LE COUPERET

À partir de 2.99 €
Drame - 2005 - Belgique|Espagne|France - 118 MIN - VF - HD - Tous publics

Récemment licencié pour cause de délocalisation, Bruno Davert, ancien cadre supérieur dans une usine de papier, a beaucoup de difficultés pour retrouver un emploi. Sans succès, il multiplie les entretiens d’embauches puis, excédé, il parvient à se procurer les CV de ses rivaux potentiels grâce à une fictive petite annonce. C’est ainsi qu’il va dresser la liste de tous ceux qu’il va devoir éliminer physiquement, avant de pouvoir décrocher le fameux emploi.

Réalisé par

6.8 / 10
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Les avis surSens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

En mars 2005 sort sur les écrans français une coproduction franco-belgo-hispanique, signée par un cinéaste d’origine grecque naturalisé français et habitué aux productions internationales : Costa-Gavras (72 ans). Intitulé le Couperet, ce seizième long métrage du réalisateur de Z arrive, dans sa filmographie, après Mad City, avec John Travolta et Dustin Hoffman, et Amen, avec Mathieu Kassovitz. Il s’agit de l’adaptation d’un roman, sorti huit ans plus tôt, œuvre de Donald Westlake, prolifique et éclectique auteur américain, souvent adapté au cinéma, avec des films aussi différents que Made in USA, de Jean-Luc Godard en 1966, ou le Jumeau, d’Yves Robert en 1984. Il faut dire que, sous une quinzaine de pseudonymes, le romancier, disparu en 2008, s’était toujours amusé à brouiller les pistes, entre romans noirs et polars humoristiques, sans oublier le fantastique et la science-fiction. Il fut, également, l’auteur de plusieurs scénarios, dont celui des Arnaqueurs, le film de Stephen Frears, adapté du roman de Jim Thompson.

Abandonnant régulièrement les comédies populaires qui, depuis 1997 et la Vérité si je mens, ont fait son succès – genre Jet set ou le Boulet –, José Garcia a accepté la proposition de Costa-Gavras, comme il avait, précédemment, accepté celles de Bernie Bonvoisin pour les Grandes bouches, de Philippe Harel pour Extension du domaine de la lutte ou d’Antoine de Caunes – son compère de Nulle part ailleurs sur Canal + – pour les Morsures de l’aube. Afin de pouvoir incarner ce nouveau personnage, très complexe et au destin hors normes, le comédien dit avoir réussi à lui trouver « une vraie raison » d’entreprendre ce qu’il va entreprendre car « être prêt à tuer » et « tuer » ce n’est pas la même chose. « Je me suis rendu compte, raconte-t-il, qu'à partir du moment où quelqu'un décide que son travail est tout pour lui ou que sa famille est tout pour lui, il est capable de faire les choses les plus extrêmes. » Face à José Garcia et à Karin Viard, vous retrouverez, dans le rôle de leurs deux enfants, Geordy Monfils, déjà vu dans la série télévisée les Thibault, avec Jean Yanne, et Christa Theret, la future fille de Sophie Marceau dans LOL. Coproduit par Jean-Pierre et Luc Dardenne, vous ne vous étonnerez pas de retrouver aussi dans le Couperet leur comédien fétiche, Olivier Gourmet, sans oublier Ulrich Tukur, que Costa-Gavars venait de diriger dans Amen, ainsi qu’Olga Grumberg, la fille du dramaturge et coscénariste du film Jean-Claude Grumberg, qui apparaît, lui-même, dans le rôle du témoin interviewé à la télévision. Difficile de rater Yolande Moreau en compréhensive employée de la Poste, ainsi que, plus brièvement, John Landis, inestimable auteur des Blues Brothers et d’Un fauteuil pour deux, en papa barbu, essayant de voir son fils au commissariat. Très amis, John Landis et Costa-Gavras font souvent, l’un et l’autre, d’amicales apparitions dans les films de... l’autre !

Enfin, non plus brièvement mais extrêmement brièvement, vous allez apercevoir l’auteur du roman, Donald Westlake lui-même, c’est lui le monsieur un peu dégarni, en polo bleu turquoise, qui se faufile dans le hall où José Garcia attend pour un entretien d’embauche. Voici donc le Couperet, pour lequel José Garcia fut nommé au César du meilleur acteur.

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