Bande Annonce de LE COUPERETDécouvrez la bande Annonce de LE COUPERET sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2428/fond/2428_w_500.jpg
Costa Gavras
Christa ThéretGeordy MonfilsJosé GarciaKarin ViardOlivier GourmetUlrich TukurOlga GrumbergThierry HancisseYolande MoreauYvon BackDieudonné KabongoJean-Pierre GosVanessa Larré

LE COUPERET

117 mn

Note de SensCritique :

6.8 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Costa Gavras.

Casting : Christa Théret, Geordy Monfils, José Garcia, Karin Viard, Olivier Gourmet, Ulrich Tukur, Olga Grumberg, Thierry Hancisse, Yolande Moreau, Yvon Back, Dieudonné Kabongo, Jean-Pierre Gos. Vanessa Larré

Synopsis : Récemment licencié pour cause de délocalisation, Bruno Davert, ancien cadre supérieur dans une usine de papier, a beaucoup de difficultés pour retrouver un emploi. Sans succès, il multiplie les entretiens d’embauches puis, excédé, il parvient à se procurer les CV de ses rivaux potentiels grâce à une fictive petite annonce. C’est ainsi qu’il va dresser la liste de tous ceux qu’il va devoir éliminer physiquement, avant de pouvoir décrocher le fameux emploi.

Scénario : Costa Gavras, Jean-Claude Grumberg.
Musique : Armand Amar.
Pays : Belgique | Espagne | France
Tags : Drame, En toute élégance meurtrière, Livres noirs à la francaise, Seuls contre tous.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film

En mars 2005 sort sur les écrans français une coproduction franco-belgo-hispanique, signée par un cinéaste d’origine grecque naturalisé français et habitué aux productions internationales : Costa-Gavras (72 ans). Intitulé le Couperet, ce seizième long métrage du réalisateur de Z arrive, dans sa filmographie, après Mad City, avec John Travolta et Dustin Hoffman, et Amen, avec Mathieu Kassovitz. Il s’agit de l’adaptation d’un roman, sorti huit ans plus tôt, œuvre de Donald Westlake, prolifique et éclectique auteur américain, souvent adapté au cinéma, avec des films aussi différents que Made in USA, de Jean-Luc Godard en 1966, ou le Jumeau, d’Yves Robert en 1984. Il faut dire que, sous une quinzaine de pseudonymes, le romancier, disparu en 2008, s’était toujours amusé à brouiller les pistes, entre romans noirs et polars humoristiques, sans oublier le fantastique et la science-fiction. Il fut, également, l’auteur de plusieurs scénarios, dont celui des Arnaqueurs, le film de Stephen Frears, adapté du roman de Jim Thompson.

Abandonnant régulièrement les comédies populaires qui, depuis 1997 et la Vérité si je mens, ont fait son succès – genre Jet set ou le Boulet –, José Garcia a accepté la proposition de Costa-Gavras, comme il avait, précédemment, accepté celles de Bernie Bonvoisin pour les Grandes bouches, de Philippe Harel pour Extension du domaine de la lutte ou d’Antoine de Caunes – son compère de Nulle part ailleurs sur Canal + – pour les Morsures de l’aube. Afin de pouvoir incarner ce nouveau personnage, très complexe et au destin hors normes, le comédien dit avoir réussi à lui trouver « une vraie raison » d’entreprendre ce qu’il va entreprendre car « être prêt à tuer » et « tuer » ce n’est pas la même chose. « Je me suis rendu compte, raconte-t-il, qu'à partir du moment où quelqu'un décide que son travail est tout pour lui ou que sa famille est tout pour lui, il est capable de faire les choses les plus extrêmes. » Face à José Garcia et à Karin Viard, vous retrouverez, dans le rôle de leurs deux enfants, Geordy Monfils, déjà vu dans la série télévisée les Thibault, avec Jean Yanne, et Christa Theret, la future fille de Sophie Marceau dans LOL. Coproduit par Jean-Pierre et Luc Dardenne, vous ne vous étonnerez pas de retrouver aussi dans le Couperet leur comédien fétiche, Olivier Gourmet, sans oublier Ulrich Tukur, que Costa-Gavars venait de diriger dans Amen, ainsi qu’Olga Grumberg, la fille du dramaturge et coscénariste du film Jean-Claude Grumberg, qui apparaît, lui-même, dans le rôle du témoin interviewé à la télévision. Difficile de rater Yolande Moreau en compréhensive employée de la Poste, ainsi que, plus brièvement, John Landis, inestimable auteur des Blues Brothers et d’Un fauteuil pour deux, en papa barbu, essayant de voir son fils au commissariat. Très amis, John Landis et Costa-Gavras font souvent, l’un et l’autre, d’amicales apparitions dans les films de... l’autre !

