LES FORÇATS DE LA GLOIRE

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Guerre / Western - 1946 - Etats-Unis d'Amérique - 105 MIN - VO - Tous publics

Durant la Seconde Guerre mondiale, en Afrique du Nord, en Sicile puis en Italie, le correspondant de guerre américain Ernie Pyle accompagne les hommes de la compagnie C du 18e Régiment d’Infanterie américain, mené par le lieutenant Walker. Ses articles, rédigés dans des conditions précaires mais lus par des millions d’Américains, racontent le quotidien d’hommes plongés au cœur d’un conflit qui les dépasse.

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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

William A. Wellman – "A" pour Augustus – a 49 ans et une soixantaine de titres dans sa filmographie, lorsqu’il achève, fin 1944, le tournage des Forçats de la gloire.

Inspiré de la vie et de l’œuvre, littéraire et journalistique, du correspondant de guerre et Prix Pulitzer 1944, Ernie Pyle, les Forçats de la gloire met en scène un bataillon du 18e régiment d’infanterie américain mené par le lieutenant Walker, Robert Mitchum (28 ans), et accompagné par Ernie Pyle, incarné par Burgess Meredith (38 ans). Pendant le tournage, personne ne pouvait se douter que Ernie Pyle, qui avait supervisé la préparation, l’écriture et le tournage du film, mourrait deux mois avant la sortie du film pendant l’invasion de l’île d’Okinawa, en avril 1945.

Si, de fait, les Forçats de la gloire est un "film de guerre", nous sommes, cependant, bien loin des épopées héroïques et échevelées, avec super héros sans peur, sans reproche et sans doutes, comme Hollywood a su, si bien, en fabriquer. En 1971, quatre ans avant la mort du cinéaste, Bertrand Tavernier écrivait dans les colonnes du magazine Positif : "Les soldats de William Wellman pissent, marchent, mangent, creusent des trous, remarchent, recreusent des trous et ne comprennent jamais ce qui se passe." C’est avec un grand humanisme que Wellman nous donne sa vision de la guerre, lui le vétéran de 14-18, pilote de la légendaire escadrille Lafayette, à laquelle il consacrera, d’ailleurs, son œuvre ultime, Lafayette Escadrille, tournée en 1958, avec, Tab Hunter, Marcel Dalio et, dans un modeste rôle, le jeune Clint Eastwood, six ans avant Pour une poignée de dollars.

Voici donc la version restaurée – en 2012 – des Forçats de la gloire, que la Commission de préservation des œuvres cinématographiques de la librairie du Congrès américain sélectionna en 2009, pour ses qualités culturelles, historiques et esthétiques, et qui, de plus, valut à Robert Mitchum son unique nomination aux Oscars.

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