LES LUNETTES D'OR

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Parce que l'auteur du roman, Giorgio Bassani est aussi celui du Jardin des Finzi Contini
Drame - 1987 - France|Italie|Yougoslavie - 102 MIN - Tous publics
1938 : le docteur Fadigati, un respectable médecin de Ferrare, est insensiblement conduit au suicide en raison de son amour jugé "coupable" pour un jeune homme qui l'exploite. Seul un autre jeune homme d'origine juive, David Lattes, victime lui aussi de discrimination, comprend sa tristesse et son désarroi.
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Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

A l’origine du film Les Lunettes d’or réalisé en 1987 par le cinéaste italien Giuliano Montaldo, il y a une nouvelle au titre identique écrite par son compatriote du siècle dernier, le grand romancier Giorgio Bassani, auteur notamment du Jardin des Finzi Contini, œuvre majeure qu’adopta en son temps au cinéma Vittorio de Sica en personne. Dans cette nouvelle qui fait partie d’un vaste ensemble littéraire appelé Le Roman de Ferrare, Bassani s’inspire de faits réels.

Dans l’Italie fasciste des années 30, à Ferrare, le respectable docteur Fadigati, qu’incarne à l’écran Philippe Noiret, se voit rejeté en raison de l’amour jugé coupable qu’il éprouve à l’égard d’un jeune homme fort peu scrupuleux par ailleurs. Seul le personnage joué par Rupert Everett, David Lattes, un jeune homme d’origine juive, lui-même en butte à la discrimination, comprend sa tristesse et son désarroi. L’un comme l’autre tentent de faire face à une bonne société aussi hypocrite que cruelle.

Comme c’est souvent le cas dans le cinéma italien, habitué à l’écriture collective, pas moins de quatre scénaristes, outre le cinéaste lui-même, ont participé à l’adaptation de la nouvelle de Bassani : Nicola Baladucco, Antonella Grassi, Enrico Medioli et Valerio Zurlini. Ce dernier, natif de Bologne comme Bassani, fut un cinéaste de renom à qui l’on doit notamment La Fille à la valise et qui d’ailleurs fut d’abord pressenti pour réaliser Le Jardin des Finzi Contini avant de devoir céder sa place à De Sica. Un autre grand nom du cinéma italien est attaché au film, celui d’Ennio Morricone à qui l’on doit la musique des Lunettes d’or laquelle fut récompensée par un Donatello, l’équivalent  italien de notre César.

Réalisé par

5.8 / 10

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Le contexte

Philippe Noiret

Les deux films ont en commun de stigmatiser le sort réservé aux homosexuels par la société fasciste de l'Italie des années Mussolini.

Giuliano Montaldo

Les deux films sont adaptés d'oeuvres littéraires écrites par le romancier italien Giorgio Bassani

LE JUGE ET L'ASSASSIN