Enfin, non plus brièvement mais extrêmement brièvement, vous allez apercevoir l’auteur du roman, Donald Westlake lui-même, c’est lui le monsieur un peu dégarni, en polo bleu turquoise, qui se faufile dans le hall où José Garcia attend pour un entretien d’embauche. Voici donc le Couperet, pour lequel José Garcia fut nommé au César du meilleur acteur.

C’est en anglais et dès sa parution en 1997 que Costa-Gavras découvre le roman de Donald Westlake, The Ax, dont il veut, immédiatement, acquérir les droits. Mais, Hollywood était passé avant lui et souhaitait aussi, bien que pas vraiment convaincu par l’histoire, en faire un film. Déçu, le cinéaste s’intéresse alors à tout autre chose, le rôle de l’église catholique durant la Seconde guerre mondiale et tourne Amen, un film franco-allemand, également coécrit avec Jean-Claude Grumberg, et qui, avant même sa sortie en salle, fera scandale en raison de son affiche associant croix chrétienne et croix gammée. Une fois Amen tourné, il apprend que les producteurs américains ont décidé de jeter l’éponge et que, de ce fait, les droits du Couperet sont, à nouveau, disponibles. Costa-Gavras appelle Westlake qui, ravi, lui cède les droits d’adaptation.

Pourtant, le cinéaste avouera ne pas toujours apprécier les romans de cet auteur qu’il connaît bien, trouvant, en général, que, si ses intrigues commencent bien, les développements sont un peu plus faibles. Le Couperet fait exception à la règle, seule la fin ne plaisait pas à Costa-Gavras. Dans le roman, le héros Burke Devore, rebaptisé Bruno Davert à l’écran, retrouve un bon emploi, comme dans le film mais, dans le film, il y a cette mystérieuse jeune femme, vêtue de noir et de blanc et absente du roman, qui le suit dans le restaurant où, lui-même, il avait suivi sa dernière victime. Comme l’expliquait le cinéaste à la sortie du film, il ne s’agit donc plus de la simple histoire d’un chômeur qui retrouve du travail en éliminant, un à un, ses concurrents, c’est l’histoire d’un homme qui part en guerre pour le bien de sa famille, comme son père, jadis, a pu partir en guerre pour le bien de son pays, et qui se retrouve, un jour, devant un autre guerrier. Dès le début, Costa-Gavras avait pensé à José Garcia, un comédien qui  bénéficie d’une bonne dose de sympathie de la part du public qui pouvait, ainsi, s’identifier à ce personnage, qu’à priori il avait plutôt envie de trouver sympathique. C’est petit à petit que le spectateur est obligé de le lâcher, en quelque sorte, ne supportant plus ses crimes.

Comme vous l’avez sans doute remarqué, de nombreuses affiches publicitaires, sans marque, sont visibles tout au long du film. Elle sont là pour confronter ce chômeur à toutes les tentations de la société dans laquelle il continue de vivre, sans avoir les moyens d’y succomber. « Sa frustration est grande et contribue largement à la perte de son estime », estime Costa-Gavras qui fit appel, pour ces fausses campagnes publicitaires, à un vrai photographe, Oliviero Toscani qui avait marqué les esprits, dans les années 1990, avec plusieurs campagnes d’une célèbre marque de vêtements, italienne et pleine de couleurs.

♪♫ La vie n'a pas de prix ♪♫

Père de famille et cadre supérieur dans une usine à papier, Bruno Davert voit sa vie s'écrouler le jour où il est licencié suite à une délocalisation puis les trois années qui suivent alors qu'il n'a toujours pas retrouvé un travail... Dès lors il va commencer à échafauder ...

Lire la suite
8
Docteur_Jivago

Jose Garcia excelle dans le rôle de cet homme cynique et désabusé qui tue ses concurrents pour retrouver un emploi. Ce film de Costa Gavras trouve la justesse nécessaire pour aborder un problème désormais inquiétant: avec la toute puissance des chantres de la mondialisation, ...

Lire la suite
7
kwyxz

Revu hier soir, plusieurs années après mon premier visionnage (qui m'avait laissé un bon souvenir, déjà), et je confirme : José Garcia est bon quand il est à contre-emploi, quand il s'habille de noirceur, quand il joue la dissimulation, le pervers froid derrière le père ...

Lire la suite
8
Brune Platine
A voir également
Affiche du film PARS VITE ET REVIENS TARD

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film L AFFAIRE SK1

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMEN.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film COMMENT TUER SON BOSS ?

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
FilmoTV vous recommande
Affiche du film COMME DES BETES

à partir de

4.99
 
Affiche du film THE WAVE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DANS L OMBRE DE TEDDY RINER

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS

à partir de

4.99
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA TORTUE ROUGE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés