LES CHOSES DE LA VIE

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Drame - 1970 - Suisse|France|Italie - 82 MIN - Tous publics

Séparé de sa femme Catherine, avec laquelle il continue de travailler, l’architecte Pierre Bérard a refait sa vie avec Hélène. En allant voir un client à Rennes, il va être victime d’un violent et dramatique accident de voiture. Ejecté du véhicule, il agonise dans l’herbe, avant de sombrer dans un profond coma. Il se souvient... Il se souvient des vacances familiales sur...

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Les avis surSens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

"Les jeux sont faits : 1970 restera l’année des Choses de la vie", écrivait Gilles Jacob dans les Nouvelles littéraires, six jours seulement après la sortie du nouveau film de Claude Sautet. A 46 ans et après 20 ans de carrière, cet ancien élève de l’IDHEC – qu’il abandonna en cours de route – rencontrait, enfin, le succès. Jusqu’à présent, en effet, chacune de ses tentatives – Classe tous risques (1960), l’Arme à gauche (1965) – s’était soldée par des échecs qui l’avaient poussé à abandonner définitivement la réalisation pour retourner à sa condition de "ressemeleur de scénarios", comme l’avait surnommé Truffaut pour évoquer ses activités de "script doctor".

C’est alors que son ami Jean-Loup Dabadie glisse sous sa porte le scénario qu’il vient d’écrire, d’après le dernier roman de Paul Guimard, dans l’unique but de savoir quel cinéaste pourrait bien s’y intéresser. A 30 ans à peine, Dabadie vient d’essuyer deux refus, dont celui d’Alain Cavalier, et, encore journaliste, ne connaît pas grand-monde dans le métier. Dès le lendemain matin, Claude l’appellera et lui dira simplement : "Je voudrais revenir au cinéma avec ce film".

Voilà comment, au cours de l’été 1969, Claude Sautet dirigea Michel Piccoli et Romy Schneider, pour la première fois. Comme on le sait, ça ne sera pas la dernière. En revanche, et comme l’ignorait lui-même le réalisateur à l’époque, ses deux interprètes avaient déjà été mari et femme, trois ans plus tôt, dans la Voleuse, un sombre drame franco-allemand de Jean Chapot, dialogué par Marguerite Duras. Voici donc  les Choses de la vie, Prix Louis Delluc 1969.

Réalisé par

7.4 / 10
Le contexte

Remake très fidèle au film – donc pas au roman –, avec Richard Gere (Piccoli), Sharon Stone (Massari), Lolita Davidovich (Schneider).

Claude Sautet

Avec sa femme plongée dans le coma après un accident de bateau, Matt découvre la fragilité de son couple.

LA PASSANTE DU SANS-SOUCI (1982)