Bande Annonce de LE PLAISIRDécouvrez la bande Annonce de LE PLAISIR sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3763/fond/3763_w_500.jpg
Max Ophuls
Claude DauphinDaniel GélinDanielle DarrieuxGaby MorlayJean GabinJean GallandJean ServaisMadeleine RenaudSimone SimonGaby BruyèreGinette LeclercHéléna MansonMila ParélyPaul AzaïsPierre BrasseurAmédéeAntoine BalpêtréArthur DevèreHenri CrémieuxLouis SeignerMarcel PérèsMathilde CasadesusPaulette DubostRené Blancard

LE PLAISIR

93 mn

Note de SensCritique :

7.8 / 10
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Réalisateur : Max Ophuls.

Casting : Claude Dauphin, Daniel Gélin, Danielle Darrieux, Gaby Morlay, Jean Gabin, Jean Galland, Jean Servais, Madeleine Renaud, Simone Simon, Gaby Bruyère, Ginette Leclerc, Héléna Manson, Mila Parély, Paul Azaïs, Pierre Brasseur, Amédée, Antoine Balpêtré, Arthur Devère, Henri Crémieux. Louis Seigner

Synopsis : Un narrateur, en voix off, invite le spectateur à une réflexion sur le plaisir et le bonheur. Sa première histoire est celle d'un danseur masqué, victime d'une attaque cardiaque dans la frénésie d'un bal au Palais de la Danse. La deuxième histoire commence par la découverte par les notables d'une petite ville de la Manche de la fermeture momentanée du bordel de Mme Tellier. Le narrateur s'invite dans le dernier récit dont il est l'un des acteurs, assistant à la dégradation d'un amour qui unit l'un de ses amis, jeune peintre, avec sa modèle.

Scénario : Jacsues Natanson, Max Ophuls.
Musique : Joe Hajos, Maurice Yvain.
Pays : France
Tags : Comédie, Du vieux papier vers l’écran, En petits bouts, Festival Lumière, Films à sketches.

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Max Ophuls est un cinéaste majeur. Son œuvre ne compte qu’une vingtaine de longs métrages. Il a connu les vicissitudes de bien des artistes juifs allemands, débutant à l’UFA, fuyant le nazisme dès l’incendie du Reichstag, tournant en France, passant par l’Italie, la Hollande et la Suisse pour faire carrière aux Etats-Unis et revenir en Europe en 1950, où il réalise 4 films français jusqu’à son décès en 1957, 4 chefs-d’œuvre indiscutables. Tourné entre La Ronde et Madame de…, Le Plaisir assemble trois histoires de tonalités différentes, adaptations de nouvelles de Guy de Maupassant, reliées par la voix off d’un chroniqueur mondain qui s’incarne dans le troisième volet et donne au triptyque sa subtile unité. Le titre général du film est bien sûr ambigu. Il s’agit plutôt pour Ophuls de décrire trois cas de plaisirs contrariés. Dans les deux premiers segments, le plaisir est lié à des lieux spécifiques, vers lesquels toutes les pulsions convergent, le Palais de la Danse, tapageur et crapuleux, où un homme masqué vient virevolter parmi une foultitude de gens sur la musique endiablée d’Offenbach, et la Maison close de Madame Tellier, accueillant les notables de la ville et les marins en bordée.
La troisième histoire est le constat amer de la désagrégation d’un jeune couple. Le séducteur masqué, dans une quête impossible de sa jeunesse passée, les bourgeois se lamentant de la fermeture momentanée du bordel, pour cause de première communion, le peintre lassé par l’amour de sa modèle sont à la recherche d’un plaisir charnel auquel s’opposent le temps, la pureté et la mort. Ce plaisir semble une préoccupation surtout masculine. Ophuls s’est toujours défendu d’être un moraliste. Il ne condamne pas cette recherche de jouissance, aussi fugace, infantile, frivole ou égoïste qu’elle soit. Il l’observe d’un regard impitoyable mais sans jugement, avec fatalité. Et conclut que le bonheur n’est pas gai.

L’extraordinaire technique d’Ophuls est ici à son apogée. L’épisode du Masque, en ouverture, est inoubliable, démonstration éblouissante de son utilisation des travellings, des panoramiques, des plans-séquences, d’une riche figuration. La fluidité de sa caméra, qu’on retrouve aussi dans la découverte, sur deux niveaux, de la maison Tellier, épouse la folie trépidante de la valse d’Offenbach. Ophuls vient du théâtre viennois et a monté plus de 200 pièces au cours des années 20. De cette riche expérience, il tire une direction d’acteur sans faille. Il a réuni les plus grands comédiens de l’époque, tous remarquables, sans cabotinage, dans un esprit de troupe. Pourtant, le film connaît à sa sortie un succès mitigé, tant public que critique. Ophuls tenait à conclure Le Plaisir avec l’histoire la plus noire, à encadrer le segment le plus long par les deux courtes nouvelles. On le lui reprocha. Son film n’est ni amer, ni mélancolique, mais simplement désespéré. Pour le cinéaste de La Ronde, la lucidité même ne sauve pas l’homme de sa fatale condition. On pense au plan fabuleux de la fin de La Maison Tellier, avec Jean Gabin, conscient de sa solitude. Ou encore au médecin du Masque qui, après avoir découvert la vanité du plaisir poursuivi par le vieux séducteur, ne peut s’empêcher de retourner à la fête. Comme les prostituées touchées par la foi et la nature retourneront à l’agitation du bordel. 
Maupassant se prête facilement aux adaptations. Mais il semble difficile de rivaliser avec celles d’Ophuls. Pourtant, en 1981, Pierre Chevalier se risque à une nouvelle version de La Maison Tellier, produite par Eurociné, l’une des boîtes de production les plus fauchées de l’hexagone. Interprétée par Arlette Didier, Olivier Mathot, Muriel Montossey et Françoise Blanchard, elle suit d’assez près la trame de la nouvelle mais elle en écarte des moments-clés, comme la messe de communion, et gomme toute critique sociale. Le résultat est une comédie gentiment soft, interdite aux moins de 13 ans, aux antipodes de la noirceur d’Ophuls.

La roue du plaisir

Je viens de regarder Le Plaisir de Max Ophüls, composé de trois sketches, dont La Maison Tellier, que je connaissais tout particulièrement, et ce qui m'a frappée dans le film c'est l'extraordinaire pureté de ces femmes de joie comme on les appelait, nom qu'elles portaient ...

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