio adapte librement le roman, reprend les personnages des années trente mais prolonge la menace antisémite dans l’époque contemporaine.

Il imagine un Max sexagénaire et aisé, fondateur d’une importante organisation humanitaire militant pour le respect des droits de l’homme et dénonçant les actes de torture. A l’encontre des principes de non-violence de son organisation, il abat de sang-froid l’ambassadeur du Paraguay, devant lequel il était venu plaider en vain la libération d’un prisonnier politique. Il a reconnu, sous les traits vieillis de Federico Lego, l’ancien SS Ruppert von Legaart, responsable du calvaire des Wiener 45 ans auparavant. Le procès de Max permet de revenir dans de longs flashbacks à la tragédie passée. Le film tire sa force du double-rôle attribué à Romy Schneider, jouant à la fois la figure déchue et tragique d’Elsa Wiener et l’épouse actuelle de Max. C’est son dernier film, sorti un mois avant sa mort. Il est prémonitoire d’un antisémitisme qui commence à renaître en Europe.

Pour Jacques Rouffio, La Passante du sans-souci est le cinquième des huit longs métrages tournés pour le cinéma. Ancien assistant de Jean Delannoy, Bernard Borderie, Henri Verneuil ou encore Gilles Grangier, dans la lignée de ce grand cinéma populaire, il s’était imposé dans les années 1970 avec des succès commerciaux construits sur de solides distributions, comme Sept Hommes sur ordonnance et Le Sucre, déjà interprétés par Michel Piccoli. Scénariste du Trio infernal de son ami Francis Girod, qui réunissait une fois de plus Piccoli et Romy Schneider, il fut choisi par celle-ci pour réaliser ce film.

C’est en effet Romy Schneider, passionnée par le roman de Kessel, qui lance ce projet, le seul dont elle soit à l’origine. On comprend aisément ses motivations intimes par rapport au nazisme. Ses parents furent des comédiens populaires du cinéma allemand des années 1930. Sa mère, Magda Schneider, fréquente le cercle privé d’Adolf Hitler, est une amie proche d’Eva Braun et côtoie Martin Bormann. A son tour comédienne adulée des années 1950, immortalisée par les Sissi, Romy Schneider devient le symbole d’un cinéma austro-allemand amnésique, se réfugiant dans les romances kitsch d’une Bavière riante. Elle n’aura de cesse plus tard de faire oublier cette image anodine, voire coupable, et dénonce l’ignominie nazie avec le film de Rouffio.

Le projet a failli être abandonné pour plusieurs raisons qui en ont retardé le tournage. Les assurances se sont inquiétées. Le nom d’Hanna Schygulla fut avancé pour remplacer Romy Schneider. Soutenue par l’équipe et armée d’un courage impressionnant, l’actrice s’est accrochée. L’aspect biographique le plus poignant est la relation de son personnage avec Max, l’enfant juif recueilli. Leurs scènes sont d’une intense émotion. Les spectateurs ont en mémoire la mort tragique, en juillet 1981, de David, âgé de 14 ans, le jeune fils de l’actrice auquel le film est dédié. Le tournage débutera le 12 octobre. La niaiserie de Sissi, qui l’exaspérait tant, est engloutie, avec une sobriété admirable, sous le masque douloureux d’une tragédienne de la vie et du cinéma.

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