Bande Annonce de LOOKING FOR ERICDécouvrez la bande Annonce de LOOKING FOR ERIC sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2532/fond/2532_w_500.jpg
Ken Loach
Eric CantonnaGerard KearnsStephen BishopSteve EvetsJohn EnshawLaura AinsworthLucy-Jo HudsonMatthew McnultyStefan GumbsJustin MoorhouseKelly BowlandMaxton G. Beesley

LOOKING FOR ERIC

112 mn

Note de SensCritique :

6.7 / 10
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Réalisateur : Ken Loach.

Casting : Eric Cantonna, Gerard Kearns, Stephen Bishop, Steve Evets, John Enshaw, Laura Ainsworth, Lucy-Jo Hudson, Matthew Mcnulty, Stefan Gumbs, Justin Moorhouse, Kelly Bowland. Maxton G. Beesley

Synopsis : Parce qu’il est seul et que les fils de sa précédente compagne lui mènent la vie dure, un postier déprime. Jusqu’au jour où, dans la fumée d’un joint, son idole, Eric Cantona, vient lui donner des leçons de vie. Dès lors notre homme décide de faire front. En regagnant le cœur de celle qu’il avait lâchement abandonnée il y a quelque trente ans. Et en aidant son fils aîné à desserrer l’étreinte d’un caïd de quartier. La réussite sera au bout du chemin… avec l’aide de ses amis supporters du Manchester United.

Scénario : Paul Laverty.
Musique : George Fenton.
Pays : Royaume-Uni
Tags : Comédie, Festival Lumière, Drame, Comédies sportives, Films sur le football : Ciné Foot, Coup de déprime, Sur le terrain, Bonne humeur, Rond le ballon, Duos masculins, Des images du peuple, Le monde ouvrier.

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Ken Loach est sans doute aujourd’hui le plus célèbre des cinéastes britanniques. Sans doute parce son univers est d’une cohérence rare et qu’aucun de ses films n’a jamais démérité. Bénéficiaire il y a peu d’une Palme d’or pour son vibrant Le Vent se lève, qui retrace la lutte des Irlandais contre le joug de la perfide Albion, le signataire de Kes n’a jamais été abîmé par les honneurs. Son engagement social en faveur des petites gens n’a jamais faibli. Il est vrai qu’il a été à bonne école puisque son passage par le documentaire et la BBC lui ont conféré de solides bases pour étayer son regard sur le monde d’une réflexion politique qui pour n’avoir jamais varié – à gauche toutes - n’en tourne pas moins le dos à tous les dogmatismes. Loach est irrémédiablement proche du peuple, des gens de peu, y compris quand ceux-ci peinent à surmonter leurs contradictions, se laissent aller au désespoir ou flirtent avec le banditisme.

Quelle que soit la cohérence de son cinéma, quelle que soit sa capacité à imprimer à ses films une petite musique à nulle autre comparable, Ken Loach nous livre au final des tranches de vie qui ne se ressemblent pas nécessairement. Il vogue parfois du côté de la fresque ou de l’Histoire ancienne, comme dans Le vent se lève ou le méconnu Black Jack. Il ne rechigne pas à emprunter les habits du thriller, comme dans Hidden agenda ou le récent Route Irish. Mais encore une fois c’est en se rapprochant des gens du peuple et de leur difficulté à vivre dans un monde qui ne leur fait pas de cadeaux que le cinéaste est lui-même. De Family life à Sweeet sixteen, en passant par Regards et sourires ou Ladybird ladybird, c’est plus de quarante ans de l’histoire au quotidien chez nos voisins anglais (mais est-ce si différent de ce coté-ci de la Manche ?) qui nous sont donnés à voir. Souvent empreint d’une noirceur un rien désespérante (que n’exclut pas la générosité de son propos), il est arrivé que Loach se laisse aller sinon à la comédie, du moins à sourire et à faire sourire. Après Riff raff et Raining stones, c’est de nouveau le cas avec ce Looking for Eric.

