LES ARNAQUEURS

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Un polar de Jim Thompson filmé par Stephen Frears, un ballet autour de combines minables, d’un inceste latent et de la rivalité entre une mère et la maitresse de son fils.
Policier / Suspense - 1991 - Etats-Unis - 105 MIN - interdit aux moins de 12 ans

Roy vit de ses combines pas toujours bien rodées de petit arnaqueur, à Los Angeles. Myra, sa maîtresse, vit, elle aussi, de ses arnaques. Tout comme, à quelques kilomètres de là, Lilly, la mère de Roy, œuvrant sur les champs de course pour le compte d’un truand. Peu soucieuse de son fils, Lilly fait une apparition auprès de lui au moment où celui-ci, durement frappé à l’estomac par un arnaqué récalcitrant, fait une hémorragie interne. C’est dans sa chambre d’hôpital que Myra et Lilly se croisent et se toisent, mues par une hostilité immédiate, franche et réciproque.

Réalisé par

6.3 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Colette Milon
Colette Milon
CHRONIQUEUR

Premier vrai film américain du Britannique Stephen Frears (Les Liaisons dangereuses étant une coproduction anglo-américaine), Les Arnaqueurs est produit par Martin Scorsese. Conçu dans la grande tradition du film noir, il est adapté d’un roman de Jim Thompson et écrit par Donald Westlake, scénariste à l’occasion, mais essentiellement prolifique auteur de polars. Le Couperet, c’est lui. Pour la musique, c’est le grand Elmer Bernstein, qui est requis. Quelques 250 partitions de musique de films à son actif depuis les années 50 dont L’Homme au bras d’or, Les Dix commandements, Les 7 mercenaires.
Tout ce beau monde, rejoint, devant la caméra, par Anjelica Huston, Annette Bening et John Cusack, lesquels ont, tous trois, pour l’occasion, consenti à baisser leurs cachets, va donc nous narrer l’histoire peu édifiante, cruelle et tragique de trois arnaqueurs qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne sont pas de haut vol. A moins qu’il ne s’agisse d’une histoire de famille, guère plus reluisante et qui n’a pas grand-chose à envier aux Atrides. Pris dans les rêts de deux femmes impitoyables, Myra, sa maîtresse (Annette Bening) et Lilly, sa mère (Anjelica Huston), le pauvre Roy (John Cusack) au cœur trop tendre a bien du souci à se faire !
Stephen Frears, lui, transpose tranquillement les codes du film noir des années 40 et les passe au scalpel des années 90. Il mélange les tons et stylise à l’envi, photographiant une Californie aux couleurs finement travaillées par Oliver Stapleton, le chef-opérateur de My beautiful laundrette et de Prick up your ears.

Et c’est Martin Scorsese qui ouvre le bal, en introduisant, en voix off, le récit.

Contexte

Stephen Frears

L'HONNEUR DES PRIZZI

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