LES GRANDS DUCS

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Trois acteurs au chômage font des pieds et des mains pour rejoindre la tournée de "Scoubidou", une pièce de boulevard calamiteuse. Malgré tous les aléas, c'est un succès!
Comédie - 1996 - France - 80 MIN - Tous publics
Acteurs has-been, au chômage depuis des lustres, Victor Viala et Eddie Carpentier, entendant l’un de leurs confrères parler d’une tournée en province avec Shapiron fils, réussissent à persuader ce dernier de les engager à vil prix… à condition que leur vieil ami George Cox se joigne à eux. Après quelques péripéties, le trio ainsi reformé embarque à bord de l’autobus et entame les répétitions de Scoubidou, calamiteuse pièce de boulevard, avec la star Carla Milo…

Réalisé par

6.2 / 10
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2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

En 1995, Patrice Leconte réussit ce tour de force de réunir à l’écran pour une comédie sur le théâtre, trois de nos acteurs les plus populaires et par ailleurs amis dans la vie : Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret. Bien que souvent réunis deux par deux, les éminents membres de ce trio n’avaient été qu’une seule fois ensemble à l’affiche d’un même film, Que la fête commence de Bertrand Tavernier, en 1975, mais il n’avaient pas de scènes en commun. Pour interpréter de grands cabotins au talent plus que douteux, autant engager de superbes acteurs, qui ne rechignent pas à cabotiner. Et, de fait, respectivement dans les rôles de Eddie Carpentier, Georges Cox, et Victor Viala, bien décidés à retrouver des rôles à leur mesure (ou à leur démesure), les trois monstres s’en donnent à cœur joie. Il y a, dans Les Grands Ducs, un sens de l’hénaurme qui semble parfois faire beaucoup de bruit pour rien. Le scénario s’épuise, notamment avec l’intervention récurrente de Shapiron fils, qui a les traits de Michel Blanc, moumoute et blouson frangé en plus, et dont le but n’est autre que de blesser la star de la pièce pour l’empêcher de jouer et toucher ainsi les rondelettes indemnités de l’assurance qui le sauveraient de la faillite. Mais Patrice Leconte a un sens indéniable de la mise en scène, et il parvient à faire surgir de beaux moments, comme la confrontation des trois vétérans avec une jeune comédienne qui perd courage dans l’apprentissage de son métier, interprétée par une Clotilde Courau délicieuse, et prometteuse, bien avant son mariage et ses titres de Princesse de Savoie, de Venise et du Piémont. La bonhomie de Noiret, en trouillard patenté, la malice de Rochefort, en séducteur invétéré, et la faconde de Marielle en irascible râleur qui finit toujours par céder, font le reste…

Contexte

un trio infernal de personnages et trois acteurs français extraordinaires (Bernard Blier, Gérard Depardieu, et Jean Carmet), comme dans Les Grand Ducs...

Patrice Leconte

Un acteur au chômage, décidé à trouver du travail coûte que coûte, rentre par la fenêtre quand on le jette par la porte et se déguise en femme pour obtenir un rôle dans une sitcom, à la télévision.

FAUT QUE ÇA DANSE ! DE NOÉMIE LVOVSKY (2008)

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