Bande Annonce de LES FORÇATS DE LA GLOIREDécouvrez la bande Annonce de LES FORÇATS DE LA GLOIRE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3066/fond/3066_w_500.jpg
William Wellman
Burgess MeredithRobert MitchumFreddie SteeleJimmy LloydJohn R. ReillyWally CassellWilliam MurphyMichael BrownWilliam BenedictYolanda Lacca

LES FORÇATS DE LA GLOIRE

105 mn

Note de SensCritique :

7.5 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : William Wellman.

Casting : Burgess Meredith, Robert Mitchum, Freddie Steele, Jimmy Lloyd, John R. Reilly, Wally Cassell, William Murphy, Michael Brown, William Benedict. Yolanda Lacca

Synopsis : Durant la Seconde Guerre mondiale, en Afrique du Nord, en Sicile puis en Italie, le correspondant de guerre américain Ernie Pyle accompagne les hommes de la compagnie C du 18e Régiment d’Infanterie américain, mené par le lieutenant Walker. Ses articles, rédigés dans des conditions précaires mais lus par des millions d’Américains, racontent le quotidien d’hommes plongés au cœur d’un conflit qui les dépasse.

Scénario : Guy Endore, Leopold Atlas, Philip Stevenson.
Musique : Ann Ronell, Louis Applebaum.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Guerre / Western, De 39 à 45, Hollywood sans Technicolor, Soldats américains.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film

William A. Wellman – « A » pour Augustus – a 49 ans et une soixantaine de titres dans sa filmographie, lorsqu’il achève, fin 1944, le tournage des Forçats de la gloire.

 

Inspiré de la vie et de l’œuvre, littéraire et journalistique, du correspondant de guerre et Prix Pulitzer 1944, Ernie Pyle, les Forçats de la gloire met en scène un bataillon du 18e régiment d’infanterie américain mené par le lieutenant Walker, Robert Mitchum (28 ans), et accompagné par Ernie Pyle, incarné par Burgess Meredith (38 ans). Pendant le tournage, personne ne pouvait se douter que Ernie Pyle, qui avait supervisé la préparation, l’écriture et le tournage du film, mourrait deux mois avant la sortie du film pendant l’invasion de l’île d’Okinawa, en avril 1945.

 

Si, de fait, les Forçats de la gloire est un « film de guerre », nous sommes, cependant, bien loin des épopées héroïques et échevelées, avec super héros sans peur, sans reproche et sans doutes, comme Hollywood a su, si bien, en fabriquer. En 1971, quatre ans avant la mort du cinéaste, Bertrand Tavernier écrivait dans les colonnes du magazine Positif : « Les soldats de William Wellman pissent, marchent, mangent, creusent des trous, remarchent, recreusent des trous et ne comprennent jamais ce qui se passe. » C’est avec un grand humanisme que Wellman nous donne sa vision de la guerre, lui le vétéran de 14-18, pilote de la légendaire escadrille Lafayette, à laquelle il consacrera, d’ailleurs, son œuvre ultime, Lafayette Escadrille, tournée en 1958, avec, Tab Hunter, Marcel Dalio et, dans un modeste rôle, le jeune Clint Eastwood, six ans avant Pour une poignée de dollars.

 

Voici donc la version restaurée – en 2012 – des Forçats de la gloire, que la Commission de préservation des œuvres cinématographiques de la librairie du Congrès américain sélectionna en 2009, pour ses qualités culturelles, historiques et esthétiques, et qui, de plus, valut à Robert Mitchum son unique nomination aux Oscars.

 

Le film que vous venez de voir et qui inspira le Samuel Fuller de Au-delà de la gloire, le Stanley Kubrick de Full Metal Jacket ou, encore, le Steven Spielberg de Il faut sauver le soldat Ryan, faillit bien ne jamais être réalisé par William Wellman. En effet, le producteur Lester Cowan s’adressa, d’abord, à John Huston (39 ans) qui, quatre ans après le Faucon maltais, son premier film, avait réalisé, coréalisé ou prêté sa voix à plusieurs courts métrages de propagande, ouvertement antinazi. Mais, à cette époque sous les drapeaux, l’Armée américaine ne souhaita pas s’en défaire, obligeant Cowan à s’adresser ailleurs. Et il s’adressa à William Wellman qui refusa tout net – lui, le fier pilote de chasse de la Grande Guerre – de s’intéresser à cette bande de piteux fantassins, cloués au sol, boueux qui plus est.

