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Jean-Pierre Melville
Fabienne DaliJean DesaillyJean-Paul BelmondoMonique HennessySerge ReggianiCarl StuderCharles BayardChristian LudeMichel PiccoliPaulette BreilPhilippe NahonRené Lefèvre

LE DOULOS

104 mn

Note de SensCritique :

7.3 / 10
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Réalisateur : Jean-Pierre Melville.

Casting : Fabienne Dali, Jean Desailly, Jean-Paul Belmondo, Monique Hennessy, Serge Reggiani, Carl Studer, Charles Bayard, Christian Lude, Michel Piccoli, Paulette Breil, Philippe Nahon. René Lefèvre

Synopsis : À sa sortie de prison, Maurice Faugel tue un homme et vole des bijoux. Il est aidé dans sa fuite par son ami Silien, qui a la réputation d’être un « doulos », un indicateur de la police. Maurice craint que Silien le trahisse.

Scénario : Jean-Pierre Melville.
Musique : Paul Misraki.

Film pas encore disponible

Le « doulos », en argot c’est un chapeau, mais c’est également un indic. Et Le Doulos, c’est le titre du film que Jean Pierre Melville réalisa en 1962 et dont il avait écrit le scénario d’après le roman homonyme de Pierre Lesou. Au générique, vous verrez également les noms des deux prestigieux producteurs, le Français Georges de Beauregard et l’Italien Carlo Ponti, tandis que l’assistant réalisateur de Melville n’est autre que le futur cinéaste allemand Volker Schloendorff et qu’un certain Bertrand Tavernier s’est occupé de la communication du film.

Côté acteurs, la distribution n’est pas en reste. Dans les rôles principaux mais sur lesquels on ne vous dévoilera rien, on retrouve Serge Reggiani, alias Maurice et Jean Paul Belmondo, alias Silien, mais également Jean Desailly qui incarne le commissaire Clain et puis Michel Piccoli, René Lefèvre et Marcel Cuvelier, entre autres.

Le roman se déroule à Montmartre, mais Melville a choisi de ne pas reprendre cette localisation spécifique. Le Doulos est un film urbain, à la manière des polars américains, et peu importe le nom du quartier ou de la ville. Ce qui importe ici ce n’est pas le lieu de la tragédie, mais la tragédie elle-même. « Il faut choisir : mourir… ou mentir ? », comme le dit la citation tronquée de Céline placée en exergue de ce film crépusculaire que vous allez maintenant découvrir.

Le Doulos, c’est peut-être le premier vrai polar melvillien.  Venant dans sa filmographie après Bob le flambeur en 1956 et Deux hommes dans Manhattan en 1959, le film affiche pleinement sa singularité. Notamment parce que Melville utilise Belmondo en le faisant jouer à l’Américaine, c’est à dire un ton en dessous de son registre habituel. Il fait en quelque sorte faire un pas de côté à son pur-sang, empêchant et prévenant tout cabotinage. C’est un jeu presque minéral qui annonce celui de Lino Ventura dans un film suivant, Le Deuxième souffle.

L’autre caractéristique du film, c’est sa fidélité sans faille au roman dont il est adapté, même si Melville a souvent nié cette évidence. Montmartre excepté, chaque chapitre, chaque situation, chaque paragraphe pourrait- on dire est repris dans le film. Une exception non négligeable cependant. Dans le roman, on parle l’argot à chaque ligne ou presque. Melville refuse ce folklore et traduit systématiquement l’argot alors en usage. Le « J’ai affaire à deux fourgues, un pour les diams, l’autre pour la jonquaille » du roman devient dans le film : « J’ai affaire à deux receleurs, un pour les pierres, un pour l’or et la platine. »

Pour autant, le film de Melville existe bien au-delà du roman de Pierre Lesou qui permet au cinéaste d’affirmer sa préférence pour un univers où dominent l’amitié virile et une misogynie sans faille. Le cinéaste met également en place des éléments visuels et cinématographiques qu’on retrouvera dans ses futurs polars. A l’instar de ses flics et de ses voyous dont les chapeaux et les impers se confondent dans la nuit comme au grand jour. Avec Le Doulos, Jean-Pierre Melville entame comme une seconde carrière.

L’écheveau de feu.

Initié dans Bob le Flambeur, le film noir selon Melville met ici en place ses jalons avec plus d’aplomb. La scène d’ouverture en est l’archétype. Plan séquence urbain, elle suit la silhouette de l’imperméable et du feutre d’un individu qui semble l’émanation même ...

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9
Sergent Pepper

"J'aime pas les choses simples."

En ouvrant son oeuvre sur un plan séquence formidable, Melville laisse entrevoir ce que sera le film. Une alternance de scène tantôt bien éclairé, tantôt dans la pénombre. Le tout soutenu par une photographie au poil et une musique fort sympathique. Servi par un scénario ...

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8
Kenshin

A l'ombre de l'arnaque

En adaptant au cinéma le roman du même titre de Pierre Lesou, Melville fait sien tous les codes du film noir à l'américaine pour rendre au genre un hommage vibrant et terriblement soigné. Chaque parcelle de cette bobine à l'écriture redoutable transpire les ambiances poisseuses ...

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8
oso
 
le contexte
  • Egalement interprété par
    Jean-Paul Belmondo
  • Pas si éloigné
    Comme le "doulos", un "cousin" est un informateur, une "balance". Un polar noir, interprété par des acteurs comiques (Timsit et Chabat) à contre-emploi.
  • Egalement realisé par
    Jean-Pierre Melville
  • Dans le même genre
    Réalisateur américain, Jules Dassin a réalisé en France ce classique du film de gangsters, description précise du casse d'une bijouterie parisienne.
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