LE COUP DU SIèCLE

Bientôt disponible
Parce que William Friedkin ( réalisateur) a carrément gommé le film de ses mémoires
Comédie - 1983 - Etats-Unis - 100 MIN - Tous publics

Eddie Muntz, un vendeur d’armes américain, croise le chemin d’un concurrent travaillant pour le ministère de la Défense. Lorsque celui-ci se suicide, il remporte à sa place un gros contrat auprès du dictateur du San Miguel, un petit pays sud-américain. De retour aux USA, il est traqué par sa femme et l’Etat qui le forcent à repartir à San Miguel depuis que le dictateur a testé...

Réalisé par

3.7 / 10
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Alex Masson
Alex Masson
CHRONIQUEUR

En 1983, William Friedkin n’est plus le cinéaste qui a révolutionné le cinéma américain. Si les succès colossaux de French Connection et L’exorciste ont redéfini les codes du film policier comme de celui d’épouvante, leur réalisateur a essuyé ensuite trois très lourds échecs successifs avec Sorcerer, Têtes vides cherchent coffre plein et Cruising. Pire, le scandale causé dans la communauté gay par Cruising a fait de Friedkin un quasi-pestiféré à Hollywood.

Après une solide dépression et un infarctus sévère dus à ces déconvenues, Friedkin décide de se remettre en question. Pourquoi pas en remettant tout à plat, en revenant, comme à ses débuts de cinéaste, à la comédie ? Sauf qu’une comédie par ce réalisateur-là ne peut être que chargée de poil à gratter. Ce n’est rien de dire que Le coup du siècle poussera les compteurs dans le rouge, à commencer par son sujet pour le moins délicat dans l’Amérique de Ronald Reagan : les ventes d’armes et le terrorisme.

En suivant les péripéties de deux marchands d’armes concurrents, chargés de vendre à une petite dictature d’Amérique latine un système capable de réduire à néant les armes lourdes de ses opposants, le scénario du Coup du siècle voile à peine des allusions à l’implication du gouvernement Reagan dans le financement des Contras, un groupe contre-révolutionnaire du Nicaragua, par l’argent récolté via la vente d’armes à l’Iran, alors ennemi juré des USA. Un ton grinçant qui ne pouvait que plaire à Friedkin, grand commentateur des mœurs de son pays. Il en renforcera le ton satirique, entre autres via une voix-off narratrice cynique, qui est peut-être le reflet de l’opinion particulièrement désabusée du réalisateur…

Le contexte

Ce film méconnu d'André Cayatte invente un conflit en Afrique pour mieux disséquer le système économique des ventes d'armes françaises.

William Friedkin

Même toile de fonds (le milieu des marchands d'armes), même ton grinçant, Lord of war est une sorte de mise à jour, car réalisé vingt deux ans plus tard, du Coup du siècle

LES AVENTURES D'UN HOMME INVISIBLE

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