Bande Annonce de LOLA MONTÈSDécouvrez la bande Annonce de LOLA MONTÈS sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3766/fond/3766_w_500.jpg
Max Ophuls
Anton WalbrookHenri GuisolIvan DesnyMartine CarolPeter UstinovJean GallandLise DelamareOskar WernerPaulette DubostWill QuadfliegFacques FayetGermaine DelbatHéléna Manson

LOLA MONTÈS

111 mn

Note de SensCritique :

7 / 10
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Réalisateur : Max Ophuls.

Casting : Anton Walbrook, Henri Guisol, Ivan Desny, Martine Carol, Peter Ustinov, Jean Galland, Lise Delamare, Oskar Werner, Paulette Dubost, Will Quadflieg, Facques Fayet, Germaine Delbat. Héléna Manson

Synopsis : Maria Dolorès Porriz y Montez, comtesse de Lansfeld, dite Lola Montès, est exhibée dans un cirque. La troupe mime et raconte sa vie, tandis que les spectateurs, moyennant finance, peuvent poser les questions les plus indiscrètes à la belle déchue. C’est ainsi que les souvenirs de Lola reviennent. En flash-backs, sept périodes de sa vie sont illustrés. La première se déroule dans une auberge italienne en 1844, au moment où Lola et le musicien Franz Liszt décident de mettre un terme à leur relation.

Scénario : Annette Wademant, Max Ophuls.
Musique : Georges Auric.
Pays : Allemagne | France | Luxembourg
Tags : Drame, Politique / Histoire.

Film pas encore disponible

Après les succès de La Ronde, Le Plaisir et Madame de, le réalisateur Max Ophuls se laisse tenter, au milieu des années 50, par une superproduction. Il choisit de s’essayer à la couleur et à l’écran large pour évoquer la vie de Lola Montès, une comtesse et courtisane qui a réellement existé au XIXe siècle.

Mais, s’il parvient à réaliser son film à peu près comme il l’entend, son producteur Albert Caraco qui dirige la Gamma Film, a autre chose en tête. Il veut produire un grand spectacle historique avec la vedette du moment, Martine Carol, qui pourrait pour l’occasion se prêter à quelques sensuels dévoilements.
Comme dans la série des Caroline Chérie qui l’ont fait connaître et dont Gamma cherche obstinément à retrouver le succès en associant Cecil Saint-Laurent, le romancier des Caroline chérie, au scénario de Lola Montès. Or le livre de Saint-Laurent sur Lola Montès ne sortira en librairie que bien plus tard, en 1972, et on sait maintenant qu’Ophuls n’a emprunté au romancier que quelques noms de lieux et de personnages. Loin des reconstitutions historiques académiques, le scénario de son film n’a rien de linéaire.
Il se présente sous forme de flash-backs, insérés dans un spectacle de cirque dans lequel Lola Montèes est exhibée devant un public voyeur, curieux de voir la déchéance d’une femme du monde.
Pour cela, Ophuls n’a pas hésité à détourner l’image de Martine Carol.
Il l’a teinte en brune et s’est servi des limites de son talent de comédienne pour montrer les failles de son héroïne. Surtout, il a gommé son aura de star pour l’enfermer dans un rôle crépusculaire.

Lors de ses premières représentations, en décembre 1955, Lola Montès a tellement dérouté ses spectateurs que les CRS ont dû intervenir pour contenir la foule mécontente dans un cinéma des Champs-Elysées. De son côté, la critique a été divisée, mais le film a bénéficié de l’appui de sept cinéastes prestigieux parmi lesquels Jacques Tati, Jacques Becker, Alexandre Astruc et Roberto Rossellini sous forme d’une déclaration commune publiée dans Le Figaro.

Le charme fou de Lola Montès tient au caractère hybride du projet. Tout en étant une œuvre d’avant-garde (« le plafond de la Chapelle Sixtine du cinéma moderne » pour reprendre la belle formule de l’historien Claude Beylie), c’est un film à grand spectacle.
Au côté de Martine Carol, Ophuls a ainsi réuni une distribution internationale éblouissante. À commencer par Peter Ustinov, le Néron du peplum Quo Vadis, qui, dans le rôle du grand écuyer, bourreau de Lola, mais aussi son compagnon fidèle et son amoureux indéfectible, a sans doute trouvé son meilleur rôle. On pourrait citer encore Paulette Dubost qui semble revenue de La Règle du jeu de Jean Renoir pour jouer la domestique et Oskar Werner, le futur Jules du Jules et Jim de Truffaut, qui avait déjà à son actif une belle carrière en Allemagne.

Ophuls a aussi utilisé au mieux les ressources de la couleur et de l’écran large. Chaque retour en arrière est associé à une dominante chromatique qui renvoie à une saison et une humeur. C’est ainsi que ses amours finissantes avec Lizst sont traitées dans les oranges-roux de l’automne, alors que les couleurs chaudes de l’été accompagnent ses aventures glorieuses sur la Côte d’Azur. Ce traitement signifiant mais peu réaliste de la couleur a été possible grâce au travail sur les décors. Jean D’eaubonne, chef-décorateur sur ce film, après avoir travaillé sur des titres aussi prestigieux que Madame de, Touchez pas au grisbi ou Casque d’or, a raconté les folles exigences d’Ophuls. Ce dernier a par exemple tenu à faire repeindre des kilomètres de routes et à recouvrir un édifice entier avec du tulle acheminé spécialement de Bruxelles pour donner à ses décors les teintes qu’il souhaitait retrouver à l’écran.
Quant à l’écran large, Ophuls s’en est emparé pour en montrer les limites en s’acharnant à le réduire par tout un système de caches et de cadres dans le cadre qui ajoutent au caractère baroque et flamboyant de l’ensemble.

À sa sortie, le film a été mutilé. Puis ses couleurs se sont fanées. Mais, grâce à un imposant travail de restauration achevé en 2008, il est présenté aujourd’hui dans une copie rutilante, au plus proche de ce qu’avait voulu Max Ophuls.

Adulée et déchue

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