LE CORBEAU

Bientôt disponible
Parce que la base du scénario s'est vraiment déroulé à Tulle en 1920
Drame - 2001 - France - 87 MIN - interdit aux moins de 12 ans

A Saint-Robin, petit village français, la vie s’écoule, paisible, rythmée par les cloches de l’église et les cris s’échappant de la cour de récréation. Nouvellement arrivé, le sévère et solitaire Docteur Rémi Germain doit affronter les remarques de ses collègues, la mesquinerie de l’infirmière chef et, bientôt, les ragots de lettres anonymes – signées le Corbeau – l’accusant de pratiquer des avortements et de coucher avec Laura, la femme du docteur Vorzet...

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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

Tout commence en décembre 1917, lorsque les premières lettres anonymes, mystérieusement signées L’œil du tigre, se mettent à assombrir durablement le quotidien des Tullistes, les – jusqu’ici – très tranquilles habitants de Tulles, paisible chef-lieu du beau département de la Corrèze.

Les lettres sont injurieuses, vulgaires, voire pornographiques, et toujours assez bien renseignées. L’affaire durera six longues années et finira par trouver son épilogue le 3 mars 1923, avec la condamnation d’Angèle Laval, une vieille fille reconnue coupable de diffamation et d’injures publiques. Condamnée à un mois de prison et à quelques dommages et intérêts, elle s’éteindra en 1967, à l’âge de 81 ans. C’est ainsi qu’après avoir longuement tenue la France en haleine, tous allaient oublier l’œil du tigre. Tous ? Non, puisque, dès 1932, le scénariste Louis Chavance – qui vient de travailler avec Pierre et Jacques Prévert sur l’Affaire est dans le sac – rédige une première version intitulée successivement : L’œil du serpent, Lettres anonymes, Laura ou encore Maladie contagieuse.

Finalement, c’est le Corbeau qui sera choisi. Allusion au sombre volatile auquel un journaliste de l’époque avait comparé la coupable, toujours vêtue de noir, et qui désignera, longtemps encore, les auteurs de lettres anonymes.

Contexte

Henri-Georges Clouzot

LA MAIN DU DIABLE (1943)

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