Bande Annonce de LE DÎNERDécouvrez la bande Annonce de LE DÎNER sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1188/fond/1188_w_500.jpg
Ettore Scola
Fanny ArdantGiancarlo GianniniMarie GillainStefania SandrelliVittorio GassmanAntonio CataniaDaniela PoggiEros PagniLea GramsdorfNadia CarlomagnoRicardo GarroneRolando RavelliAdalberto Maria MerliAndrea CambiAniello MasciaEleonora DancoFrancesca D'AlojaFrancesco SicilianoGiorgio TirabassiSergio NicolaiValter LupoVittoria Piancastelli

LE DÎNER

104 mn

Note de SensCritique :

6 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Ettore Scola.

Casting : Fanny Ardant, Giancarlo Giannini, Marie Gillain, Stefania Sandrelli, Vittorio Gassman, Antonio Catania, Daniela Poggi, Eros Pagni, Lea Gramsdorf, Nadia Carlomagno, Ricardo Garrone, Rolando Ravelli, Adalberto Maria Merli, Andrea Cambi, Aniello Mascia, Eleonora Danco, Francesca D'Aloja, Francesco Siciliano, Giorgio Tirabassi. Sergio Nicolai

Synopsis : Une trattoria, à Rome. La maîtresse des lieux, Flora, y accueille, comme chaque soir, les clients. Il y a là, solitaire, observateur et volontiers affable, le vieux professeur Pezullo, un habitué. Il y a Lolla, d’abord seule, rejointe par un, puis un autre et encore un autre amoureux. Il y a Di Fonzo, professeur de philosophie, venu avec sa jeune maîtresse, l’une de ses étudiantes, dont les débordements amoureux semblent l’accabler. Il y a une mère coquette et sa fille, deux comédiens, un comptable, un mage, un père et ses deux enfants adultes et une groupe d’adolescents fêtant un anniversaire. Et, côté cuisine, un chef plus que ronchon.

Scénario : Ettore Scola, Furio Scarpelli, Giacomo Scarpelli, Silvia Scola.
Musique : Armando Trovajoli.
Pays : France | Italie
Tags : Comédie, Proposer la botte Tome 1, Politique italienne, Chacun son métier, Portrait de groupe.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film

Ettore Scola aime le théâtre. Il l’a prouvé à de nombreuses reprises. En signant une adaptation du Capitaine Fracasse, hommage aux théâtres de tréteaux du XVII ème siècle. Ou en portant à l’écran, Le Bal, un spectacle du Théâtre du Campagnol, qui fut créé en région parisienne en 1981.

Il aime aussi la règle des trois unités, celles du théâtre classique édictées par Boileau. Pour mémoire : "Qu'en un lieu, en un jour, un seul fait accompli, tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli". Ces règles, il les a faites siennes pour Une journée particulière, en 1977. Il les reprend pour ce Dîner, qu’il réalise en 1998.

C’est dans une trattoria de Rome, le temps d’une soirée, qu’il convie à une quinzaine de tables une quarantaine de personnages, tous représentants, dit-il, de « la moyenne bourgeoisie ». Et, de l’universitaire au comptable, en passant par des comédiens et même un mage, sans oublier la famille de touristes japonais, ils sont tous là ou presque.

Ce dîner, il en a établi le menu avec son vieux complice en écriture, Furio Scarpelli. Deux scénaristes, représentant la jeune génération, ont également été invités à le pimenter : Giacomo Scarpelli, fils de Furio et Silvia Scola, sa propre fille.

Aux tables, il a installé des comédiens qu’il connaît bien. Giancarlo Giannini, qu’il a dirigé dans Drame de la jalousie (1970), Stefania Sandrelli, la figure féminine de Nous nous sommes tant aimés (1974), et Fanny Ardant, qui était dans La Famille tout comme Vittorio Gassman, lequel tournait là son neuvième film avec lui.

Et c’est sous le regard mélancolique de Flora, la belle propriétaire des lieux (Fanny Ardant), et du solitaire professeur Pezullo (Vittorio Gassman), présent chaque soir, que vont se jouer les mille et une petites scènes, drôles, tendres ou cruelles de la comédie humaine.

Oui, il aime le théâtre, Ettore Scola. Jusqu’à citer, dans ses dialogues, le nom de Luca Ronconi, l’un des maîtres de la scène italienne ou plutôt de la scène tout court. Aujourd’hui à la tête du Piccolo teatro de Milan, Luca Ronconi a été, en 1969, l’artisan d’un spectacle d’anthologie, L’Orlando Furioso.

Et le cinéma ? Il l’aime aussi, Scola. Et rendre hommage à de grands cinéastes qu’il admire, il aime aussi. Beaucoup. Dans Nous nous somme tant aimés, on rencontrait Fellini du côté de la fontaine Trevi, en plein tournage de La Dolce vita. On voyait aussi Vittorio De Sica raconter comment il s’y était pris pour obtenir des larmes de l’enfant de son Voleur de bicyclette. Et, dans Le Dîner, c’est De Sica, encore, qui est convoqué. Lorsque, à la toute fin du film, le comptable et le mage enfourchent un balai pour s’envoler, c’est une référence directe aux dernières images de Miracle à Milan. Mais, si, en 1951, dans le film de De Sica, les personnages s’élevaient dans les airs, ceux de Scola restent à terre. Et ce sont les figures d’un jeu vidéo, celui de la game boy du petit Japonais, qui se mettent à virevolter. Un signe des temps que le cinéaste tient à souligner.

Parmi les convives de ce Dîner, on aura noté la présence de deux actrices françaises. Celle de Fanny Ardant n’est pas tout à fait surprenante. Elle a déjà, bien sûr, tourné avec Scola (La Famille, 1987). Mais, auparavant, on l’avait vue dans Desiderio d’Anna Maria Tatò et elle était, depuis, apparue dans des productions de la télévision italienne. En 2008, un autre cinéaste italien, Paolo Sorrentino, faisait appel à elle. Elle était la femme de l’ambassadeur de France dans Il Divo.

L’autre actrice française du Dîner, c’est Marie Gillain. En France, on venait de la voir dans Le Bossu (1997), mais un an plus tôt elle avait été dirigée par les frères Taviani dans Les Affinités électives.

Scola aime donc le théâtre, le cinéma et les actrices françaises. Les restaurants peut-être aussi. L’un des sketches qu’il avait réalisés pour Les Nouveaux monstres, en 1977, s’intitulait L’Auberge. On y assistait à la dispute homérique d’un serveur et d’un cuisinier se jetant à la figure tout ce qui leur tombait sous la main, autrement dit les aliments qui, peu après, seraient joliment installés dans de belles assiettes et auxquels les clients trouveraient un goût tout à fait étrange, mais tout à fait exquis.

C’est du pur Scola ce film, toute une flopée de personnages, ça parle, ça parle et ça parle, tantôt c’est intéressant, tantôt ça l’est moins, mais j’aime les personnages d’Ettore Scola, j’aime les voir discuter entre eux, se disputer, débattre, bref, j’aime ...

Lire la suite
7
Reymisteriod2
A voir également
Affiche du film PARS VITE ET REVIENS TARD

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA CLEF

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film OCEAN S 12

à partir de

1.99
-50%
pour les abonnés
 
En image
FilmoTV vous recommande
Affiche du film COMME DES BETES

à partir de

4.99
 
Affiche du film THE WAVE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DANS L OMBRE DE TEDDY RINER

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS

à partir de

4.99
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA TORTUE ROUGE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés