Le fils de la mariée

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Parce qu'on ne sait pas bien que le cinéma argentin témoigne aujourd'hui d'une belle vitalité
Drame - 2004 - Argentine - 120 MIN - Tous publics

Rafael Belvedere, divorcé et père d’une petite fille, gère le restaurant familial depuis que son père, Nino, a pris sa retraite. Ce dernier dédie désormais sa vie à sa femme Norma, atteinte de la maladie d’Alzheimer et à laquelle il rend visite quotidiennement dans l’institution où elle est soignée. Un jour, Nino vient annoncer à son fils ébahi qu’il a décidé d’épouser sa bien-aimée à l’église, chose qu’elle souhaitait ardemment et qu’il lui avait toujours refusée. Mais la cérémonie exige que Norma donne son consentement, ce qui semble compromis par le fait qu’elle n’ait plus toute sa tête.

7.1 / 10
1MNavant
2MNaprès
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

L’Argentin Juan José Campanella est l’heureux réalisateur du long métrage Dans ses yeux, couronné de l’Oscar du meilleur film étranger en 2010. Ce qui fait de lui le deuxième réalisateur de son pays, après Luis Puenzo et son Histoire officielle, en 1986, à remporter cette récompense. Le Fils de la mariée, en son temps, a d’ailleurs été nommé dans cette même catégorie, et dans le rôle des vieux parents du personnage principal, on y retrouve Norma Aleandro et Hector Alterio, tous deux présents dans L’Histoire officielle.

Tourné en 2001 et sorti chez nous trois ans plus tard, Le Fils de la mariée est le quatrième long métrage du réalisateur, né le 19 juillet 1959 à Buenos Aires, et émigré aux Etats-Unis à vingt-quatre ans, après des études de cinéma dans son pays natal. Juan José Campanelle a tourné ses deux premiers films en anglais, et a, par ailleurs, signé de nombreux épisodes de séries américaines comme New York unité spéciale ou Dr House. L’histoire du Fils de la mariée est celle de Rafael, quadragénaire arrivé à un tournant de sa vie. Divorcé et père d’une petite fille qu’il voit peu, il a pour compagne une femme plus jeune que lui et passe toutes ses journées à se battre pour faire tourner «Le Belvédère», le restaurant familial légué par son père. La tentation de le revendre à une chaîne américaine commence à se faire de plus en plus forte. Parallèlement, son géniteur lui annonce son désir de ré-épouser, mais à l’église cette fois, sa femme bien-aimée, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Il faudra un événement dramatique déclencheur pour que Rafael comprenne à la fois le rapport amoureux exceptionnel de ses parents et ce qu’il souhaite lui-même privilégier de sa propre existence...

Juan José Campanella dirige ici son acteur fétiche Ricardo Darin, immense comédien argentin. Né en 1957 dans le sérail, Ricardo Darin est monté très tôt sur les planches, en compagnie de ses parents, Ricardo Darin senior et Renée Roxana. Après de nombreux rôles à la télévision, il est propulsé sur le grand écran à la fin des années 1990, à la faveur du renouveau notable du cinéma argentin. Sorti en 2000 en Argentine, Les Neuf Reines de Fabian Bielinsky connaît ensuite une diffusion internationale et imprime définitivement dans la mémoire des spectateurs son allure changeante, ses yeux rieurs dans un visage de caractère, en apparence sombre. Depuis, on a revu Ricardo Darin chez Bielinsky dans El Aura, chez Lucia Puenzo dans XXY, chez Pablo Trapero dans Carancho, et, bien sûr, chez Juan José Campanella...

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Contexte

Sorti en Argentine en 2001, la même année que Le Fils de la mariée, avec un succès plus mitigé cependant.

Juan José Campanella

une famille dont les relations amoureuses impriment toute la vie, des parents comme des enfants.

LES NEUF REINES DE FABIAN BIELINSKY (2000)

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