Le film met en scène un type au bout du rouleau et le confronte à un dieu vivant, Eric Cantona himself. Cantona comme modèle de volonté et de réussite. C’est d’ailleurs l’ancien footballeur qui est à l’origine de ce Looking for Eric. Le roi du ballon voulait qu’un film traite des rapports compliquées entre un sportif de haut niveau – lui, en l’occurrence - et ses fans. Ken Loach et son scénariste habituel, Paul Laverty se sont greffés au projet, sans savoir exactement comment aborder la question. Mais Loach tenait à faire le film. Parce qu’il aime le foot, qui est pour lui un sport éminemment populaire. Il n’était donc pas question de faire grincer les dents des aficionados, comme ont pu le faire en leur temps Jean-Jacques Annaud avec Coup de tête ou Jean-Pierre Mocky avec A mort l’arbitre. A l’inverse le regard que pose Loach sur ceux qui ne jurent que par leur club est plein d’empathie. Il en profite d’ailleurs pour faire remarquer que l’accès aux stades est de plus en plus difficile aux plus humbles. Dans le film, Eric Cantona est un peu la conscience du héros, son Jiminy cricket. Ou encore le cousin d’Humphrey Bogart qui dans Tombe les filles et tais-toi donne du courage au personnage qu’interprète Woody Allen, aussi savant en cinéphilie que paumé avec les filles. Mais Cantona est mieux qu’un faire-valoir ou même un sparring partner. Il reste une star. Et Loach de nous gratifier via des images d’archives de quelques uns de ses plus beaux buts… Il n’y a pas de mal à se faire du bien… Mais ce n’est pas hors sujet : après tout le foot et le cinéma posent les mêmes questions sur la façon de transcender les individualités les plus brillantes dans un jeu collectif…

Ce n’est pas la première fois que Ken Loach s’intéresse au foot. Peter Mullan ne s’improvisait-il pas entraîneur d’une équipe amateur dans My name is Joe, un bon cru loachien datant de 1998 ? Les joueurs étaient pour la plupart des bras cassés et des tire-au-flanc, mais la noblesse de l’effort collectif n’en était pas moins mise en exergue. Loach l’a expliqué, le foot possède des vertus identitaires qui soudent les communautés : on soutient un club de génération en génération sans se poser de questions. Cantona a d’ailleurs plus d’une fois raconté comment il avait déboussolé ses fans le jour où il avait quitté Leeds pour Manchester United. Y a-t-il pire trahison ? Sous d’autres tropiques et en d’autres temps, cela aurait sans doute été passible de la cour martiale !  

Il faut dire que Manchester United – à ne pas confondre avec Manchester city, l’autre club de la ville - est l’un des tous premiers clubs du championnat anglais. Quand ce n’est pas le premier, comme c’est le cas pour l’année 2011 ! L’histoire ne dit pas si c’est le club préféré de Loach, qui est londonien et donc susceptible de soutenir Arsenal, Chelsea ou Tottenham. Mais force est de reconnaître qu’il sait nous intégrer aux foules de supporters. Sans rien dire des débordements des hooligans d’ailleurs. Il préfère décocher ses traits contre un groupe de petites frappes qui harcèle le gamin du héros. Et à un moindre degré contre les flics. La façon dont ils déboulent chez nos amis lors d’un repas dominical, les couchant sur le sol, les menottant, les tenant en joue fait froid dans le dos… Quelles que soient les raisons objectives de leur intervention. Mais nous sommes définitivement du côté de notre héros, représentant honorable de tous les petits, de tous les sans- grade. Nous vibrons avec lui quand il tente maladroitement de renouer les fils d’une histoire d’amour bêtement et lâchement interrompue quelque trente ans plus tôt. Parce que ce n’est pas facile pour un couple de gamins trop vite montés en herbe de s’installer dans une relation conjugale. Pendant les flash-back nous avons l’impression de renouer avec les jeunes tourtereaux de Cathy come home, immense succès de Ken Loach des années 60, son dernier film de télévision avant d’aborder le grand écran avec Pas de larmes pour Joy. La boucle est bouclée…

Cantona de son côté est parfait en maître à penser qui n’oublie pas de se moquer de lui-même en multipliant les aphorismes approximatifs qui ont fait sa réputation. Et que son élève prend comme un évangile. Cantona est d’autant plus à l’aise qu’il n’est pas acteur par accident. Depuis qu’il a quitté les stades, il a même pris beaucoup de plaisir à se glisser dans la peau de personnages de fiction. Il est ambassadeur dans Elizabeth, le biopic de Shekar Kapur. Mais il ne passe pas inaperçu non plus dans Les enfants du marais, La Vie est à nous ou Le Deuxième souffle – la version de Corneau of course. Il occupe même le premier rôle dans L’Outremangeur, pour lequel il a dû, comme le titre l’indique prendre quelques kilos. Mais c’était pour la bonne cause. Et le film lui a permis de rencontrer Rachida Brakni. Il semblerait qu’un tendre sentiment se soit noué. Comme quoi il arrive que les histoires d’amour finissent bien. Et pas seulement au cinéma.

Un postier de Manchester à la vie déjà rude voit ses enfants mal tourner à cause d'un caïd local. Lorsque ce dernier le met dans une situation difficile et le menace, il se tourne vers sa seule source de courage et d'inspiration: Eric Cantona. Un joli rôle pour Eric the ...

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