LES GRANDES FAMILLES

1958
90 mn
Pour une description très française du monde des affaires toujours contemporaire
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Noël Schoudler, riche industriel, est à la tête d'un empire financier qui gère une grande sucrerie, un quotidien national et des actions en bourse. Son fils, François, est en âge de prendre des affaires en main, d'autant qu'il juge les méthodes de son père archaïques. Seulement, Noël Schoudler n'entend pas laisser une miette de pouvoir à son rejeton. Il décide de lui en faire l...
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Drame
France
Tous publics
VF
1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
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Septième long métrage de Denys de La Patellière, LES GRANDES FAMILLES, c’est d’abord et surtout un film DE Jean Gabin : l’écrin « Qualité Française » dans lequel la star s’est installée dans les années cinquante. Tous les éléments sont réunis pour mettre en valeur son numéro d’acteur, dans le registre monolithique de patriarche d’une grande famille d’argentiers, s’opposant aux élans modernistes de son fils. La Qualité Française, c’est la solidité d’un cinéma de faiseurs d’une grande efficacité.

Au départ, un best-seller de Maurice Druon, Prix Goncourt 1948. Une valeur sûre et académique, colorée par les reparties enlevées d’un Michel Audiard au mieux de sa forme. Confortant la morale établie, Audiard se permet néanmoins quelques saillies sur la valeur du travail, « le maître-mot, l’explication de tout » fait-il dire avec ironie à Pierre Brasseur. Il égratigne aussi le vernis hypocrite du patronat des affaires.

Pour cela, la Qualité Française a un atout majeur : les seconds-rôles, dans un jeu de massacre qui va du sabre au goupillon, de Jean Murat à Julien Bertheau, d’Aimé Clariond à Jean Ozenne. Superbe brochette de grands notables se partageant la lâcheté, la suffisance, l’orgueil ou la cupidité. Dans ce bal des faux-culs, face au bloc granitique qu’est Gabin, Pierre Brasseur se taille la part du lion, grandiloquent, baroque et amoral, obsédé par les femmes et la faillite de son pire ennemi. Audiard résume leur antagonisme par une formule géniale, Brasseur disant à Gabin : « Dix couples chez toi, c’est une réception, chez moi, c’est une partouze. »

 
Dans le même genre vous pouvez trouver LA VERITE SUR BEBE DONGE ou encore LE PRESIDENT .

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