Bande Annonce de LE TIGRE DU BENGALEDécouvrez la bande Annonce de LE TIGRE DU BENGALE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1333/fond/1333_w_500.jpg
Fritz Lang
Debra PagetPaul HubschmidValéry InkijinoffWalter ReyerClaus HolmJochen BrockmannLuciana PaolozziSabine BethmannJochen BlumeRené DeltgenRichard Lauffen

LE TIGRE DU BENGALE

96 mn

Note de SensCritique :

6.5 / 10
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Réalisateur : Fritz Lang.

Casting : Debra Paget, Paul Hubschmid, Valéry Inkijinoff, Walter Reyer, Claus Holm, Jochen Brockmann, Luciana Paolozzi, Sabine Bethmann, Jochen Blume, René Deltgen. Richard Lauffen

Synopsis : L'architecte Henri mercier (dans la v.o. il est allemand et s'apelle Harald Berger), se rend en Inde à la demande du Maharadjah Chandra qui souhaite rénover son palais d’Eschnapur. En chemin, il rencontre une magnifique danseuse du Temple de Bénarès, Seetha, elle aussi invitée du souverain qui, veuf depuis peu, souhaite faire d’elle son épouse. Harald sauve Seetha des griffes d'un tigre décimant les habitants de la région et tous deux tombent amoureux. Tandis que le beau-frère de Chandra et l’assemblée des prêtres fomentent un coup d’état, l’amour de Harald pour Seetha rend fou de jalousie le Maharadjah, qui la séquestre dans une «cage dorée». Lorsque celle-ci s’enfuit, il décide de lui faire construire un mausolée…

Scénario : Fritz Lang, Werner Jörg Lüddecke.
Musique : Michel Michelet.
Pays : Allemagne | France | Italie
Tags : Aventure / Action, Drame, Europe Asie, Des aventuriers, Avec des animaux, En Inde.

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Le diptyque que forment Le Tigre du Bengale et Le Tombeau Hindou est la troisième adaptation filmée d’un scénario écrit près de quarante ans plus tôt par Fritz Lang et son épouse d’alors, Thea von Harbou, d’après le roman de cette dernière, «Das Indische Grabmal». En 1920, alors que le projet est lancé et que Lang vient de terminer Les Araignées, son troisième film et son premier diptyque, la réalisation en est confiée à Joe May, considéré comme «plus expérimenté». Ce dernier dirige Conrad Veidt, Lya de Putti et Bernard Goetzke dans une superproduction muette dont le succès s’avère considérable.
En 1938, une version parlante en noir et blanc, dirigée par le berlinois Richard Eichberg, avec Fritz van Dongen, La Jana et Theo Lingen, remporte, elle aussi, un triomphe. Début 1956, Alexander Korda, réalisateur-producteur souhaitant renouer avec le succès de ses films «exotiques» comme Alerte aux Indes, se tourne vers Fritz Lang qui envisage alors un sujet autour de l’imposant Palais du Taj Mahal. Mais Korda meurt le 23 janvier et le producteur Arthur Brauner propose alors à Lang un remake en couleur du film d’Eichberg et un conséquent budget de 4 millions de Marks. Fritz Lang déclara : «Pour moi, quelque chose de mystique est en jeu. Un cercle se referme : ce que j’ai tant désiré, il y a quarante ans, se réalise enfin, aujourd’hui, de façon surprenante. » (in «Fritz Lang. Trois Lumières», d’Alfred Eibel).
Il se met aussitôt au travail et reprend le scénario initial en compagnie de Werner Jörg Lüddecke. Tournée en 1958 en 89 jours, dont 27 en Inde et le reste en studio à Berlin, cette coproduction germano-italo-française trouble les admirateurs de Fritz Lang comme ses détracteurs. Certes, il peut être surprenant de voir sous sa caméra quelques passages obligés (d’aucuns disent : « clichés») du film d’aventures : gentils européens, locaux fourbes, riches palais ordonnés contrastant avec la luxuriante nature peuplée d’animaux féroces. Mais, avec tous ces ingrédients, que d’invention, que d’intelligence, que de sobriété aussi ! L’opposition des caractères et l’utilisation des décors sont résolument modernes.
Et si l’on peut reprocher quelques effets surannés et une interprétation monolithique du héros Paul Hubschmid et des Indiens joués par des Allemands au visage passé au cirage, n’oublions pas que toute une génération de cinéphiles (mâles) est tombée amoureuse de Seetha, l’accorte danseuse aux appas à peine voilés, incarnée par Debra Paget… qui n’a rien perdu de ses charmes, ni ses chorégraphies de leur éclat !

Ah les mains de Henri (Harald) et de Seetha se rejoignant dans le sable soulevé par la tempête ! ... En 1947, déjà, King Vidor terminait son Duel au soleil par une image aussi sublime. Mais Duel au soleil s’achevait bel et bien là et les héros étaient morts ! Ici, nous n’en savons rien : il faut donc vous précipiter sur Le Tombeau hindou, la suite du Tigre du Bengale, pour faire cesser ce haletant suspense et savoir enfin ce qu’il adviendra de nos héros… Ces deux œuvres forment un tout formidablement cohérent, passant de la lumière du soleil à l’ombre des souterrains, de la demande la plus polie à la vengeance la plus aveugle, de l’amour courtois à la soif inextinguible de possession.
Le réalisateur de M. le maudit a alors soixante-neuf ans et ce diptyque constitue l’avant-dernière pierre à son œuvre cinématographique qui se clôturera par Le Diabolique Dr Mabuse en 1960. Or, la fatalité, la duplicité, ce «moment qui nous dépasse» et où un être humain normal bascule de l’autre côté pour devenir un sale type, a toujours fasciné Fritz Lang. La plupart de ses personnages sont doubles, arborant une face claire et une face sombre. Ici, on pourrait voir en Chandra le Maharadjah et en Harald, l’architecte, les deux facettes d’un même homme. Les deux parties d’un monde aussi : l’Orient et l’Occident, qui se rejoignent dans un troisième personnage, celui de la danseuse Seetha, née d’une mère hindoue, et d’un père irlandais.
Fritz Lang, qui était né en Autriche le 5 décembre 1890, mourra aux Etats-Unis le 2 août 1976. Les quinze dernières années de sa vie furent consacrées aux voyages dans les pays qui lui rendaient hommage, aux interviews pour des documentaires sur sa vie et au tournage du Mépris de Jean-Luc Godard (1963). Il y interprète son propre rôle de metteur en scène mythique, qui porte monocle et tourne une improbable version de l’Odyssée, crache sur les producteurs, sourit à Brigitte Bardot, parle des dieux et des hommes, de meurtre et d’amour.

Le joyau de la couronne

Voilà, pour ma 300ème critique, je me fais un cadeau. Deux Fritz Lang pour le prix d'un. Le Tigre du Bengale et le Tombeau Hindou. C'est un rêve de Lang. Le scénario avait été écrit dans les années 20 ou 30 par sa femme de l'époque, Thea Von Harbou. Mais Lang avait dû ...

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