LES FANTASMES DE MALVINA

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Érotique - 1974 - France - 86 MIN - interdit aux moins de 16 ans
Valérie emménage avec son amie Sophie dans l'appartement de son cousin, parti en Amérique. La nuit, prise pour Valérie, Sophie est enlevée par deux cambrioleuses. Elle se retrouve devant Malvina, prêtresse de la secte des adorateurs de la chair fraiche. Celle-ci retient esclaves les adorateurs grâce à des photos compromettantes. C'est le cousin qui les a volées et Malvina cherche à les récupérer. Pour sauver son amie Sophie, enchaînée dans le château de Malvina, Valérie se jette dans la gueule de la louve, qui sera trahie au final par son esclave le plus dévoué.

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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Il essuya longtemps les quolibets d’une critique sectaire. Depuis quelques années, Jean Rollin a pris sa revanche, accédant au statut de cinéaste culte. Fantasmagorique et fantastique, son œuvre est peuplée de femmes vampires et de filles perdues, de plages bretonnes et de citations littéraires, entre le roman noir gothique, le collage surréaliste et la naïveté du roman populaire.

L’érotisme y prédomine, traité comme un élément onirique supplémentaire. En revanche, le cinéaste a toujours renié ses films délibérément érotiques, réalisés sous pseudonymes et sans enthousiasme, poussé par des nécessités commerciales. Il convient toutefois de distinguer LES FANTASMES DE MALVINA. Cette œuvre de commande, signée Michel Gentil, porte bien sa griffe. On y retrouve son goût pour les romans feuilletons ; les deux souris d’hôtels en collants s’inspirent directement de Musidora, dans LES VAMPIRES de Feuillade ; la Secte des Adorateurs de la Chair Fraîche et ses membres masqués lorgnent sur les sociétés secrètes des serials ; sa prêtresse blonde régnant sur des esclaves est une nouvelle Antinéa ; les filles attachées, le bourreau écarlate et flagellant évoquent le sadisme décoratif des films d’épouvante. Les deux jeunes femmes enfin, intrépides et volontaires, témoignent d’une joyeuse liberté sexuelle. Car dans tout film de Jean Rollin souffle toujours un vent de féminisme libertaire.

Contexte

Jean Rollin

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