Bande Annonce de Les misérablesDécouvrez la bande Annonce de Les misérables sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2996/fond/2996_w_500.jpg
Claude Lelouch
Alessandra MartinesAnnie GirardotJean-Paul BelmondoMichel BoujenahPhilippe LéotardRufusClémentine CélariéPhilippe KhorsandSalomé Lelouch

Les misérables

175 mn

Note de SensCritique :

5.9 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Claude Lelouch.

Casting : Alessandra Martines, Annie Girardot, Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah, Philippe Léotard, Rufus, Clémentine Célarié, Philippe Khorsand. Salomé Lelouch

Synopsis : Le 1er janvier 1900, un aristocrate se suicide. Son chauffeur, Henri Fortin est convaincu de l’avoir tué. Il est condamné au bagne, avant de mourir lors d’une tentative d’évasion. Son fils, d’abord boxeur, se reconvertit en chauffeur. C’est ainsi qu’il sauve la vie d’une famille de juifs, les Ziman, pendant la guerre. Ceux-ci l’initient à la culture, et l’incitent à lire Les Misérables, de Victor Hugo, dans lequel Fortin reconnaît l’histoire de son père. Les Ziman sont dénoncés : André doit se cacher chez des paysans qui le rançonnent, Elise est déportée, alors que leur fille est mise à l’abri dans un couvent. La France est libérée : Fortin et les Ziman se retrouvent…

Scénario : Claude Lelouch.
Musique : Didier Barbelivien, Francis Lai, Michel Legrand, Philippe Servain.
Pays : France
Tags : 13 héroines de Claude Lelouch.

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
voir ce film

On se souvient forcément de cette scène de La Nuit du chasseur, quand Robert Mitchum dont les phalanges sont sur une main ornées d’un tatouage où l’on peut lire le mot Hate et sur l’autre le mot Love, se tord les mains pour illustrer la lutte du bien et du mal… Les Misérables vu par Claude Lelouch est peu dans un cas de figure similaire, mais le combat qui parcours le film se situe davantage entre Lelouch et Victor Hugo. Tantôt c’est l’auteur de La Légende des siècles qui l’emporte, tantôt c’est celui d’Un homme et une femme. Et cette compétition homérique n’est pas le moindre attrait de ce film hors norme.
Hors norme parce que c’est la seule adaptation d’un roman que Lelouch a faite, le cinéaste préférant se baser sur des sujets originaux. Et pourtant, paradoxe incroyable, c’est aussi l’un de ses films les plus autobiographiques. Au chapitre des souvenirs personnels, seul le récent Ces amours-là peut se targuer d’aller plus loin. Bien entendu Lelouch n’est pas la réincarnation de Jean Valjean, mais nous l’avons dit Hugo et Lelouch se donnant la main, le film raconte également l’histoire d’une famille juive traquée par les nazis pendant la dernière guerre. Et de ce point de vue il n’est incongru de reconnaître le cinéaste sous les traits de la petite fille ballotée par les événements avant de trouver refuge chez les bonnes sœurs, d’autant que c’est sa propre fille, Salomé, qui lui prête ses traits. L’épisode de la descente des soldats allemands en classe, demandant aux garçons de baisser leur pantalon pour vérifier s’ils ne sont pas circoncis est authentique. Elle a dû suffisamment marquer Lelouch pour figurer ainsi dans plusieurs de ses films. L’épisode du train est en revanche spécifique aux Misérables, il est également parfaitement authentique. Si le policier français qui avait repéré que les papiers de la mère de Claude étaient faux avait été incorruptible, il est fort probable que l’on n’aurait jamais vu aucun film de Claude Lelouch…

Le cinéaste affirme que c’est à l’occasion de ce contrôle policier autant que ferroviaire que sa mère lui a parlé pour la première fois du roman de Victor Hugo. Mais notre homme ne le lira que plus tard, pendant sa période militaire, enfermé pendant quelques jours au fond d’un cachot. Claude Lelouch se reconnaît en Jean Valjean, alias Fortin dans le film qui nous intéresse : il partage avec lui la même soif de vivre, de triompher de l’adversité, mais aussi le même besoin d’apprendre, de se tourner vers les autres pour se construire. On ne peut qu’être subjugué par l’intelligence de la construction du film, bâti sur plusieurs niveaux, ce qui n’est d’ailleurs pas une première pour le signataire de Hasard et coïncidences. La plus grande gageure était de marier avec habileté ce qui n’appartenait pas à Hugo et ce qui venait de lui. Le film n’est évidemment pas une adaptation fidèle, qui a failli s’appeler Les Misérables du XXè siècle. Le résultat pourrait être brillant en restant un peu sec, un peu théorique. Or il n’en est rien. Les Misérables est au contraire l’un des films les plus émouvants que l’auteur des Uns et les autres ait jamais signé.

