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George A Romero
Anthony DileoJoseph PilatoLori CardilleRichard LibertyTerry AlexanderGary Howard KlarJarlath ConroySherman Howard

LE JOUR DES MORTS VIVANTS

97 mn

Note de SensCritique :

7 / 10
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Réalisateur : George A Romero.

Casting : Anthony Dileo, Joseph Pilato, Lori Cardille, Richard Liberty, Terry Alexander, Gary Howard Klar, Jarlath Conroy. Sherman Howard

Synopsis : Un petit groupe d’êtres humains, ayant échappé à une invasion de morts vivants, réussit à se réfugier dans les sous-sols d’un camp militaire fortifié. Le groupe, placé sous les ordres du violent capitaine Rhodes, compte aussi des scientifiques placés sous la responsabilité d’une jeune femme, Sarah, qui ne va pas tarder à s’opposer au très raciste et très sexiste capitaine...

Scénario : George A Romero.
Musique : John Harrison.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Fantastique / Horreur, SensCritique - Best of films de zombies, SensCritique - best of films post-apocalypse, SensCritique - Best of films d'horreur, Sélection Mad Movies – Spécial Zombies, Catastrophe épidémiologique, Survie.

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George A. Romero – A, pour Andrew – est né à New York, en 1940. A la fin des années 1960, après avoir réalisé des courts métrages et des films publicitaires, il réunit une bande de copains et fonde, avec eux, une petite structure qui va lui permettre de produire un premier long métrage, resté fameux : la Nuit des morts vivants. Modestie du budget oblige, le film sera tourné dans la banlieue de Pittsburgh, le week-end, et dans les conditions d’un artisanat précaire, en noir & blanc, avec pas mal d’acteurs bénévoles. N’empêche, et même s’il ne s’agit pas des premiers "morts vivants" de l’histoire du cinéma, ce petit film, distribué à partir d’octobre 1968, va marquer les esprits, eu égard, bien sûr, à l’horreur qui se dégageait de cette bande de zombies attaquant et contaminant les occupants d’une petite maison isolée mais aussi, en raison du regard, très critique, que le réalisateur portait sur la société américaine de cette fin des années 1960. Sa dénonciation du racisme, tout particulièrement, fit beaucoup pour la notoriété du film, évidemment estampillé "films d’horreur" mais, souvent considéré comme un film politique.

Après ce coup d’essai en forme de coup de maître, Romero va devoir attendre quatre ans pour revenir au cinéma et, après la production et la réalisation de quatre films très différents, retrouver ses chers morts vivants, d’abord, en 1978, avec Zombie puis, en 1985, avec le Jour des morts vivants, dont il écrit, lui-même, le scénario, l’histoire d’un groupe de militaires et de scientifiques tentant de survivre, face à une bande d’insatiables zombies. Non contents d’être obligés de faire face au danger, les deux communautés s’opposent violemment, incapables de s’entr'aider dans l’adversité.

A la tête du groupe des militaires, vous allez découvrir le terrible capitaine Rhodes, incarné par Joseph Palito, que l’on entrapercevra, en 1994, au bar de la boîte très fifties dans laquelle Uma Thurman et John Travolta viennent dîner puis danser, dans Pulp fiction.
A la tête du groupe des scientifiques, vous allez faire la connaissance de la belle Lori Cardille qui, après quelques rares apparitions à la télévision faisait, ici, ses débuts au cinéma. On notera que, 17 ans plus tôt, en 1968, son journaliste de père, Bill Cardille, apparaissait, dans son propre rôle, dans la Nuit des morts vivants.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, c’est bien George A. Romero, le réalisateur du film que vous venez de voir, qui, avec la Nuit des morts vivants, en 1968, renouvela le film de zombies, sous-genre tenant à la fois du fantastique et de l’horreur, régulièrement exploité par Hollywood. Mais, contrairement aux effrayantes créatures cannibales de Romero, allant toujours en bande, boulottant et contaminant leurs victimes, les premiers zombies de l’écran sont, le plus souvent, les paisibles victimes de rites vaudous haïtiens ou de scientifiques plus ou moins bien attentionnés. Par exemple, dans White Zombie, sorti en 1932 et, généralement, considéré comme le premier film de zombies, un maître vaudou, alias Bela Lugosi, doit transformer, momentanément, en "morte vivante" une pure jeune fille se refusant à un riche propriétaire, très amoureux. Il y aura aussi le Mort qui marche, de Michael Curtiz, en 1936, où un innocent condamné à la chaise électrique, Boris Karloff soi-même, sera ramené à la vie par un gentil docteur pour qu’il puisse faire la preuve de son innocence. Enfin, en 1966, juste avant la Nuit des morts vivants, la britannique Hammer produisait l'Invasion des morts vivants, dans lequel un châtelain tuait et récupérait le cadavre de pauvres villageois qu’il transformait en zombies, grâce aux (toujours très efficaces) rites vaudous, pour en faire de dociles esclaves travaillant sans relâche, au fond de sa mine d’étain.

