LE SOLEIL SE LÈVE AUSSI

2008
112 mn
À la carte à partir de 9.99 €

2008
112 mn
Une fresque onirique sur l'histoire de la Chine entrelaçant de multiples histoires. Une oeuvre puissante.

L’histoire se déroule en 1976, puis en 1958. On suit à travers différentes histoires le destin d’un pays en mutation. Une mère de famille un peu folle a des visions étranges comme ce chausson en forme de poisson. Son fils abandonne ses études pour devenir paysan, et va construire un autel pour son père qu’il ne connaît pas. Un enseignant amateur de femmes est accusé après l...

À la carte à partir de 9.99 €
Drame
Chine
- 12 ans
VO

1 min avant
2 min après
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Parmi les cinéastes de la nouvelle vague chinoise,  on connait bien Zhang Yimou, le réalisateur de Hero ou Chen Kaige, auteur de Adieu ma concubine palmé à Cannes. Jiang Wen est l’un de ces cinéastes chinois né au mitan du 20e siècle qui ont donné une image différente du cinéma local auprès du public international, même s’il est moins connu que  ses deux glorieux ainés. C’est un réalisateur rare, qui a peu tourné, seulement trois films en 20 ans, mais quels films ! Le plus connu était Les démons à ma porte qui récolta un Grand prix du Jury au Festival de Cannes en 2000. Le soleil se lève aussi est son troisième film, le plus complexe et le plus ambitieux.

Quatre tableaux composent l’intrigue  dans lesquels quelques personnages se croisent parfois. Trois d’entre eux se situent en 1976, année de la mort de Mao Tsé Toung, bien que le film ne fasse pas mention de cet événement ; le dernier segment fait un grand bond en arrière, en 1958, année du lancement de ce qu’on appellera « Le grand bond en avant ». Cette expression désigne la levée du peuple pour faire triompher le socialisme. Le film n’est pas à proprement parlé politique, ce que certains détracteurs lui reprocheront, Jiang Wen préférant se concentrer sur une fable onirique enchevêtrant de multiples histoires. Mais cet arrière plan n’est pourtant pas anodin, et c’est l’histoire d’un pays en mouvement qui se raconte en filigrane.

Le Soleil se lève aussi est une œuvre envoûtante qui ne se donne pas forcément facilement. Il faut pourtant se laisser aller devant sa beauté plastique, son invention permanente, sa capacité à passer de moments quasi burlesques à des scènes plus mélodramatiques. Mais c’est une œuvre qui a une conviction absolue en la magie du cinéma. Et puis le spectateur occidental ne sera pas complètement perdu puisque Jiang Wen n’hésite pas à faire intervenir des références à des contes bien connus ici, du Petit Poucet au Chaperon rouge. Décidemment, un film vraiment hors norme.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver CHAT NOIR, CHAT BLANC D'EMIR KUSTURICA (A priori rien à voir entre l'univers d'Emir Kusturica et celui de Jiang Wen. Pourtant les deux cinéastes se retrouvent dans le bouillonnement des images, l'onirisme revendiqué, la passion pour les récits entrecroisés, le mélange de la comédie et du drame. Une certaine idée du cinéma.) ou encore QIU JU DE ZHANG YIMOU (Un portrait touchant d'une femme chinoise en lutte contre l'injustice. Une exploration de la Chine et de son administration.).

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