LES DERNIERS JOURS DU DISCO

À partir de 7.99 €
Pour vous rappeler Chic, Blondie et Diana Ross
Comédie - 1999 - Etats-Unis - 112 MIN - VM - Tous publics

Alice et Charlotte, fraîchement émoulues de l’université, travaillent dans une maison d’édition new yorkaise où elles comptent bien, rapidement, monter en grade. Admises au Club, boîte de disco à la mode où  n’entre pas qui veut, elles s’y rendent le plus souvent possible. Pour danser, boire et, surtout, faire des rencontres.

Réalisé par

6.7 / 10
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Les avis surSens Critique
Colette Milon
Colette Milon
CHRONIQUEUR

Troisième film de l’Américain Whit Stillman, Les Derniers jours du disco, qui met en scène la blonde Chloë Sevigny, presque débutante à l’époque, et la brune Kate Beckinsale, fut réalisé en 1998. Il fait suite à Metropolitan (1990) et Barcelona (1994) qui, comme lui, s’inspirent de ce que Whit Stillman, qui est aussi son propre scénariste, a connu et vécu.
Si le titre ne ment pas sur son contenu, il évoque, en effet, les derniers jours du disco à l’orée des années 80, il peut, cependant, prêter à confusion. Il faut donc dire, d’abord, ce qu’il n’est pas. Malgré le mot « disco », Les Derniers jours… n’est pas un film musical, pas plus qu’un avatar improbable de La fièvre du samedi soir. Et malgré la formule « les derniers jours de », il ne recèle pas la plus petite once de nostalgie.
Regard sur une petite bande de jeunes adultes new yorkais fraichement diplômés qui, le soir, se pressent au « Club », « la » boîte où il faut être, Les Derniers jours du disco est une comédie insidieusement acide, bourrée d’ironie – dans les dialogues comme dans les situations.
Si les années 80 sonnent la fin d’une mode musicale, elles entérinent aussi l’avènement d’un type social : le yuppie. Et ce sont ces jeunes actifs aux dents longues que Whit Stillman regarde parler et s’agiter, dans une frénésie du paraître et de la discussion oiseuse, identiques en de nombreux points à ceux que Brett Easton Ellis décrit dans American psycho, paru en 1991. La tonalité du film est, sans doute possible, nettement moins noire que celle du livre, mais les tics sociaux sont les mêmes. Là où le romancier imagine, par exemple, une discussion sans fin sur les marques d’eau minérale, le cinéaste écrit une scène où l’on s’empoigne, le plus sérieusement du monde, sur l’idéologie de La belle et le clochard, avec cette conclusion : « des films comme ça programment les filles à tomber amoureuses des cons ». Disney est, d’ailleurs, l’un des motifs récurrents de ce film où l’on déclare que « Picsou est sexy » et que les mouvements environnementalistes sont nés de la vision de Bambi.

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