Le festin nu

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Fantastique / Horreur - 1992 - Canada | Grande-Bretagne - 110 MIN - interdit aux moins de 12 ans

New York, 1953. Bill Lee, intellectuel et drogué, gagne sa vie comme exterminateur de cafards. Il est arrêté par deux policiers qui l’accusent d’avoir détourné sa poudre insecticide pour la consommer comme une drogue. Il consulte le docteur Benway pour décrocher mais celui-ci lui administre une drôle de potion à base d’insecte. De retour chez lui, Bill surprend sa femme sous l’effet de la drogue faisant l’amour à ses meilleurs amis Hank et Martin. Sans le vouloir, il la tue au cours d’un jeu avec un pistolet. Il doit désormais prendre la fuite. C’est ainsi qu’il se retrouve dans l’Interzone, un repaire de marginaux en Afrique du Nord. Là il découvre un nouveau type de machine à écrire.

Réalisé par

7.1 / 10
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2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Quand le Canadien David Cronenberg s’attaque à l’adaptation du livre culte de William Burroughs Le Festin nu, il est un cinéaste reconnu comme un auteur grâce au succès de Faux-semblants (1988), avec Jeremy Irons dans le double rôle de jumeaux gynécologues. Auparavant, Cronenberg avait su s’extraire du tout venant de la production fantastique en prouvant son originalité avec Videodrome, son aptitude au classicisme avec Dead Zone d’après Stephen King et sa capacité à émouvoir avec son remake de La Mouche.

La difficulté qu’il a rencontrée avec l’adaptation du Festin nu était de trouver une ligne directrice dans un ouvrage qui n’en comportait pas, s’éclatant en une multitude de notes et saynètes. Plus fidèle à l’esprit qu’à la lettre du livre, Cronenberg a recentré les délires de Burroughs sur William Lee, l’alter ego fictif du romancier, dont il fait dans le film l’auteur du Festin nu, le livre. Cette mise en abyme est la clé de ces aventures au pays des mirages, le film devenant alors une métaphore sur les affres de la création.

Pour cela, Cronenberg n’a pas hésité à nourrir son film de faits empruntés à la vie de Burroughs, comme la mort de sa propre femme que l’écrivain a tuée accidentellement au cours d’un jeu stupide. Les personnages de Hank et Martin, les amis du héros dans le film renvoient en fait aux écrivains Jack Kerouac et Allen Ginsberg qui ont fondé avec Burroughs le mouvement de la Beat generation. Quant aux époux Frost du film, ils correspondent à l’écrivain Paul Bowles et à sa femme Jane que Burroughs à connu à Tanger, tout comme le jeune amant qui apparaît à l’écran sous les traits de Kiki.

Contexte

David Cronenberg

ROBOCOP

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