LE MARQUIS
À partir de 2.99 €
Parce que pour son 5ème film, Dominique Farruggia plaçait ses pas dans ceux de Francis Veber
Comédie - 2011 - France - 88 MIN - VF - Tous publics

Thomas Gardesse est spécialiste en serrures. Mis à pied, il ne voit pas d’autre solution pour vivre que de voler ses anciens clients. Il est mis en prison. Pour se faire respecter il dit être le Marquis, le roi de la cambriole. Il n’en faut pas plus à une bande de malfrats de haut niveau pour le faire évader. Car ils sont besoin de lui pour le braquage d’un convoi blindé aux Philippines. Thomas n’ose pas révéler la supercherie, sauf à Quentin Tasseau, qui est lui-même en délicatesse avec le patron, le terrible Monsieur Jo, puisqu’il est l’amant de sa femme… Les deux hommes vont donc devoir se serrer les coudes…

Réalisé par

3.8 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Yves Alion

Yves Alion

CHRONIQUEUR

Pas plus que Le Baron de l’écluse ou Les Princes, le Marquis ne parle de l’aristocratie sous l’ancien régime. Car le "marquis" dont il est question est un cambrioleur de renom, un monte-en-l’air de légende. Or les circonstances font qu’un gang de dangereux braqueurs embauche un quidam qui a eu le tort de prétendre être le fameux marquis.

Et c’est parti pour une heure et demie de comédie policière. Une heure et demie de fantaisie signée Dominique Farrugia. Autant dire qu’il est hors de question de se prendre au sérieux.

Farrugia, qui n’avait pas prévu d’en être le réalisateur, s’est manifestement pris au jeu. Son idée était de mettre en chantier une comédie à la Veber, Dubosc et Berry remplaçant les Depardieu et Richard d’antan.

Dans le rôle du faux naïf qui provoque des catastrophes, il est certain que Dubosc, qui avait déjà été dirigé par Farrugia dans Trafic d’influences, est un François Pignon (le nom commun à tous les naïfs des films de Veber) crédible. D’autant plus crédible que le film ne se prive pas de faire appel à un peu d’émotion. Comme le fit Dominique Farrugia, « Ce qui me touche dans la comédie c’est le supplément d’âme humaine, la fêlure, la fragilité ».
Après avoir obtenu un accord de Frank Dubosc, Dominique Farrugia lui a adjoint un Richard Berry qui pour ne pas être dans son registre habituel s’en tire fort bien.  

Le film a été tourné aux Philippines, qui ne sont pas une destination très courue par le cinéma, même si le pays a permis à Coppola d’y tourner son grandiose Apocalypse now.

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