Bande Annonce de LES BONNES FEMMESDécouvrez la bande Annonce de LES BONNES FEMMES sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1473/fond/1473_w_500.jpg
Claude Chabrol
Bernadette LafontClotilde JoanoLucile Saint-SimonStéphane AudranAlbert DinanAve NinchiClaude BerriJean-Louis MauryMario DavidPierre BertinSacha BriquetCharles BelmontClaude ChabrolDolly BellDominique ZardiHenri AttalKaren BlanguernonPhilipe CastelliSerge Bento

LES BONNES FEMMES

97 mn

Note de SensCritique :

6.7 / 10
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Réalisateur : Claude Chabrol.

Casting : Bernadette Lafont, Clotilde Joano, Lucile Saint-Simon, Stéphane Audran, Albert Dinan, Ave Ninchi, Claude Berri, Jean-Louis Maury, Mario David, Pierre Bertin, Sacha Briquet, Charles Belmont, Claude Chabrol, Dolly Bell, Dominique Zardi, Henri Attal, Karen Blanguernon, Philipe Castelli. Serge Bento

Synopsis : Ginette, Jacqueline, Rita et Jane sont vendeuses dans un magasin d’électroménager modeste et sans relief. Elles s’ennuient et ne commencent à vivre - et à rêver - que quand la boutique ferme  ses portes le soir. Si Jane est plus ou moins fiancée à un soldat, elle n’hésite pas en fille facile à accompagner des noceurs. Rita, elle,  est promise à un fils de commerçants parvenus, parfaitement désagréable. Ginette est la plus âgée du quatuor . Elle possède un jardin secret et mène une deuxième vie qu’elle dissimule à ses collègues : elle chante le soir dans un cabaret. Quand à Jacqueline, la plus discrète et la plus réservée des quatre, elle est à la recherche de l’amour le plus pur. Elle croit trouver un jour en la personne d’un mystérieux motard qui finit par se déclarer à elle. Mais…

Scénario : Paul Gégauff.
Musique : Pierre Jansen.
Pays : France | Italie
Tags : Drame, Femmes entre elles, Noir blanc et français, Comédie, Esthétique noir&blanc, Femmes, femmes.

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Le 22 avril 1960 Les Bonnes femmes, le quatrième film de Claude Chabrol sort sur les écrans parisiens, assorti de l’interdiction aux moins de 18 ans. Baptisé ainsi par Françoise Giroud, la Nouvelle Vague et le cinéma novateur qu’elle propose atteignent alors leur sommet en terme de popularité. Les 400 coups signé François Truffaut résonne encore dans les mémoires moins d’un an après son passage au Festival de Cannes. Distribué quelques jours avant le film de Chabrol, A Bout de Souffle de Jean Luc Godard est un triomphe public. Et pourtant, et pourtant ! Les Bonnes femmes marque le début du déclin d’un mouvement qui en fait n’aura duré que quatre ans. Un mouvement que Claude Chabrol a grandement initié, ne serait ce qu’en étant le premier de la bande des Cahiers du Cinéma à passer derrière la caméra pour un long métrage. C’était Le Beau Serge en décembre 1957.

Après s’être produit lui-même à deux reprises, Claude Chabrol décide de travailler avec des producteurs tiers, en l’espèce les mythiques frères Hakim. Il les a choisis parce que selon les termes même de son scénariste Paul Gégauff, ce sont eux qui ont la moquette la plus épaisse dans leur bureau. Robert Hakim est petit avec des airs napoléoniens. Raymond Hakim a, lui, davantage une allure de Don Juan. On dit qu’il a été à Hollywood, l’amant de Rita Hayworth. Après A Double tour, Les Bonnes femmes est le deuxième film que Chabrol tourne pour eux, un engagement pris alors que le premier n’était pas encore achevé. Il s’agit d’une chronique satirique de quatre vendeuses d’un magasin d’électroménager qui s’ennuient dans leur boulot et qui essaient de s’en évader soit par le rêve, soit par la fête, soit par la débauche, soit par le mariage.

Parce que ses héroïnes ne luttent pas contre leur condition et n’expriment aucune révolte classique, Les Bonnes femmes reçoit une volée de bois vert au moment de sa sortie ; "Un  remugle de putréfaction" peut on lire on dans l’Humanité. On parle de vulgarité. On parle de cynisme, on parle de fascisme, à l’exception des Cahiers du Cinéma bien sûr, mais aussi Françoise Sagan dans l’Express qui soutient Chabrol. Pour la première fois, le spectateurs ne se mobilisent pas plus que cela pour un film estampillé Nouvelle Vague, un peu plus de 800 000 entrées, c’est à dire cinq fois moins que Les 400 Coups. Claude Chabrol va s’engager alors dans une période un peu grise commercialement parlant, une période que la provocation mais aussi la sensibilité dissimulée des Bonnes femmes, un de  ses meilleurs films, a contribué à susciter.

