LE RÔDEUR

À partir de 2.99 €
Policier / Suspense - 1952 - Etats-Unis - 90 MIN - VO - Tous publics

Une femme appelle la police après qu’elle ait surpris un rodeur dans son jardin. Un des policiers se comporte avec désinvolture avec elle et propose de repasser la voir. Saisissant tous les prétextes il s’exécute au point de devenir envahissant. Attirée par lui, malgré elle, la femme devient sa maîtresse. Les amants se retrouvent dés la nuit tombée alors que le mari, un animateur de radio, divertit les noctambules. Bientôt, le policier se demande comment s’en débarrasser.

Réalisé par

6.9 / 10
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Les avis surSens Critique
Denis Parent
Denis Parent
CHRONIQUEUR

Le rôdeur (The prowler) film du jeune Joseph Losey est sorti en 1950 aux USA. En apparence il s’agit d’un film noir et non des moindre, mais derrière le rideau du genre s’anime une vision critique de la société américaine, et une incroyable analyse de la domination par le sexe.

Le casting est dominé par un couple semi-vedette mais grandement talentueux : Van Heflin dans le rôle d’un flic macho rongé par l’ambition et Evelyn Keyes en femme d’intérieur qui se consume d’ennui et rêve d’étreintes fougueuses.

Film d’une très grande beauté formelle et d’une audace de contenu stupéfiante, Le rôdeur est une oeuvre qui annonce à sa manière l’exil européen de son intransigeant cinéaste. Et c’est un film qu’on a longtemps eu du mal à voir, alors ouvrons grands nos yeux !

Le contexte

Un film que Welles tourna pour prouver à Hollywood qu’il était capable de faire des produits de série comme ses collègues... C’est pourtant une oeuvre noire superbe sur la duplicité d’un bon samaritain, aimé de sa communauté, qui se révèle un criminel de guerre. Sam Spiegel avait produit ce film en association avec John Huston, co-auteur du scénario.

Joseph Losey

on a souvent comparé « Le rodeur à assurance sur la mort » dans la mesure où l’on retrouve les archétypes du genre : le couple adultère. Le meurtre du mari. L’assurance à toucher sur le dos du défunt. A ceci près que dans le film de Losey, il n’y a pas complot et duplicité chez la femme. Elle n’est victime que de son ennui et de sa sensualité. Quand au film de Wilder c’est un sommet du genre avec un véritable diable en jupon incarné par Barbara Stanwick.

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