Bande Annonce de LE ROUGE DE CHINEDécouvrez la bande Annonce de LE ROUGE DE CHINE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3449/fond/3449_w_500.jpg
Jacques Richard
Agathe VannierBernard DuboisBojena HorachkovaFrançois Roy (herb Colombus)Jacques Richard

LE ROUGE DE CHINE

72 mn

Note de SensCritique :

/ 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Jacques Richard.

Casting : Agathe Vannier, Bernard Dubois, Bojena Horachkova, François Roy (herb Colombus). Jacques Richard

Synopsis : Cinq personnages vivent dans un château. J. déambule entre les tombes d'un cimetière, B. astique régulièrement des armes, C. est en quête d'aventures amoureuses, A. se promène à cheval, F. joue de la batterie. Quelques-uns de leurs moments de vie, des rencontres, leurs amours, leurs états d'âme...

Scénario : Jacques Richard.
Pays : France
Tags : Coincés !, Etrange !, Noir blanc et français, Restons groupés, Drame, Jacques Richard, Cinéastes Français.

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
voir ce film
Le Rouge de Chine est un film pas comme les autres. Il est sûrement le seul à mentionner à son générique que « les comédiens sont habillés par le Secours catholique ».

Plus sérieusement, cette réalisation de 1977 revendique une écriture bien particulière. Principalement en noir et blanc, sonorisée mais non dialoguée elle met en scène cinq personnages dans une atmosphère romantique. L’un erre entre les tombes d’un cimetière, l’autre nourrit l’obsession des armes, un autre encore fait de la musique...
La caméra nous fait passer d’un château en Ecosse à une ballade en mer en passant par Paris tandis que la bande son nous fait entendre la voix d’Antonin Artaud tirée d’une émission de radio, mais aussi des compositions de Satie, de Debussy ou des musiques populaires angolaises. « C’est d’une certaine manière un retour au cinéma muet, à la poésie des images, à leur « innocence ».

Il s’agissait surtout pour moi de montrer les gens et les situations, non de raconter une histoire, une anecdote. », explique Jacques Richard qui signait alors son deuxième long métrage. Il a ensuite réalisé, entre autres, Rebelote avec Jean-Pierre Léaud ou Ave Maria avec Anna Karina et Isabelle Pasco. « Peut-on faire un film sur le cinéma, qui n’invente à chaque plan le cinéma A », s’interrogeait-il à l’époque.
Jacques Richard est un cinéphile pur et dur. Il n’a pas vingt ans quand il devient l’assistant d’Henri Langlois le fondateur de la Cinémathèque française. Le Rouge de Chine, justement dédié à Langlois qui venait de mourir en janvier 1977, est l’œuvre d’un amoureux du cinéma. Un passionné qui rend ici hommage au muet à travers un noir et blanc ultracontrasté, obtenu grâce à une pellicule orthochromatique, non sensible à la couleur rouge (d’où peut-être une explication du titre). Il ressuscite également la fermeture à l’iris ou le volet pour passer d’une scène à une autre, comme fréquemment dans les années 20. Les connaisseurs auront aussi reconnu les clins d’œil aux films de Jean Epstein ou de Man Ray.

« Il y a fort à parier que ces impressions sur pellicule dont on a jamais vu  l’équivalent vont créer un sérieux choc auprès des cinéphiles », déclarait Frédéric Mitterrand alors jeune exploitant de salles au moment de la sortie du film. Jacques Richard ajoutait de son côté : « L’idéal serait que mes images poursuivent les spectateurs dans leur sommeil. » Qualifiant d’ailleurs ses images de « diapositives de l’inconscient », il explique que s’il a fait appel à des extraits de Pour en finir avec le jugement de Dieu d’Antonin Artaud en bande-son, c’est pour évoquer les fondements religieux de notre civilisation, et critiquer « la violence avec laquelle notre société, profondément rationnelle, réprime les manifestations irrationnelles de certains de ses sujets. »

Et si  Artaud répète à plusieurs reprises de sa voix suraiguë « de quelque côté qu’on vous prenne, vous êtes fou, mais fou à lier », le cinéaste commentait lui-même sa démarche en posant la question : « Peut-on faire un film sur la folie qui ne soit lui-même fou A ». A la fin des années 70, Frédéric Mitterrand, quant à lui, écrivait « Jacques Richard ressemble à ces lycéens de terminale dont on ne sait pas s’ils vont rafler tous les prix ou mettre le feu au lycée ». Ce qui est sûr, c’est que le cinéaste a gardé intacte toute son énergie créatrice puisque plus de trente ans après Le Rouge de Chine, il continue à signer des œuvres singulières et inclassables comme L’orpheline avec en plus un bras en moins, coécrit avec Topor et réalisé en 2010.

le contexte
A voir également
Affiche du film L AFFAIRE DOMINICI
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film LES ÉGOUTS DU PARADIS
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film LE VIVARIUM

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film REBELOTE

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
FilmoTV vous recommande
Affiche du film COMME DES BETES

à partir de

4.99
 
Affiche du film THE WAVE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DANS L OMBRE DE TEDDY RINER

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS

à partir de

4.99
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA TORTUE ROUGE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés