Bande Annonce de LE BON ET LES MÉCHANTSDécouvrez la bande Annonce de LE BON ET LES MÉCHANTS sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2993/fond/2993_w_500.jpg
Claude Lelouch
Brigitte FosseyBruno CrémerJacques DutroncJacques VilleretMarlène JobertJean-Pierre KalfonPhilippe LéotardSerge Reggiani

LE BON ET LES MÉCHANTS

117 mn

Note de SensCritique :

6.4 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Claude Lelouch.

Casting : Brigitte Fossey, Bruno Crémer, Jacques Dutronc, Jacques Villeret, Marlène Jobert, Jean-Pierre Kalfon, Philippe Léotard. Serge Reggiani

Synopsis : Paris, 1935. Inséparables amis, Jacques et Simon sont deux petits voyous, accessoirement mécaniciens dans un garage fréquenté par Henri Lafont, truand au service de la Gestapo. Après avoir fait la connaissance de Lola, une prostituée dont il tombe amoureux, Jacques vole une traction avant et entraîne Simon dans une série de hold-up. L’inspecteur Deschamps, qui a épousé Dominique, la fille de son supérieur, se lance à leurs trousses...

Scénario : Claude Lelouch, Pierre Uytterhoeven.
Musique : Francis Lai.
Pays : France
Tags : Aventure / Action, Claude Lelouch en vrac, Gangsters à l'ancienne, Résistance.

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
voir ce film

Claude Lelouch est très en forme au milieu des années 1970. Quatre mois après la sortie du Chat et la Souris, avec Michèle Morgan et Serge Reggiani, et neuf mois avant Si c’était à refaire, avec Catherine Deneuve et Anouk Aimée, le jeune homme – il n’a pas encore 40 ans – présente le Bon et les méchants qui, de 1935 à la Libération, dresse, en couleur sépia, le portrait d’une époque troublée, au point de ne plus y voir très clair entre voyous, policiers, résistants et collabos.

Sur une musique du fidèle Francis Lai – que l’on aperçoit derrière son accordéon –, Claude Lelouch dirige, pour la première fois, Jacques Dutronc et, presque pour la première fois aussi, Jacques Villeret, puisqu’il avait fait une très brève apparition, deux ans plus tôt, en unique spectateur – déçu et antiraciste – d’un film tourné par André Dussollier, dans Toute une vie. Les deux Jacques sont, ici, à la fois, des mécanos et des petits truands, prénommés Jacques et Simon, qui frayent avec un grand truand de l’époque nommé Henri Lafont, personnage historique de sinistre mémoire.

Dans le rôle de l’inspecteur Deschamps, vous reconnaîtrez Bruno Cremer, que l’on venait d’apercevoir en journaliste communiste dans Section Spéciale, le film de Costa-Gavras consacré à un autre aspect de la même période, mais qui venait d’être, aussi, l’ange gardien de Charlotte Rampling dans la Chair de l’Orchidée, de Patrice Chéreau, d’après James Hadley Chase.

Face à ces trois hommes, deux femmes. Lola, la prostituée, alias Marlène Jobert, amoureuse de Jacques, et Dominique, alias Brigitte Fossey, l’épouse de l’inspecteur Deschamps ainsi que la fille du commissaire Blanchot, alias Alain Mottet, et de sa femme, dont Lelouch confiat le rôle à Marie Déa. Oui, oui, Marie Déa, la fille de Fernand Ledoux dans les Visiteurs du soir, que Marcel Carné avait tourné durant l’été 1942. A leurs côtés, entre Paris et Vichy, apprêtez-vous à retrouver, également, Jean-Pierre Kalfon – c’est lui Henri Lafont – Valérie Lagrange, Philippe Léotard, Serge Reggiani ainsi qu’Etienne Chicot, Michel Peyrelon, José Luis de Villalonga et la voix, si radiophonique, de Gérard Sire.

Voici donc Le Bon et les méchants, qu’en 1977, les tous jeunes Césars du cinéma français – ils n’avaient que deux ans – distinguèrent en sélectionnant Brigitte Fossey dans la catégorie du Meilleur second rôle féminin, finalement remporté par Marie-France Pisier pour Barocco, d’André Téchiné.