 

Déjà connu pour plusieurs films de guerre, tels que les Ailes, les Pilotes de la mort ou Beau Geste, tous trois avec Gary Cooper, William Wellman s’était également illustré dans le western – l’Etrange incident avec Henry Fonda –, le polar – l’Ennemi public, avec James Cagney – et le drame, aussi, avec Une étoile est née, la version Janet Gaynor/Fredric March, pour lequel il reçut l’unique Oscar de sa carrière – celui du meilleur scénario – et la première de ses trois nominations à l’Oscar du meilleur réalisateur.

 

Finalement, après avoir longuement discuté avec Ernie Pyle, lui-même, le cinéaste accepta de tourner le film avec un inconnu pour assistant – un certain Robert Aldrich –, de vrais G.I. en guise de figurants, Robert Mitchum – qu’il retrouvera, neuf ans plus tard, en chasseur de panthères, au cœur des immenses étendues neigeuses californienne, dans Tracks of the Cat – et Burgess Meredith, dans le rôle du courageux et sympathique journaliste.

 

En 60 ans de carrière, et tout en poursuivant ses activités théâtrales, Burgess Meredith tourna beaucoup pour la télévision et le cinéma où il fut, entre autres, le mangeur de fleurs amoureux de la femme de chambre des voisins dans le Journal d’une femme de chambre de Jean Renoir, un film qu’il écrivit avec le cinéaste et qu’il produisit avec l’interprète principale, Paulette Goddard, qu’il avait épousée deux ans plus tôt. Il fut aussi le Pingouin dans le Batman de 1966 et, bien sûr, l’entraîneur de Rocky Balboa, alias Sylvester Stallone, dans une saga dont vous avez, peut-être, gardée le souvenir !

 

Enfin, quatre ans après avoir été le partenaire de Robert Mitchum, Burgess Meredith dirigea Charles Laughton en commissaire Maigret dans l’Homme de la tour Eiffel, d’après Georges Simenon et, curieusement, une cinquantaine d’années plus tard, il jouera le rôle du pauvre bougre découvrant la victime d’un terrifiant faux pasteur, alias Richard Chamberlain, dans The Night of the Hunter, le remake télévisé de la Nuit du Chasseur, l’un des rôles les plus marquants de Mitchum et l’unique réalisation de Laughton.

GI joie

Peut-être le plus beau film de guerre qu'il m'ait été donné de voir. J'ai envie d'écrire le plus vrai. C'est comme si Wellman avait filmé la guerre en prise directe. La date, 1945, n'y est sûrement pas étrangère, mais au-delà du contexte, Wellman déploie des trésors ...

Lire la suite
9
Pruneau

Mitchum !... Dieu vous bénisse...

Ernie Pyle, c’est le correspondant de guerre le plus célèbre du monde, celui qui a gagné le Pulitzer pour raconter la vie du bleu-bite un peu partout pendant la deuxième guerre mondiale avant de mourir avec eux sur les plages d’Okinawa… Pratt en fera même une bande dessinée ...

Lire la suite
8
Torpenn

Band of Brothers

Les films de guerre n'ont rien de passionnant. En général, en tout cas, ils ne me passionnent pas. On y trouve bien trop souvent des œuvres partisanes, mêlant complaisance et exaltation patriotique...lorsqu'il ne s'agit pas de film d'action sans grand intérêt. Heureusement ...

Lire la suite
8
Kalopani
le contexte
A voir également
Affiche du film LA FILLE DE RYAN

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film LE REPTILE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film CONVOI DE FEMMES

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LES MARAUDEURS ATTAQUENT

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
FilmoTV vous recommande
Affiche du film BASTILLE DAY

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film APPRENTICE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film IRREPROCHABLE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film SUICIDE SQUAD

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film GENIUS

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés