LES INNOCENTES

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Drame - 2016 - France | Pologne - 115 MIN - Tous publics

Pologne, décembre 1945, Mathilde, jeune interne de la Croix Rouge soigne les rescapés français qui vont être évacués sous peu. Elle est convaincue par une jeune nonne de se rendre dans son couvent, où une femme est en train d’accoucher. Mathilde découvre que la parturiente est une nonne et qu’elle a été violée lors de l’arrivée des troupes soviétiques, comme toutes les bénédictines. Sept d’entre elles sont également sur le point d’accoucher. La jeune femme va faire tout ce qu’elle peut pour les aider en respectant leur volonté farouche que le monde extérieur ignore la vérité de l’horreur à laquelle ces femmes de foi sont confrontées.

Réalisé par

6.7 / 10
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Les avis surSens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

Le quatorzième long métrage d’Anne Fontaine, réalisatrice de Nettoyage à sec, Entre ses mains et Perfect Mothers, est seulement le deuxième qui s’inscrit dans le genre du film d’époque après Coco avant Chanel, en 2008. Mais si, ici, elle s’inspire aussi d’une histoire vraie, on est loin du biopic, dans un drame historique, un constat terrifiant des horreurs commises pendant la deuxième guerre mondiale.

Le récit s’inspire d’une histoire vécue par Madeleine Pauliac, femme médecin et résistante, lors d’une mission en Pologne ; c’est son neveu Philippe Maynial qui a écrit le sujet originel d’après les souvenirs de sa tante décédée peu après les faits en 1946. Le script a ensuite été repris par plusieurs scénaristes et adapté et dialogué par Pascal Bonitzer et Anne Fontaine. La fiction s’éloigne de la réalité notamment en faisant du personnage central, rebaptisé Mathilde, une jeune interne de la Croix Rouge, communiste et athée, afin de ne pas expliquer sa volonté d’aider les nonnes par un quelconque attachement à la religion.

La jeune Lou de Laâge, découverte dans Jappeloup et remarquable dans Respire de Mélanie Laurent, trouve ici son premier rôle adulte. Elle incarne Mathilde avec toute la fougue de sa jeunesse et une belle maturité dont on comprend qu’elle lui vient de la violence de ce que le personnage a traversé en exerçant son métier. Le médecin juif, incarné par Vincent Macaigne est inventé, il apporte un contrepoint intéressant sur le rapport au massacre des juifs et d’une partie de sa propre famille perpétré par les nazis.
Parmi les visages des nonnes on retient deux immenses comédiennes, Agata Buzek (Crazy Joe) endosse le rôle de Sœur Maria, qui parle français et accompagne Mathilde au sein du couvent, et Agata Kulesza (la tante dans Ida) qui personnifie la très rigide mère supérieure.

Le contexte

Situé en Pologne durant la deuxième guerre mondiale, comme Les Innocentes, le film de Lubitsch se positionne, à l’inverse, résolument sur le versant de la comédie.

Anne Fontaine

Une plongée dans le huis clos des couvents...

RESPIRE DE MÉLANIE LAURENT (2014)