LA TOUR INFERNALE

À partir de 2.99 €
Parce que rivalité oblige, Paul Newman et Steve McQueen ont exactement et de façon contractuelle, le même nombre de répliques
Aventure / Action - 1975 - Etats-Unis d'Amérique - 159 MIN - VF - Tous publics

C’est le jour J, celui de l’inauguration en grande pompe de la plus haute tour habitable que l’homme ait construite : 138 étages ! Le maire, le promoteur et tous les notables de San Francisco sont présents avec leurs épouses pour célébrer l’événement. Mais, à la suite d’un court-circuit, le feu se déclare soudain au quatre-vingt-unième étage et la panique gagne les invités. Une poignée d’hommes courageux menés par le capitaine des pompiers, Michael O'Hallorhan, et l’architecte, Douglas Roberts tentent de combattre les flammes et de sauver des vies. 

6.8 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

Nous sommes début 1973, L’Aventure du Poséidon - produit par Irwin Allen et la Twentieth Century Fox, et sorti pour les fêtes de Noël 72- est un tel succès populaire que toutes les maisons de production envisagent le leur. Le film catastrophe, genre en soi qui réunit action spectaculaire et casting de rêve, a de beaux jours devant lui !

La Warner achète les droits d’un livre de Richard Martin Stern, The Tower (La Tour), tandis que de son côté, la Fox acquiert ceux de l’ouvrage de Thomas N. Scotia et Frank Robinson, The Glass Inferno (L’Enfer de verre). Mais, comme nous sommes dans cette époque hollywoodienne où les studios ne se tirent pas encore la bourre en travaillant au même moment sur le même sujet (comme ce fut le cas, dans les années 1990, avec Armaggedon et Deep Impact ou Volcano et Le Pic de Dante), ils allient leurs forces (quatorze millions de dollars, tout de même !) pour ne produire qu’un seul film, tourné entre mai et septembre 1974, et qui réunit les deux histoires dans un scénario signé Stirling Silliphant.

Du coup, nous avons aussi deux héros pour le prix d’un : à ma gauche, yeux bleus, 49 ans, dont trente de carrière, Paul Newman alias Le Gaucher, L’Arnaqueur ou Luke la main froide ; à ma droite, yeux bleus, 44 ans, dont dix-huit de carrière, Steve McQueen, alias Le Kid de Cincinnati, Bullit ou encore Papillon.

Le premier incarne l’architecte de la tour, devenue infernale, le second joue le capitaine des pompiers, et leur réunion à l’écran, attendue depuis longtemps, donne l’impression d’une entente cordiale, qui existait dans la vie puisqu’ils étaient amis, mais qui, dit-on, n’était pas aussi limpide, puisqu’il fallut équilibrer les deux rôles à l’écran, quasiment au mot près. Autour d’eux, une pleïade de vedettes en vogue comme Faye Dunaway, William Holden ou Richard Chamberlain et, pour les plus "anciens", Fred Astaire et Jennifer Jones. A revoir La Tour infernale aujourd’hui, fiction émanant des frayeurs ressenties dans les années 1970 face aux gigantesques gratte-ciels qui s’élevaient un peu partout sur le sol américain et dont la sécurité était mise en question, on ne peut s’empêcher de penser aux Tours Jumelles du World Trade Center inaugurées à New York en 1973, qui échappèrent à un incendie et une alerte à la bombe mais furent  anéanties par des avions terroristes le 11 septembre 2001. 

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