Comme il l’expliquait à Jean-Ollé-Laprune et Yves Alion dans Claude Lelouch mode d’emploi, le livre d’entretiens paru chez Calmann-Lévy en 2005, Claude Lelouch évoque rarement, dans ses films, les périodes qu’il n’a pas vécues. C’est ainsi que le scénario du Bon et les méchants fait appel à ses souvenirs d’enfants – il avait huit ans à la Libération – et aux récits de sa mère qui échappa, de peu, au supplice de la baignoire, dans les sous-sols de la rue Henri-Martin, une annexe de la Gestapo où le Belge Georges Delfanne, dit Christian Masuy – qui sera fusillé en 1947 – avait tenté de l’intimider. Il se souvenait aussi de leurs multiples cachettes, quittées en urgence, le plus souvent sur dénonciation, et de la trop grande gentillesse de sa mère envers ceux qui les aidaient, tellement elle avait peur.

Souvenirs plus joyeux : la traction avant Citroën, omniprésente dans le film et dont il était littéralement tombé amoureux lorsque son père, après la guerre, en acheta une, et Marcel Cerdan, le héros de son enfance, qui met Jacques Dutronc K-O dès le début du film, sept ans avant Edith et Marcel.

Caméra à l’épaule, Claude Lelouch composa son film en une cinquantaine de longs plans-séquences, moins inspirés par la Corde qu’Alfred Hitchcock tourna en studio et en dix plans-séquences que par le travail du réalisateur russe Mikhaïl Kalatozov qui, en 1964, dans Ici Cuba, avait tourné des plans séquences d’anthologie, en décor naturel, dans les rues, les immeubles, les terrasses et les piscines de la Havane. Lelouch connaissait Kalatozov pour l’avoir rencontré en 1957.

A l’époque, le Français tournait en URSS – le plus souvent illégalement et avec la caméra 16mm offerte par ses parents après son échec au Bac – un documentaire de 50 minutes consacré à la vie quotidienne des Russes et intitulé Quand le rideau se lève. Sympathisant avec son confrère, d’une trentaine d’années son aîné, il assista au tournage et au montage de Quand passe les cigognes, le film qui fera la réputation de Kalatozov en obtenant la Palme d’or décernée par le jury du onzième Festival de Cannes, présidé par Marcel Achard, en mai 1958.

Habitué au rôle, le comédien Adrien Cayla-Legrand reprenait une nouvelle fois, dans la scène finale du Bon et les méchants, le rôle du Général de Gaulle, comme il l’avait déjà fait, entre autres, dans Martin Soldat, de Michel Deville, l’Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville, Chacal, de Fred Zinneman et comme il fera encore deux ans plus tard, pour Gérard Oury, dans la Carapate.
Enfin, Jacques Dutronc retrouvera Claude Lelouch, trois ans plus tard, dans A nous deux, alors que Jacques Villeret, après une courte participation dans Un autre homme une autre chance, sera le Robert timide et maladroit de Robert et Robert, en 1978, face à Charles Denner, avant de devenir éleveur de chevaux dans les Uns et les Autres, en 1981, et prisonnier de guerre dans Edith et Marcel, en 1983.

Une réalisation d'une élégance raffinée

Pas de très grands premiers rôles mais la direction d'acteurs est un véritable sans faute. Le sujet d'abord léger devient grave avec l'épisode de l'occupation, mais Lelouch s'en tire avec une élégance raffinée, encore une fois grâce au travail remarquable des acteurs. ...

Lire la suite
8
estonius

Du (très) bon Lelouch

Voilà vraiment du bon Lelouch dans l'histoire se passe la plupart du temps durant la 2nde GM avec des bons devenant méchants et vice versa. Parfois dans ses films le scénario est un peu brouillon mais pas ici on suit l'évolution de personnages attachants qui vont jouer un ...

Lire la suite
8
AMCHI
 
le contexte
A voir également
Affiche du film UN CRIME AU PARADIS
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film LA BOUM

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film ITINÉRAIRE D UN ENFANT GÂTÉ

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film LA CHÈVRE

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
En image
FilmoTV vous recommande
Affiche du film SKYSCRAPER

à partir de

4.99
 
Affiche du film L ÉCOLE EST FINIE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film EVERYBODY KNOWS

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DOGMAN

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AU POSTE!

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film TULLY

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés