LE PETIT CRIMINEL

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Parce que Doillon est unique pour parler d’enfants et d’adolescents (dans un film qui a quand même reçu le prix Delluc)
Drame - 1990 - France - 100 MIN - VF - Tous publics

Adolescent en souffrance, Marc vit à Sète avec sa mère, dépressive et alcoolique, il fréquente peu l’école et a commis de menus larcins qui l’ont amené à se faire connaître des services de police. Un coup de fil lui apprend l’existence d’une sœur aînée. Elle vit à Montpellier avec leur père, il veut la rencontrer. Avec un pistolet appartenant au compagnon de sa mère...

Réalisé par

6.4 / 10
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Les avis surSens Critique
Colette Milon
Colette Milon
CHRONIQUEUR

Cinéaste de la fracture intime, Jacques Doillon s’est concentré sur deux thèmes : la relation amoureuse et l’enfance ou l’adolescence, l’un se fondant, éventuellement, dans l’autre. Le Petit criminel, réalisé en 1990, entre deux drames sentimentaux, La vengeance d’une femme et Amoureuse, est de la deuxième veine. S’il a écrit beaucoup de ses films avec Jean-François Goyet, Doillon travaille seul à ce Petit criminel, histoire d’une journée de cavale d’un frère, d’une sœur et d’un flic, entre Sète et Montpellier.

Il ancre son personnage dans un contexte social, celui des banlieues et de la cité qu’il traitera plus frontalement, neuf ans plus tard, dans Petits frères. Mais ce qui l’intéresse, c’est la façon dont son petit criminel, en perte de repères et en quête de famille, tente de trouver son identité dans un monde qu’il ne comprend pas et qui ne le comprend pas. Il est fragile et obéit à ses impulsions, ce Marc qui braque maladroitement la caisse d’une parfumerie et s’en va en disant au-revoir et merci. Ce qui l’intéresse aussi, c’est l’improbable cellule familiale qui se crée en cette journée unique entre Marc, Nathalie, sa sœur aînée dont il ne connaissait pas, jusqu’alors, l’existence et Gérard, le jeune flic embarqué dans l’aventure.

Marc, le petit criminel, c’est Gérald Thomassin, 17 ans à l’époque et complet débutant, qui, pour son interprétation, reçut le César de l’espoir masculin. Le film, lui, obtint le prix Louis-Delluc (ex-aequo avec Le Mari de la coiffeuse, de Patrice Leconte).

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