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David Mackenzie
Ben MendelsohnJack O'ConnellRuppert FriendDavid AjalaDavid AveryPeter FerdinandoSam SpruellSian BrockinAshley ChinPaddy RocksRaphael Sowole

LES POINGS CONTRE LES MURS

101 mn

Note de SensCritique :

7.1 / 10
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Réalisateur : David Mackenzie.

Casting : Ben Mendelsohn, Jack O'Connell, Ruppert Friend, David Ajala, David Avery, Peter Ferdinando, Sam Spruell, Sian Brockin, Ashley Chin, Paddy Rocks. Raphael Sowole

Synopsis : Eric est un jeune délinquant très violent qui se retrouve propulsé du jour au lendemain dans une prison pour adultes. Non seulement il doit s'imposer face aux gardiens et aux autres détenus, mais il doit se mesurer à son propre père, Nev, lequel a passé la majeure partie de sa vie en prison. Mais Eric accepte de suivre un programme d'aide psychologique et comportementale avec d'autres prisonniers victimes comme lui de leur propre agressivité. C'est peut-être le début d'une autre vie.

Scénario : Jonathan Asser.
Pays : Royaume-Uni
Tags : Drame, Par la case prison, Derrière les barreaux, Des papas, Des jeunesses difficiles, Festival international du Film Policier de Beaune.

à partir de

11.99
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Un jeune délinquant en prison qui derrière les barreaux retrouve son propre père dont c’est le lieu de vie habituel depuis des années… Telle est la situation de départ du film de David MacKenzie, Les Poings contre les murs sur un scénario de l’écrivain Jonathan Asser. Ce dernier l’a écrit avec passion en s’inspirant de sa propre expérience de thérapeute dans une grande maison d’arrêt londonienne. Et tout au long du tournage proprement dit, le scénariste, présent sur le plateau, a conseillé le cinéaste sur chaque détail de la vie quotidienne de la vie en prison. Il a en outre été secondé par d’anciens détenus avec lesquels il avait travaillé auparavant et qui ont aidé les acteurs et toute l’équipe du film en général. Autrement dit, cette œuvre de fiction se fonde sur une approche presque documentaire des réalités carcérales britanniques.

Authenticité, tel semble être en effet le mot d’ordre du réalisateur David MacKenzie qui confesse avoir, pour la première fois de sa carrière, tourné le film dans l’ordre des séquences pour précisément tenter d’atteindre une forme de vérité et de naturel, le tout avec, du coup, une fluidité remarquable. Cet effet de réel est ici amplifié par le fait que le film tout entier s’est déroulé à l’intérieur d’une ancienne prison, gardienne en quelque sorte de la vraisemblance de ce qui est montré. En collant ainsi au plus près à la réalité, le cinéaste s’est offert la possibilité de raconter cette incroyable histoire d’un fils prisonnier dans la même prison que son père.

En s’attaquant ainsi à un film de prison, genre dans lequel de nombreux cinéastes à l’instar de Jacques Becker et Jacques Audiard ont excellé, David MacKenzie s’est lancé lui-même un défi puisqu’il s’agit d’entrer dans un monde de limites cinématographiques fortes liées à des contraintes de lieux. Filmer l’enfermement pour un cinéaste, c’est assurément s’enfermer lui-même également, en écho à ce qu’écrivait le philosophe Michel Foucault à propos de l’univers carcéral : « La prison, c’est le lieu clos où se crée une microsociété autonome capable de survivre et de s’organiser en milieu fermé. »

Lors de la sortie du film, David MacKenzie est revenu sur ses influences cinématographiques pour tourner ce « film de prison » selon l’expression consacrée. Il cite ainsi deux œuvres qui l’ont inspiré. Deux films radicalement différents et qui reflètent assurément la diversité des approches que suscite l’univers carcéral au cinéma. Il s’agit d’une part du film de Robert Bresson, Un condamné à mort s’est échappé, dont il admire l’attention portée au détail et la simplicité créatrice de force et de tension. Et d’autre part, du film de Don Siegel, L’Evadé d’Alcatraz, qu’il avoue ne pas avoir revu depuis l’adolescence mais dont il garde en mémoire la volonté d’épure et le refus de tout sentimentalisme joint à la pureté du réalisme.

L’une des singularités incontestables du film, c’est assurément le soin apporté à la représentation de la violence quasi omniprésente mais sans jamais tomber dans la complaisance ou la facilité. Difficile en effet, dès lors que la vraisemblance est à l’ordre du jour, d’éviter des scènes de violence. Il s’avère que, si l’on en croit l’équipe du film, les journées de tournage des bagarres les plus brutales furent particulièrement éprouvantes sur un plan émotionnel. De fait, le recours nécessaire à des cascadeurs professionnels n’a pas empêché la recherche permanente du réalisme le plus cru, en évitant la plupart du temps de déléguer au montage la résolution de la représentation à l’écran de cette violence.

En montrant longuement des scènes de thérapie de groupe à l’intérieur de la prison, le film de David MacKenzie se singularise. Fort de l’expérience de son scénariste, le cinéaste retrace le parcours d’un délinquant qui, grâce à ce travail en commun sur lui-même et son rapport aux autres, découvre une autre voie que la seule violence pour régler ses problèmes. Il s’agit ici d’identifier la honte, la perte du statut social ou bien encore la diminution du sentiment d’appartenance comme les véritables facteurs de cette violence. Le travail très particulier que se propose d’observer le film consiste en une autorisation des pulsions violentes lors du travail en groupe pour mieux parvenir à les désamorcer ensuite. Ou comment une œuvre de fiction peut aussi faire œuvre utile. 

Le film de taulard typique mais efficace. Mention spéciale aux dialogues bien orduriers entre le père et le fils genre "ouais, pédé" "ouais, ta mère je voulais juste l'enculer mais elle voulait pas du coup t'es né, connard" pendant cinq bonnes minutes. Bon j'étais le seul ...

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7
bossnigger

Punch drunk Love

Ben ouais, notre héros abruti de violence s'appelle Love, ce qui ne doit pas être un hasard... Mais revenons à nos moutons, ou plutôt nos brebis...galeuses. Le film, bizarrement appelé les poings contre les murs en français, est un énième du genre film de prison. Même ...

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9
Bea Dls

Mon père, ce taulard.

Le genre du film de taulard a beau être saturé depuis belle lurette, il arrive encore à nous offrir quelques beaux moments. Remarqué dans de nombreux festivals, Les poings contre les murs ne sort peut-être pas des sentiers battus, mais n'en reste pas moins une proposition ...

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7
Gand-Alf
le contexte
  • Egalement interprété par
  • Pas si éloigné
    Dans les deux films, une même figure de jeune homme plongé au coeur d'un univers clos dont ils doivent apprendre les codes et les règles impérativement.
  • Egalement realisé par
    David Mackenzie
  • Dans le même genre
    Une même sensibilité sociale travers les deux films qui, sans excès de mimétisme, se placent tous deux dans la veine creusée par Ken Loach, celle d'une attention aiguë aux réalités les plus sombres de la société anglaise.
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