LE DIABLE PAR LA QUEUE

À partir de 2.99 €
Parce que le film décida Claude Sautet à faire appel à Yves Montand par la suite
Comédie - 1969 - France|Italie - 90 MIN - VF - Tous publics

Une famille noble vit pauvrement dans un château du dix-septième siècle en ruine. Le vieux bâtiment a été transformé en hôtel, mais son état de  délabrement avancé et le prix excessif des chambres fait fuir les voyageurs. Amélie, la petite fille du baron, obtient l’aide du garagiste du village voisin, qui est amoureux d’elle : il simule alors des pannes  sur les voitures de ses clients de passage pour les obliger à passer la nuit au château. Arrivent trois gangsters en possession du butin de leur récent hold-up. La famille décide de voler leur argent.

Réalisé par

6.5 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Sylvain Angiboust
Sylvain Angiboust
CHRONIQUEUR

Ce n’est pas une seule mais plusieurs fées et non des moindres qui se sont penchées en 1968 sur le berceau du Diable par la queue,  film réalisé par Philippe de Broca ambassadeur hors pair d’une comédie à la française qui penche du côté de Marivaux et jamais de la grosse farce. On doit ainsi le scénario et les dialogues du film à l’alliance du cinéaste avec Daniel Boulanger, écrivain, et acteur à l’occasion chez Truffaut notamment, avec en outre la collaboration d’un troisième larron en la personne de  Claude Sautet lequel n’a pas encore franchi le pas de la réalisation mais  qui fait alors des merveilles du côté de l’écriture pour les images.

C’est donc ensemble qu’ils ont inventé une famille de nobles désargentés transformés en aubergistes qui attire les touristes dans son château délabré du XVIIè siècle avec la complicité du garagiste local. Jusqu’au jour où débarque un séduisant gangster qui, sous le pseudonyme du baron César Maricorne et avec l’aide de ses deux complices, transporte le butin de leur dernier braquage. Mais les châtelains ont vite fait de comprendre qu’il ne faut pas laisser partir de tels clients lesquels après tout ne sont pas mécontents d’avoir trouver un tel refuge…

A l’appui de cette situation loufoque, une distribution en or menée tambour battant par un Yves Montand plus hâbleur que jamais dans le rôle de ce baron de pacotille et secondé par deux exemplaires seconds rôles du cinéma français, Jacques Balutin et Pierre Tornade. Face à eux, la véritable noblesse, même en lambeaux, ne manque ni de charmes ni d’atouts. C’est Madeleine Renaud qui joue le rôle de la maîtresse de maison, entourée de Marthe Keller et de Maria Shell ainsi que de Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort et Claude Piéplu, entre autres. Et c’est Georges Delerue en personne qui a mis en musique cette vie de château-là…

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