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Bernard Favre
Bérangère BonvoisinMarc PerroneRichard BerryRobin RenucciSophie ChemineauMarie-Christine GrudzinskiPierre ForgetRoger Gendely

La trace

100 mn
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Réalisateur : Bernard Favre.

Casting : Bérangère Bonvoisin, Marc Perrone, Richard Berry, Robin Renucci, Sophie Chemineau, Marie-Christine Grudzinski, Pierre Forget. Roger Gendely

Synopsis : Joseph et sa famille vivent en Savoie au moment où la province est sur le point de devenir française. Parviennent jusqu'à eux les rumeurs de la guerre qui oppose Français, Gênois et Autrichiens. Mais pour l'heure ce qui importe à Joseph, c'est de nourrir sa famille. Comme tous les hivers il se mue en colporteur et écume la région, de village en village, à la recherche de clients enclavés dans des zones éloignées de tout. Les consitions du voyage sont rudes, il perd sa mule et ses marchandises avant de trouver le moyen de se refaire. Mais il fait de belles rencontres, notamment celle d'un musicien qui lui donne le goût de l'accordéon...

Scénario : Bernard Favre, Bertrand Tavernier.
Musique : Marc Perrone, Nicola Piovani.
Pays : France
Tags : Drame, Politique / Histoire.

Film pas encore disponible

La Trace nous invite à suivre celle d’un colporteur savoyard au tournant des années 1860, qui quitte son village et les siens pour vendre ses articles au Piémont. Ce qui le conduit à traverser, souvent à flanc de montagne, le Val d'Aoste, le Valais, le Tessin, la Lombardie. En plein hiver, ce n’est pas du gâteau. Mais ce sentier-movie lui offre le loisir, et nous avec, de croiser toute une série de personnages hauts en couleur, et de prendre le pouls d’une société en mutation. Une belle façon de se faire rencontrer la Grande et la petite Histoire.

Bernard Favre, le signataire du film, ne l’a pas fait par hasard. Ses racines familiales se situent du côté de Tignes, et les siens ont été marqués par la façon dont son village a été noyé pour permettre la construction d’un barrage. C’est naturellement qu’il s’est passionné pour ces hommes et ces femmes en prise avec une nature rude, mais vivant en harmonie avec leur milieu naturel.

Favre a réalisé un grand nombre de documentaires. Nul ne s’étonnera donc de sentir un entêtant parfum de vérité dans La Trace. Nous avons beau plonger de 150 ans dans le temps, nous avons le sentiment d’un reportage effectué par une équipe d’une chaîne d’actualités télé. Le vocabulaire lui-même a été vérifié au trébuchet, toutes les langues parlées dans la région se mélangeant au fil des rencontres : le franco-provençal, le piémontais, l’italien, l’allemand, et même le français. Le film a naturellement été tourné sur place, de la mi-septembre à la mi-octobre, puis trois semaines en février de l’année suivante.

Si Bernard Favre n’a pas laissé une trace profonde dans les mémoires cinéphiles, c’est parce qu’il n’a jamais privilégié la voie pourtant royale du film de fiction pour le grand écran. A l’exception de quatre films, dont La Trace, faits pour le cinéma, notre homme, passionné d’ethnologie, s’est en priorité consacré au documentaire, au court métrage, au téléfilm. Ce qui n’empêche que son Entraînement du champion avant la course laisse un souvenir douloureux à certains, sa misanthropie très célinienne ne donnant pas dans la demi-mesure. Mais La Trace reste son film le plus connu. Nommé en 1984 au titre du César du meilleur premier film, il a été coiffé au poteau par Rue Cases-Nègres, d’Euzhan Palcy.

Mais quels que soient les mérites de Bernard Favre, La Trace n’aurait sans doute pas vu le jour sans la bénédiction de Bertrand Tavernier.  Intéressé par le projet que Favre ne parvenait pas à financer, le signataire de L’Horloger de Saint-Paul s’est employé à fluidifier le scénario, à raboter les arêtes vives du documentaire, à enrichir le contenu. Parallèlement il s’est engagé à coproduire le film. Avec le recul et au vu de l’œuvre de Tavernier, nous comprenons assez bien ce qui a plu au cinéaste dont nombre de films prennent place en province et mettent en lumière le subtil équilibre social, le plus souvent inique, constitué. Mais Tavernier n’a sans doute pas non plus été insensible au brassage humain et à l’humanité qui se dégagent du film et rendent compte d’un temps où les pas de porte n’étaient pas défendus par des codes digitaux. 

La Trace a pour autre avantage de brasser l’intime et la grande Histoire. Car l’action se déroule au moment où la Savoie est rattachée à la France. L’intelligence politique de Napoléon III est avérée : pour annexer l’alpine province, l’empereur a appuyé les revendications des Italiens rêvant d’unité, et combattu les Austro-Hongrois qui les tenaient sous leur coupe. En ont résulté les célèbres batailles de Magenta et Solférino, que peu pourtant savent spontanément situer dans l’espace et le temps. C’est l’un des intérêts du film que de nous faire ressentir la lenteur de l’information, quand la nouvelle d’une bataille parvient parfois des mois après qu’elle ait eu lieu. Pour les passionnés de politique, précisons que si le référendum posant la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? » a été aussi concluant, c’est aussi parce qu’il n’avait pas été jugé bon de distribuer de bulletins "non". Nos politiques peuvent en prendre de la graine.

 
le contexte
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