Mais, revenons aux temps modernes avec ce Jour des morts vivants qui, sorti aux Etats-Unis en juillet 1985, ne fut distribué en France que dix-huit mois plus tard, devant un public clairsemé et des critiques très critiques. Il faudra attendre 2001 et la rétrospective que lui consacrera la cinémathèque française, pour que le tout-Paris-cinéphile-et-bien-pensant reconnaisse en George A. Romero un authentique auteur, rebelle et visionnaire, dénonçant, avec ses p’tites histoires de zombies, une Amérique incapable de s’adapter au monde d’aujourd’hui, préférant se replier sur elle-même et sur ces vieilles valeurs réactionnaires et identitaires, symbolisées, dans sa trilogie des morts vivants, par l’incapacité des humains à s’entendre et à s’organiser.

De plus en plus pessimiste, on notera que contrairement à la Nuit des morts vivants et à Zombie, les deux précédents opus, il n’est plus question, dans le Jour des morts vivants, d’éradiquer le danger mais bien de faire avec. Pour la première fois, aussi, ces êtres monstrueux laissent poindre un fond d’humanité, particulièrement mis en évidence par Bub, l’espèce de cobaye étudié par le scientifique surnommé Frankenstein et qui, justement, n’est pas sans évoquer Boris Karloff dans le rôle de la fameuse créature, effrayante, certes, mais, aussi, très touchante. Une part de sa défunte humanité apparaît, malgré son statut d’horrible mort-vivant. Il est sensible à la musique, et même, grande première pour un zombie romérien : il parle ! Pour la petite histoire, le personnage de Bub ne prenait pas autant de place dans le scénario original, c’est pendant le tournage, découvrant les talents du comédien Sherman Howard, que Romero étoffa son rôle.

Enfin, à propos des effets spéciaux, l’éclectique Tom Savini, chef maquilleur, mais aussi acteur et futur réalisateur d’une nouvelle version de la Nuit des morts vivants, en 1990, poussa la conscience professionnelle jusqu’à pousser la porte d’une morgue afin d’y étudier quelle apparence pouvaient bien avoir ses hôtes, selon la durée de leur séjour. Il utilisa, pour certaines scènes, du sang et des entrailles de porcs et créa, en tout, plus de neuf cents zombies, tous uniques, figés qu’ils sont dans leur ultime expression. De ce point de vue, le Jour des morts vivants, est sans doute le film le plus réaliste de la trilogie, en tout cas, celui que préfère son auteur.

Hello is anyone there ?

Day of the Dead est sans doute le mal aimé de la trilogie des Zombies de Romero, constituée de Night of the living dead (la nuit des morts vivant) et Dawn of the dead (Zombies). J'avoue moi même être retombé dans le piège et j'ai longtemps évité de ressortir celui là "pour ...

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Un agrégé chez les zombies

Avec le troisième volet de sa trilogie, Romero ajoute encore une nouvelle dimension au genre (qu'il a de fait lui-même créé), il ancre l'horreur et le gore dans la métaphysique - homme/femme, groupe/individu, militaire/civil, savant/zombie, savant/militaire ... la vie et la ...

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Ils ont bien changé depuis

Inutile de résister, quand je commence à regarder "La nuit des morts-vivants", "Zombie" et même "Le jour des morts-vivants" (je dis même parce qu'il est tout de même réputé pour être le dernier rejeton plus faible de sa trilogie), je vais jusqu'au bout avec entrain à chaque ...

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drélium
 
le contexte
  • Egalement interprété par
  • Pas si éloigné
    Retranchés dans un monastère, des Américains se battent contre des Mexicains. Comme chez Romero, l’ennemi commun n’aplanit pas leurs différences.
  • Egalement realisé par
    George A Romero
  • Dans le même genre
    Remake du film de Romero, par Steve Miner, auquel on devait déjà Halloween, 20 ans après, il revient (1998), énième suite du Halloween (1978) de John Carpenter.
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