Bande Annonce de LE DEMON DES FEMMESDécouvrez la bande Annonce de LE DEMON DES FEMMES sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2007/fond/2007_w_500.jpg
Robert Aldrich
Ernest BorgnineKim NovakMilton SelzerPeter FinchGabriele TintiJean CarollRossella FalkValentina CorteseJames LanphierLee MeriwetherMichael Murphy

LE DEMON DES FEMMES

130 mn

Note de SensCritique :

7.1 / 10
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Réalisateur : Robert Aldrich.

Casting : Ernest Borgnine, Kim Novak, Milton Selzer, Peter Finch, Gabriele Tinti, Jean Caroll, Rossella Falk, Valentina Cortese, James Lanphier, Lee Meriwether. Michael Murphy

Synopsis : Le cinéaste Lewis Zarkan veut tourner la biographie de sa femme, la comédienne Lylah Clare, morte vingt ans plus tôt. Après plusieurs vaines tentatives, il rencontre Elsa Brinkmann, une jeune actrice timide, ressemblant trait pour trait à sa défunte épouse. Rebaptisée Elsa Campbell, la jeune femme est engagée pour jouer le rôle de la star. Le tournage commence dans une ambiance assez tendue...

Scénario : Edward Deblasio, Hugo Butler, Jean Rouverol, Robert Thom.
Musique : Frank de Vol.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Drame, Flash-backs.

à partir de

7.99
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En 1968, le cinéaste Robert Aldrich a tout juste 50 ans et vient d’obtenir le plus gros succès de sa carrière avec Les Douze salopards, succès, parfois, controversé – film fasciste pour les uns, antimilitariste pour les autres – mais qui lui permet de poursuivre sa carrière, encore plus librement qu’avant, avec un film très différent, le Démon des femmes, qu’il produit et tourne durant l’été et l’automne 1967.

Ni scénario original, ni adaptation d’un roman, le Démon des femmes est le remake d’une dramatique télévisée. Mise en scène par Franklin J. Schaffner – futur réalisateur de la Planète des singes et de Papillon – et interprétée par Tuesday Weld – future proie de Robert de Niro dans Il était une fois en Amérique – cette dramatique, diffusée sur NBC en mai 1963, avait été écrite par Robert Thom, dont le nom apparaîtra également au générique de la Course à la mort de l'an 2000, le film fantastique de Paul Bartel, produit par Roger Corman.

Face au cinéaste tyrannique interprété par Peter Finch, que John Schlesinger venait de diriger dans Loin de la foule déchainée, et du nabab violent et grossier joué par Ernest Borgnine, l’ignoble général des Douze salopards, Kim Novak trouve, ici, son dernier rôle important à Hollywood, celui d’une comédienne un peu timide ressemblant terriblement à une autre comédienne, morte vingt ans plus tôt, et dont l’ex-mari cinéaste souhaite tourner la biographie. Dix ans après son double rôle dans Sueurs froides d’Alfred Hitchcock voici donc Kim Novak, une nouvelle fois obligée de se maquiller, de se coiffer et de s’habiller pour endosser la personnalité d’une morte. Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, si ce n’est que, comme dans Sueurs froides, l’acrophobie, c’est-à-dire la peur des endroits élevés, autrement dit le vertige, joue, aussi, un rôle important.

Ce sont Hugo Butler et sa femme, la scénariste et comédienne Jean Rouverol, qui écrivirent le scénario du Démon des femmes. Ensemble, ils avaient déjà travaillé sur plusieurs scénarios, dont celui de Feuilles d’automne, le huitième film de Robert Aldrich, une commande de la Columbia, qu’il tourna en 1956, avec Joan Crawford dans le rôle d’une vieille fille toute dévouée à son cher papa, découvrant l’amour dans les bras d’un jeune garçon plus jeune qu’elle – Cliff Robertson – qui s’avèrera déjà marié et atteint de divers troubles mentaux.

Blacklistés durant la sombre période du maccarthysme, Hugo Butler et sa femme avaient émigré au Mexique, en compagnie d’un autre célèbre blacklisté, Dalton Trumbo qui les y rejoignit, après avoir purgé dix mois de prison. C’est à Mexico que Butler travailla avec Luis Bunuel sur les Aventures de Robinson Crusoé, le premier film de Bunuel en couleur, et la Jeune fille, l’unique film de Bunuel en anglais. Le Démon des femmes sera le dernier scénario d’Hugo Butler, qui devait mourir d’une attaque cérébrale trois mois après le tournage. Quelques années plus tard, on revit le nom de Jean Rouverol au générique de la Petite maison dans la prairie. Mannequin dès l’âge de treize ans, c’est grâce à son physique que Kim Novak commença à gagner sa vie. Elle devient ainsi Miss Deepfreeze au cours d’une tournée publicitaire pour une marque de réfrigérateurs. C’est en 1954 qu’elle obtient son premier rôle important dans le film noir de Richard Quine, Du plomb pour l’inspecteur. L’année suivante, après plusieurs autres apparitions, elle est l’amie de Frank Sinatra, celle qui va l’aider à abandonner la drogue, dans l’Homme au bras d’or, d’Otto Preminger. Vera Miles enceinte, Hitchcock, très déçu, accepte de la diriger dans Sueurs froides, tout en affirmant – de bonne ou de mauvaise foi – avoir perdu tout intérêt pour le film depuis la défection de celle qu’il voulait et l’arrivée de Kim Novak, dont il ne voulait pas. Le tournage fut assez tendu. « Je crois avoir déçu Hitchcock. Je ne correspondais pas à son image de la blonde idéale » se souvenait Kim Novak en 1997, dans une interview au journal le Monde.

Par la suite, mal inspirée ou mal conseillée, la comédienne refuse le rôle de Holly (repris par Audrey Hepburn) dans Diamants sur canapé de Blake Edwards et celui de Sarah (repris par Piper Laurie) dans l’Arnaqueur de Robert Rossen. Heureusement elle accepte celui de Polly the Pistol dans Embrasse-moi, idiot de Billy Wilder – un autre double rôle ! – qui, avec le Démon des femmes marque la fin de sa grande période. C’est après huit années passées loin des studios qu’on la retrouvera dans le Bison blanc, face à Charles Bronson, dans Gigolo, face à David Bowie et à Marlene Dietrich – dans son dernier rôle – et dans Et le miroir se brisa, l’adaptation d’une énigme d’Agatha Christie. Je n’oublie pas sa participation à la fameuse série télévisée Falcon Crest, dans laquelle elle incarnait la redoutable Kit Marlowe, pseudonyme que Harry Cohn, le patron de la Columbia, avait voulu, en vain, lui imposer à ses débuts !

L'homme qui voulut être Dieu

Kim Novak est un bien joli petit bout. Fesses un peu petites, malheureusement, mais une beauté et un charme incomparables. J'adore Fat Bob. J'ai vu presque tous ses films ; découvrir sa filmographie est un véritable plaisir que peu de réalisateurs ont pu me procurer. L'on ...

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8
Fatpooper

Une oeuvre méconnue d'Aldrich à ne pas négliger.

L'ombre de Sunset boulevard semble plané sur Le Démon des femmes mais à défaut d'un chef-d'oeuvre Robert Aldrich réalise tout de même un excellent film très féroce (surtout pour l'époque) sur l'envers du décor de Hollywood. Une bonne dose de cynisme souffle tout au long ...

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AMCHI
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