Le gaucher
À partir de 2.99 €
Parce que Paul Newman, 33 ans y est bien plus âgé que Billy le Kid, 21 ans quand il est abattu par Pat Garrett.
Guerre / Western - 1958 - Etats-Unis - 102 MIN - VF - Tous publics
William Bonney s’est fait engager comme cow-boy chez Tunstall, un éleveur anglais qui a beaucoup d’ennemis dans la région. Tunstall succombe d’ailleurs dans une embuscade. William Bonney décide de le venger en tuant deux de ses assassins. Pourchassé à son tour, Bonney parvient à prendre la fuite, alors que tout le monde le croit mort. Il se retrouve bientôt mêlé à la mort d’un autre assassin de Tunstall. Il n’a pas d’autres choix que fuir. Sa tête est mise à prix. Mais il n’en a pas fini avec ses règlements de compte.

Réalisé par

7 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer

Philippe Rouyer

CHRONIQUEUR

En 1958, Le Gaucher est le premier long métrage réalisé pour le cinéma par Arthur Penn. Mais ce dernier n’était pas vraiment un débutant puisqu’il avait déjà mis en scène plus de deux cent émissions pour la télévision, dont de multiples adaptations de pièces de théâtre, son autre passion. A l’origine du Gaucher, il y a d’ailleurs une pièce de théâtre de Gore Vidal que Penn va adapter très librement avec son scénariste Leslie Stevens, futur auteur de cette curiosité cinématographique qu’est Incubus, l’unique film parlé en espéranto.
Le Gaucher, c’est William Bonney devenu une légende dans l’Ouest sous le surnom de Billy The Kid. Il semble aujourd’hui prouvé qu’il n’était pas gaucher, mais on l’a longtemps cru à cause de l’unique photo de lui qui le présentait, suite à une inversion au tirage, avec son arme dans la main gauche.
Au départ, le rôle principal avait été prévu pour James Dean. Mais sa disparition prématurée a contraint les auteurs à changer leur fusil d’épaule. Et comme pour Marqué par la haine en 1956, c’est Paul Newman qui l’a remplacé. A l’instar de James Dean et de Marlon Brando, Paul Newman appartient à cette génération d’acteurs issus de l’Actors Studio, formés par Lee Strasberg.
La modestie du budget a contrait Arthur Penn a tourné dans des décors existants. C’est ainsi que le village mexicain existait déjà sur les terrains de la Warner. Il avait été utilisé en 1939 pour le film de William Dieterle, Juarez, et avait entre-temps subi les outrages du temps. Ce qui plaisait à Arthur Penn car ce côté usé se voit à l’écran et le spectateur a bien l’impression de lieux où des gens ont vécu et non de décors construits pour les besoins d’un film.

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