Deux scènes coupées par Chabrol lui-même à la demande du producteur ne figurent plus dans le film. La première montrait un aboyeur devant une boîte de nuit vantant "les plus beaux nus de paris". Un client sortait du cabaret et vomissait sur le trottoir. Dans la deuxième, Bernadette Lafont essayait de décourager deux  dragueurs trop pressants : "Je ne peux pas en ce moment" disait elle. Ce à quoi l’un des deux répondait "Mais ça m’est égal !".

Pour la première fois Chabrol s’est essayé à une mise en scène peu conforme avec les canons de la Nouvelle Vague. C'est-à-dire qu’il a travaillé à l’américaine comme on dit, avec des séquences découpées dans leur totalité sous tous les angles et tous les plans possibles. C’est nouveau pour cette génération. En terme de direction d’acteurs ou plutôt d’actrices, Chabrol n’a selon Stéphane Audran, futur Madame Chabrol, pratiquement rien indiqué sur la façon d’interpréter les personnages. Tout au plus a-t-il entrepris pour les besoins du film de dresser – derrière la caméra - Stephane Audran et Bernadette Lafont contre Clotilde Joano qui en est très malheureuse pendant le tournage. Initialement les quatre bonnes femmes de Chabrol auraient du travailler dans un Grand magasin, du style de la Samaritaine. Mais comme il s’avère impossible d’immobiliser un tel établissement, ni même de le reconstituer en studio, les personnages se transforment en vendeuses dans un magasin plus modeste imaginé par Claude Chabrol et son scénariste Paul Gégauff.

Paul Gégauff justement. Il est difficile de dissocier la carrière de Chabrol pour ce qu’elle  a de meilleure, de celle de Paul Gégauff qui écrira pour lui treize films. Fils de famille, fils unique, musicien, germaniste, cynique, misogyne, débauché et suicidaire - et aussi inventeur du dîner de cons -Paul Gégauff est également et surtout un provocateur dans l’âme qui n’hésite pas par exemple à se présenter à la Rose Rouge pour le Bal de la Liberté (en 1945 quand même) vêtu d’un uniforme nazi. Gégauff fascine une partie de la Nouvelle vague et ses principaux intervenants qui sont en fait plutôt sages, Eric Rohmer en tête mais aussi Chabrol.

Celui-ci fait entrer Gégauff à ses côtés au service publicitaire de la Fox avant d’écrire avec lui pour la première fois avec Les Cousins. C’est lui, Paul Gégauff, qui suggère le titre des Bonnes femmes aux producteurs Hakim qui imaginent tout de suite un film chargé de gaudrioles et de collégiennes légères. D’où la campagne publicitaire qui suit, conséquente mais complètement décalée. On peut lire sur les affiches la phrase : "A nos coquettes petites parisiennes" avec le malentendu évident que l’on devine en voyant le film.

C’est également Gégauff – le "Brian Jones de la Nouvelle Vague" comme le définira une des bonnes femmes Bernadette Lafont – qui fait croire aux producteurs que le scénario du film est le résultat d’une longue enquête, alors que précisera Gégauff, je l’avais écrit à toute vitesse, et que l’enquête s’est bâtie de manière inconsciente sur 20 ans d’expérience et d’écoute, en particulier pour la séquence du Jardin des plantes. Il n’empêche, Paul Gégauff, bardé de sa provocation écrira de nombreux autres scénarios, parfois brillants, Les biches ou que la bête meurt. Mais les Bonnes femmes restera le seul auquel il prêtera un peu d’intérêt sur le tard. Le scénariste connaîtra un destin à la hauteur de ses écrits, puisqu’on le sait mais rappelons le, il finira sur une plage de Norvège poignardé la nuit de Noël 1983 par sa compagne de 37 coups de couteau.

Mieux qu'un Chabrol

Entendons-nous bien : j'aime beaucoup les films de Chabrol, et la nouvelle de sa mort m'a profondément attristé. Mais c'est un artisan honnête, pas un virtuose. Sauf que pour une fois, ce film est une grande réussite formelle. Il suit la vie de quatre vendeuses d'un magasin ...

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Graffiti

Greluches poétiques.

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Hagakure
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