MACAO, L'ENFER DU JEU

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Parce que Macao a été reconstitué près des Buttes Chaumont à Paris
Policier / Suspense - 1942 - France - 90 MIN - VF - Tous publics
A Macao, plaque tournante du crime asiatique, deux trafqiuants d'armes s'opposent : l'Allemand Werner Krall et le Chinois Wing Tchaï. Ce dernier a élevé sa fille dans le secret de ses activités, mais elle découvre la vérité.

Réalisé par

6.7 / 10
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Les avis surSens Critique
Sylvain Angiboust
Sylvain Angiboust
CHRONIQUEUR

Macao. Un nom qui sonne comme une invitation au voyage. Mais le genre de voyage dont on n’est pas sûr de revenir vivant. Souvent surnommé le Las Vegas chinois, c’est d’abord la seule ville de Chine où le jeu est autorisé, une plaque tournante de l’argent sale et du trafic d’opium. Un carrefour de la prostitution clandestine, où règnent en maîtres les fameuses triades chinoises. En un mot : un enfer, en effet, comme le suggère le titre du film de Jean Delannoy, qui, il y a déjà plus de 75 ans, décrivait lui aussi cette ville sous son jour le plus sombre, entre exotisme de pacotille et danger permanent. Adaptant un polar célèbre de Maurice Dekobra, Delannoy s’appuie sur un casting cinq étoiles dominé par l’aristocrate Erich Von Stroheim et la sublime Mireille Balin, ex-Gueule d’amour pour Jean Grémillon. Et réalise, en cette année funeste de 1939, un drame d’aventures portuaires, sentimental et tragique.

 

Werner Krall, un aventurier trafiquant d'armes, se rend à Macao en compagnie d'une actrice française, Mireille. Il y rencontre Ming Tchaï, patron d’un casino particulièrement louche, à qui il souhaite acheter des armes afin de les revendre pour se refaire financièrement. Dans le même temps, la fille de Ming Tchaï, ignorant tout des activités de son père, s’amourache d’un jeune journaliste venu tenter sa chance au jeu. Tous ces personnages s’entrecroisent dans l’univers bouillant de la Mecque du jeu asiatique.

 

Macao, l’enfer du jeu a connu un destin étonnant. Tourné en 1939, alors que la seconde guerre mondiale est imminente, il devient vite un objet gênant en raison de la présence au casting d’Erich Von Stroheim, l’américain d’origine autrichienne et opposant notoire au nazisme. Jean Delannoy retourne alors une nouvelle version en remplaçant Stroheim par Pierre Renoir. C’est cette version qui sortira en 1942, tandis que les spectateurs devront attendre 1945 pour découvrir le film original. Tourné, non pas à Macao mais dans les studios des Buttes Chaumont à Paris et ceux de la Victorine, à Nice, c’est une oeuvre typique du cinéma colonial français des années 30, auquel appartiennent des films comme La bandera et Pépé le Moko de Duvivier ou encore L’Atlantide de Pabst.

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Jean Delannoy

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