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Marcel Bluwal
Lea MassariMaurice BiraudRobert DalbanRobert HosseinEtienne BierryGeorges GéretJeanne PérezMaurice GarrelPascale BrouillardAndré BadinDominique ZardiGérard BuhrHenri AttalMag-Avril

LE MONTE-CHARGE

83 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : Marcel Bluwal.

Casting : Lea Massari, Maurice Biraud, Robert Dalban, Robert Hossein, Etienne Bierry, Georges Géret, Jeanne Pérez, Maurice Garrel, Pascale Brouillard, André Badin, Dominique Zardi, Gérard Buhr, Henri Attal. Mag-Avril

Synopsis : Une nuit de Noël, en banlieue parisienne. Albert Herbin, qui vient de sortir de prison, fait la connaissance de la belle Marthe Dravet et de sa très sage petite fille. En sortant du restaurant où ils se sont rencontrés et après les avoir suivis au cinéma, il les raccompagne chez elles où, bientôt, il découvrira le cadavre de son mari. La nuit va être longue...

Scénario : Frédéric Dard, Marcel Bluwal.
Musique : Georges Delerue.
Pays : France
Tags : Policier / Suspense, de moins de 90 minutes.

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Au début des années 1960, alors qu’il achève la Vérité avec Brigitte Bardot, Henri-Georges Clouzot rencontre Frédéric Dard auquel il réclame le scénario d’un film noir, dans lequel il y aurait, à nouveau, un rôle pour BB. Le romancier se met au travail mais le cinéaste, lui, oublie sa demande et passe à autre chose.

C’est ainsi que le Monte-charge – sous forme de roman – paraîtra aux Editions Fleuve noir, début 1961. Réalisateur à la RTF (Télévision) depuis une dizaine d’années, Marcel Bluwal, bien décidé à passer du petit au grand écran, va le lire et l’adapter (avec son auteur) pour en faire un film de cinéma.

Comme le roman, le scénario commence un soir de Noël. Alors qu’il vient de sortir de prison, Robert (Robert Hossein) fait la connaissance de Marthe (Lea Massari) et de sa fillette, dans un restaurant d’Asnières-sur-Seine, ville de la banlieue parisienne où il est interdit de séjour.
Il les suit au cinéma et les raccompagne chez elles.
C’est là que la romance prend fin, lorsque Robert se retrouve nez à nez avec le cadavre du mari !
Sur une musique de Georges Delerue, vous reconnaîtrez, outre le couple vedette : Maurice Biraud, en brave concessionnaire automobile, Robert Dalban en inspecteur de police retors, mais aussi, et plus brièvement, Maurice Garrel, en sergent de ville père de famille, et Georges Géret, en client de bistrot aussi aviné que vindicatif.

C’est grâce au producteur Alain Poiré, patron de la Société Nouvelle des Etablissements Gaumont, que Marcel Bluwal fit ses débuts au cinéma.
C’est lui, en effet, qui attira son attention sur le roman de Frédéric Dard. En ce début des années 1960, quelques grands noms de la RTF étaient déjà passés du petit au grand écran, tels Jean Kerchbron, avec Vacances en enfer en mai 1961 ; Pierre Tchernia, avec le scénario de la Belle Américaine en septembre de la même année ; ou Stellio Lorenzi, avec Climats en avril 1962.

Très ami avec François Truffaut, Bluwal déjeuna avec lui au Fouquet’s pour lui annoncer la bonne nouvelle.
Mais le jeune réalisateur des Quatre cents coups ne l’entendit pas de cette oreille.
Pour lui, et pour toute la bande des Cahiers du Cinéma, la Gaumont représentait « le cinéma de papa », le mal absolu.
Il l’avertit que la firme à la marguerite allait le bouffer tout cru et que, de plus, s’il persistait dans son erreur, il ne serait soutenu ni par les Cahiers, ni par aucun des membres de la Nouvelle Vague.

De fait, dans le numéro de juillet 1962, un anonyme chroniqueur de la célèbre revue écrivit : « Dirigé par un petit garçon prétentieux, ce Monte-charge véhicule avec solennité les effets les plus gros, les plus faciles, les plus démodés. » Et toc ! Dans le même genre, Claude Cobast – lui-même homme de télévision –, affirma dans la Revue du cinéma : « Frédéric Dard et Marcel Bluwal ont en vain conjugué leurs talents pour hisser ce monte-charge à un niveau qui ne dépasse guère l’entresol. » Et re-toc !
En six semaines d’exclusivité, dans deux salles parisiennes, le Monte-charge enregistra, pourtant, près d’un million d’entrées. Et retrouvera une nouvelle vie, davantage couronnée de succès, lors de sa projection au festival Lumière 2015 à Lyon.

Si la comédienne italienne Léa Massari – déjà vue dans l’Avventura d’Antonioni et dans le Colosse de Rhodes de Sergio Leone – entame, avec ce film, sa carrière française, Robert Hossein, en revanche, a déjà, à cette époque, une belle carrière cinématographique derrière lui, autant comme acteur que comme réalisateur.
De plus, il connaît bien l’univers de Frédéric Dard pour avoir, dès le début de sa carrière de cinéaste, porté à l’écran certaines de ses œuvres : les Salauds vont en enfer (en 1955), Toi... le venin (en 1958) ou les Scélérats (en 1960).
Pendant le tournage du Monte-charge, qui eut lieu entre la fin novembre 1961 à la mi-janvier 1962, Robert Hossein fut, en permanence, accompagné d’un garde du corps.
A cette époque, en effet, il était le compagnon (et futur mari) de la très jeune Caroline Eliachef, fille de Françoise Giroud, sur qui (et sur sa famille et son entourage) l’OAS faisait peser de lourdes menaces.
Son appartement sera d’ailleurs plastiqué six semaines avant la sortie du film !

le contexte
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