Ne comptez pas sur moi pour égrener les différentes adaptations des Misérables à l’écran. Nous n’avons pas la semaine devant nous. Car le roman du grand Victor Hugo est l’un de ceux qui a le plus régulièrement inspiré les cinéastes, depuis les temps du muet. Nous nous contenterons donc de signaler à votre bon souvenir les quatre adaptations les plus célèbres, issues du cinéma français, en passant sous silence les films venant de l’étranger, parmi lesquels celui très dispensable de Bille August, un cinéaste pourtant palmé à deux reprises au Festival de Cannes.

Le plus ancien. Celui d’Albert Capellani, en 1912. Le premier long métrage français à obtenir une reconnaissance internationale. Le plus réussi. Celui de Raymond Bernard, en 1933. Lelouch adore ce film, notamment pour la force de l’interprétation d’Harry Baur, qui campe un Jean Valjean parfois inquiétant. Le plus populaire. Celui de Jean-Paul Le Chanois, en 1957. Jean Gabin dans le rôle de Valjean, y est impérial. Même s’il a parfois tendance à faire du Gabin. Le plus télévisuel. Celui de Robert Hossein, en 1982. C’est cette fois Lino Ventura qui joue les forçats évadés. A noter que cette adaptation basée sur un spectacle scénique d’Hossein est sorti conjointement au cinéma dans une version de trois heures et à la télévision dans un format de cinq. Endossant chez Lelouch un double rôle, Belmondo ne démérite pas aux côtés de ces géants du cinéma. Il faut dire que c’est la troisième fois que le comédien se frotte au cinéma de Lelouch, après Un homme qui me plait et Itinéraire d’un enfant gâté. Le comédien trouve ici en tous cas l’un de ses meilleurs rôles. Même s’il doit laisser plus de place à ses partenaires que dans Itinéraire d’un enfant gâté, intégralement construit autour de son personnage.

Les Misérables est une fresque, et les personnages dignes d’intérêt sont assez nombreux. Et parfois envahissants. Car Lelouch n’a pas renoncé à ses fameuses figures libres, quand les comédiens donnent ce qui n’était pas demandé au départ.  Le couple Girardot / Léotard est de ce point de vue un bel exemple de ce cinéma qui prend des risques. On sent que le couple acquiert une place que le scénario ne leur avait pas nécessairement réservé. Il faut dire que la douleur de ce couple tragique est d’autant plus crédible que l’on sait bien que les comédiens qui lui donnent vie sont aussi des grands blessés de l’existence. On se souvient d’Annie Girardot, déchirante et déchirée lors de la soirée des César, alors que l’on vient de lui attribuer le trophée pour sa prestation dans le film. Mais pour un second rôle…  Mais le film ne vaut pas uniquement par ses comédiens, c’est un maelstrom d’images fortes, de scènes gorgées d’émotion. On en sort la tête pleine de sensations, de trouble. Les scènes du bagne, tournées dans un fort du Jura, les séquences du débarquement, qui avec des moyens beaucoup plus modestes, n’ont rien à envier à celles de Il faut sauver le soldat Ryan, de Spielberg, restent gravées dans nos mémoires. Tous comme les accidents qui émaillent le film. Accident malheureux quand l’auberge s’enflamme au cours du débarquement, alors que ce n’était pas prévu, le film devant trouver un autre lieu pour célébrer les retrouvailles de la fin. Accident heureux quand la météo se charge d’apporter un surcroît de poésie en lâchant de gros flocons de neige alors que deux boxeurs s’affrontent sur un ring en plein air et que l’on annonce l’armistice de 1918.

L'adaptation la plus osée du roman. Lelouche fait une déconstruction de l'oeuvre, arrachant les coutures, il épend la bourre partout mais nous permet de voir l'intérieur, les trippes du roman... Un film très intéressant. ...

Lire la suite
8
AndrRaymond

Je suis dans ma période Lelouch, je l'avoue sans honte. J'aime beaucoup son don à raconter de grandes histoires complexes sans perdre le spectateur, et sa capacité à tirer le meilleur de ses acteurs. Les Misérables ne déroge pas à la règle. La narration est audacieuse, ...

Lire la suite
8
caiuspupus

Et si Javert avait vécu en France au XXème siècle...

Avant que Claude Lelouch ne propose sa propre vision des misérables, cette oeuvre majeure de Victor Hugo avait déjà été magistralement portée à l'image par Jean-Paul Le Chanois et Robert Hossein. Ces deux derniers ont fait le choix d'être fidèles à l'oeuvre et ce Jean ...

Lire la suite
8
Montesquieu
 
le contexte
A voir également
Affiche du film Tchao pantin
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film La balance
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film Tout ça... pour ça ! (VERSION RESTAURÉE)

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film Les misérables (VERSION RESTAURÉE)

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
En image
FilmoTV vous recommande
Affiche du film FAST AND FURIOUS 8

à partir de

4.99
 
Affiche du film PÈRE ET FILLE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film À BRAS OUVERTS

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film ALBERT

à partir de

4.99
 
Affiche du film OSIRIS

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film BELLE DE JOUR (VERSION RESTAURÉE)

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés