LES éGOUTS DU PARADIS

1979
115 mn
Parce qu'on dit que Spagiarri visita discrètement sur le tournage
Ce film n’est plus disponible

Après avoir « fait » l’Indochine et passé quatre ans en prison, Albert Spaggiari est devenu un paisible photographe niçois, habitant seul une vieille ferme isolée. Lorsque son copain, « 68 », ressurgit, le goût de l’aventure se met à le titiller à nouveau. C’est ainsi que naîtra ce qui allait devenir, dès le 19 juillet 1976 – jour de sa découverte –, le casse ...

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Policier / Suspense
France
Tous publics
1 min avant
2 min après
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C’est le lundi 19 juillet 1976 que la France découvre, mi effarée, mi amusée, ce qui sera immédiatement qualifié de « casse du siècle » : le cambriolage de la salle des coffres de la Société Générale de Nice. On ne sait rien encore de l’affaire, mais le montant estimé du vol et son modus operandi fascinent. Sur TF1, dans le journal d’Yves Mourousi, un  jeune journaliste du nom de Michel Denisot annonce même que ce cambriolage est « digne des meilleurs films policiers ».


C’est sans doute ce que pense, également, José Giovanni (53 ans), romancier, scénariste et réalisateur, déjà auteur de neuf longs métrages, dont Comme un Boomerang qui sortira un mois plus tard. C’est après avoir réalisé l’un des nombreux épisodes de la série allemande le Renard, que Giovanni entamera l’adaptation des Egouts du paradis, le livre écrit par le « Cerveau » de l’affaire, Albert Spaggiari (toujours en cavale à l’époque), et édité en 1978 chez Albin Michel. Pour l’unique fois de sa carrière, c’est à Michel Audiard qu’il confiera le soin d’écrire les dialogues.


Le héros de cette histoire n’étant pas un gangster comme il en avait déjà beaucoup montré dans ses films, Giovanni ne s’adressera ni à Delon, ni à Belmondo pour l’incarner, mais à Francis Huster, comédien plus romantique que baroudeur et toujours sociétaire de la Comédie Française. C’est lui qui, pendant le tournage, qualifiera Spaggiari de « Fanfan la tulipe des égouts » !

 
Dans le même genre vous pouvez trouver SANS ARME, NI HAINE, NI VIOLENCE (2008) (La suite des Egouts du paradis, avec Jean-Paul Rouve – également réalisateur – dans le rôle de Spaggiari.) ou encore FAITES SAUTER LA BANQUE (1964) (Douze ans avant Spaggiari, le brave Victor Garnier (Louis de Funès) avait eu la même idée...).