LES PORTES DE LA NUIT

Bientôt disponible
Pour Yves Montand qui débutait ou presque, remplaçant au pied levé Jean Gabin dans les décors de Trauner
Drame - 1946 - France - 100 MIN - Tous publics

Février 1945 à Paris, Jean Diego se rend un soir chez la femme de son copain, Raymond Lécuyer, pour lui annoncer la mort de son mari, éxécuté par les Allemands. Or, Raymond est bel et bien vivant. Pendant qu’ils fêtent ces retrouvailles, un clochard, qui se présente implicitement comme le Destin, annonce à Jean qu'il va rencontrer, dans les heures à venir, "la plus belle fille au monde".

La prophétie se réalise au cours de la nuit.

 

Réalisé par

6.9 / 10
1 min avant1 min avant
2 min après2 min après
Les avis surSens Critique
Jean Ollé-Laprune
Jean Ollé-Laprune
CHRONIQUEUR

Automne 1945 à Paris. Bien qu’il sorte de deux immenses succès – à savoir « Les Visiteurs du soir » et « Les Enfants du paradis » – le tandem Marcel Carné/Jacques Prévert peine à monter de nouveaux projets. Plusieurs échouent, dont l’idée d’une version de « Candide » avec Gérard Philipe qui capote car le producteur passe sous un camion Avenue des Champs Elysées.
Arrive alors  la société Pathé. Elle veut organiser le grand retour conjoint de Jean Gabin, absent des écrans français depuis le début de la guerre, et de Marlène Dietrich qui partage alors l’existence de celui-ci. Le sujet, Carné et Prévert le trouvent en assistant à un ballet de Roland Petit dont il ne restera pourtant grand-chose à l’arrivée, l’histoire d’un ouvrier qui va vivre un amour fulgurant en une seule nuit.
Mais pour Carné, il est dit rien ne doit se passer comme prévu. Le studio américain RKO qui doit cofinancer se retire lorsqu’il prend connaissance de la présence du couple scandaleux Gabin/Dietrich. Puis Marlène Dietrich exige des modifications du scénario, que Prévert se hâte de ne pas effectuer. Elle quitte le projet qui se met à traîner. Gabin se prévaut des retards pour s’en aller à son tour. Il part tourner un "Martin Roumagnac" avec Marlène Dietrich. Les « Portes de la nuit » se trouve en panne.
Mais fort de son sujet, de son scénario et de sa distribution de complément pour le moins brillante – en vrac, Serge Reggiani, Carette, Pierre Brasseur, Saturnin Fabre - Carné transforme son handicap en argument publicitaire. Il décide de faire appel à des débutants pour les deux rôles principaux : Nathalie Nattier, vaguement vue dans « l’Idiot » de George Lampin, et qui lui est recommandée par Edwige Feuillère. Et Yves Montand dont le tour de chant triomphe chaque jour davantage sur la scène du théâtre de l’Etoile.
Montand n’a jusque là tourné qu’un petit rôle au cinéma au côté de sa compagne du moment, Edith Piaf, qui intervient tous les jours ou presque – et donc avec succès - auprès de Carné pour que son protégé apparaisse sur l’écran, dans son premier vrai rôle.

Tags

Le contexte

Marcel Carné

L'AVEU

VOUS AIMEREZ PEUT-ETRE DANS LE PASS