LES GRANDES GUEULES

Bientôt disponible
Parce que le film est comme un western, mais français, dans les Vosges et avec Lino Ventura.
Aventure / Action - 1965 - France|Italie - 124 MIN - Tous publics
Aidé par deux inconnus, Laurent et Mick, récemment installés dans les Vosges, Hector Valentin, qui a hérité de la scierie de son père, tente de redonner vie à l'entreprise. Laurent lui conseille de faire appel à des détenus en libération conditionnelle pour pallier son manque de personnel...
7.2 / 10
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Les avis surSens Critique
Christophe Lemaire
Christophe Lemaire
CHRONIQUEUR

Les grandes gueules de Robert Enrico a été tourné en 1965, époque bénie ou le cinéma français faisait encore dans le populaire de qualité. La preuve avec ce drame aventureux au look de western moderne ou deux truands sympas trouvent un job dans une scierie locale vosgienne exploitée par un certain Hector, qui vient d’en reprendre l’exploitation suite à un héritage. S’adjoint à eux une bande de prisonniers sous liberté conditionnelle qui vont aider Hector à contrer les mauvaises intentions de son concurrent local.

Totalement dans l’esprit des films « de baroudeurs » (pour parler vulgairement) des sixties comme Les Aventuriers du même Enrico, 100 000 dollars au soleil d’Henri Verneuil ou Un taxi pour Tobrouk de Denys de la Patellière, Les Grandes gueules a été adapté par José Giovanni de son propre roman Le haut-fer publié en 1962. “Le haut-fer” signifiant donc une scierie.

Les Grandes Gueules, au-delà de son côté western assumé ou les camions remplaceraient les chevaux et les bûcherons les cow-boys, vaut évidemment pour sa grande rencontre entre Bourvil, épatant en patron de scierie très attaché à défendre sa petite entreprise et Lino Ventura en aventurier/macho dur à cuir au coeur tendre.  Une amitié virile bien synthétisée par le critique Jean Louis Bory qui écrivait à l’époque : Le vrai héros du film est cette communauté d’hommes, à travers laquelle transparait ce drame de la relativité des valeurs dont ils font injustement les frais.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver CENT MILLE DOLLARS AU SOLEIL (Signé Henri Verneuil, un film d'aventures viriles dans le désert marocain) ou encore LE CLAN DES IRRÉDUCTIBLES (Paul Newman, impeccable en bûcheron d'une petite communauté de l'Oregon).

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