LE PRêTE-NOM

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Parce que pour une fois (rare), Woody interprète le film d'un autre, Martin Ritt en l'occurrence
Politique / Histoire - 1977 - Etats-Unis - 95 MIN - Tous publics
Howard, un brave type qui travaille dans un bar est amené à rendre service à un copain scénariste. Il s'agit de lui prêter son nom pour signer des scénarios qu'il n'a plus le droit d'écrire. En effet la commission des activités antiaméricaines du sénateur MacCarthy surveille de près tout ceux qui ont des opinions de gauche et interdit de travail ceux qui ne dénoncent pas leurs copains communistes. Howard, à sa manière, devient assez célèbre. L'ennui c'est que les autorités commencent à s'interroger sur ses opinions politiques. Le type du bar va-t-il être blacklisté?

Réalisé par

6.9 / 10
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2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Denis Parent
Denis Parent
CHRONIQUEUR

Rares sont les films où Woody Allen comédien dit le texte d’un autre sans avoir été dirigé par lui-même. On pourrait dire que son meilleur film avec lui mais sans lui est « Le prête-nom » (The front pour le titre original) signé par Martin Ritt en 1976. Il y joue un employé de bar qui, aux heures sombres du maccarthysme, prête son nom à un scénariste blacklisté, au point de se retrouver lui-même exposé. Evidemment l’imposteur peut se transformer en pigeon, mais, pour autant, Woody Allen sort de son personnage de petit juif newyorkais hypocondriaque et obsédé sexuel, pour une composition convaincante.
Il faut dire que le film est un genre de comédie grinçante largement autobiographique où le cinéaste et son scénariste Walter Bernstein soldent un passé douloureux, quand leur carrière fut entravée parce qu’un jour, on les mit sur une liste noire.

Contexte

Woody Allen

La reconstitution du mécanisme qui amène une célébrité hollywoodienne, en l'occurrence un metteur en scène (de Niro) à se voir mis en cause pour ses sympathies libérales.

Martin Ritt

Sur le principe d'un homme qui se fait passer pour un autre, le film de Jacques Audiard, prenant une période sensible de l'histoire de France, la libération, livre un film remarquable sur la substitution d'identité.

SCÈNES DE MÉNAGE DANS UN CENTRE COMMERCIAL DE PAUL MAZURSKY (1991)

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