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László Nemes
Géza RöhrigJerzy WalczakLevente MolnárSándor ZsótérUrs RechnAmitai KedarAttila FritzChristian HartingKamil DobrowolskiMarcin CzarnikTodd CharmontUwe LauerMárton Ágh

LE FILS DE SAUL

102 mn

Note de SensCritique :

7.1 / 10
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Réalisateur : László Nemes.

Casting : Géza Röhrig, Jerzy Walczak, Levente Molnár, Sándor Zsótér, Urs Rechn, Amitai Kedar, Attila Fritz, Christian Harting, Kamil Dobrowolski, Marcin Czarnik, Todd Charmont, Uwe Lauer. Márton Ágh

Synopsis : En octobre 1944, dans le camp d'Auschwitz-Birkenau, Saul Ausländer est membre du Sonderkommando : c'est un prisonnier juif chargé d'assister les nazis dans leur tâche, avant d'être éliminé lui-même. Alors qu'il nettoie une chambre à gaz, il remarque le corps d'un garçon, parmi les victimes...

Scénario : Clara Royer, László Nemes.
Musique : László Melis.
Pays : Hongrie
Tags : Drame, SensCritique - Best of films de 2015, Seconde Guerre Mondiale.

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Depuis la fameuse sortie de Jacques Rivette sur le travelling de Kapo, certaines scènes de La liste de Schindler ou le mélange des genres de La vie est belle, on sait bien que dès qu'il est question de représentation du génocide juif par les nazis au cinéma, on marche sur des œufs. Laszlo Nemes relève le défi en plaçant le débat au centre même du Fils de Saul

Tout ou presque dans ce premier film est lié à une notion de point de vue, d’immersion aux côtés d’un Sonderkommando que la caméra ne quittera pas. Ce qui est hors de sa vue le sera aussi pour le spectateur. Le fils de Saul pose physiquement et intellectuellement l’humain comme centre de gravité d’un chaos.

Un choix audacieux, mais finalement peut-être le seul pour incarner la folie des camps de concentration. Et plus encore pour honorer un fondamental devoir de mémoire, en alliant leçon d’’histoire à une mise en scène des plus contemporaines. Certains ont parlé, à propos de ce film d’une grammaire visuelle proche de celle du jeu vidéo, pourquoi pas si elle permet d’avertir un public qui n’a pas connu une tragédie que l’on ne doit pas oublier.

Evidemment, la Shoah est une chose qu’on ne peut pas manier à la légère, encore moins au cinéma. Laszlo Nemes a d’ailleurs mis en place une sorte de charte avec son équipe technique avant même de tourner la moindre image du Fils de Saul, posant des règles à ne pas transgresser : interdiction de succomber à la tentation esthétique de faire beau ou de rendre le film formellement séduisant. Pas question non plus de se rapprocher des codes du cinéma de genre, et bien sur le principe-clé : le spectateur devra rester dans le périmètre de vision ou d’audition du personnage principal.

La conception du Fils de Saul aura été favorisée par les travaux précédents de Nemes : huit ans auparavant, le réalisateur avait en quelque sorte testé son saisissant dispositif formel avec Turelem, un court métrage qui réduisait son point de vue physique à celui d’une femme, ne voyant pas plus loin que la routine de son quotidien, jusqu’à faire face à un groupe de prisonniers juifs entourés d’officiers SS. Le fils de Saul étant né dans la tête de Nemes après la lecture d’une collection de témoignages sur Auschwitz et sa découverte d’une série de photos prises par des Sonderkommandos à Birkenau, quasi unique trace formelle du processus d’extermination des juifs dans ce camp. Certaines seront d’ailleurs recréés dans le film, dont le tournage se fit sous la supervision d’historiens pour veiller à une véracité.

Et si le travail sur l’image, du format à son espace réduit ou le travail sur le flou est un des chocs immédiats du Fils du Saul, l’autre force du film, est moins visible : le design sonore tout aussi prépondérant dans ce cas a nécessité cinq mois de travail, entre l’enregistrement des nombreuses voix, parlées dans huit langues différentes et l’assemblage des différentes textures afin d’arriver à cette invasion permanente de sons voulue par Nemes comme un contrepoint au champ visuel restreints. Et si le film a nourri des débats parfois féroces sur la légitimité à aborder ainsi la Shoah, il a été adoubé par Dario Gabbai, le dernier survivant connu des Sonderkommando, qui était encore vivant à la sortie du film en 2015.

Kaddish pour l'enfant...

Dès son ouverture, « Le Fils de Saul » attrape son spectateur pour ne plus le lâcher. Ancien assistant de Belà Tarr, László Nemes orchestre ici un premier film dont le passage au Festival de Cannes n’aura pas manqué de séduire le jury présidé par les Frères Coen, ...

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Vision d'horreur

"Le Fils de Saul", film réalisé par László Nemes et sorti en 2015, énonce l'histoire de Saul Auslander, juif et prisonnier dans un camp d'extermination nazi. Saul fait parti du Sonderkommando, un groupe de juifs, contraints de seconder les nazis dans leur plan d'extermination. ...

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Lucie Briand

Champ d'extermination

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