MARIUS ET JEANNETTE

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Parce qu'outre le succès du public, le film de Robert Guédiguian reçut aussi 6 Césars
Drame - 1997 - France - 97 MIN - Tous publics

A Marseille, dans le quartier pauvre de l’Estaque, Jeannette élève seule ses deux enfants. Parmi ses sympathiques voisins, il y a Caroline, juive communiste rescapée des camps, son amant Justin, et Monique et Dédé qui passent leurs journées à se disputer sur la politique (il faut dire que cet idiot a un jour voté Front National).

Licenciée de son emploi de caissière...

Réalisé par

6.8 / 10
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Les avis surSens Critique
Sylvain Angiboust
Sylvain Angiboust
CHRONIQUEUR

En 1996, après cinq films confidentiels tournés par Robert Guédiguian depuis le début des années 1980, A la vie, à la mort, reçoit enfin la reconnaissance de la presse et du public. Dans la foulée, sur une commande de Pierre Chevalier pour la chaîne Arte, Robert Guédiguian écrit avec Jean-Louis Milesi, son complice depuis L’Argent fait le bonheur, en 1992, ce qu’il envisage comme «le plus petit film du monde». La rencontre entre deux cabossés de la vie, Marius et Jeannette, donc, dont les prénoms accolés donnent son titre au film, en référence à un cinéma populaire en droite ligne du Antoine et Antoinette de Jacques Becker et des films de Julien Duvivier. Un film dont les héros sont des gens ordinaires, des ouvriers, des employés dont il entend bien mettre en lumière «la grandeur qui est en eux».

Le but est de tourner très vite, avec son équipe habituelle de techniciens et comédiens, l’été, dans des décors qu’il connaît bien, à l’Estaque, quartier de Marseille où il a grandi, et déjà tourné plusieurs scènes de ses films précédents. La cour est celle où vit Malek Hamzaoui, rencontré à l’adolescence et devenu son directeur de production, la cimenterie figure déjà dans ses deux premiers longs Dernier été et Rouge Midi ; les rôles principaux sont tenus par ses deux acteurs fétiches depuis Dernier été, Ariane Ascaride, son épouse et sa muse, Gérard Meylan, son ami d’enfance, devenu infirmier, et acteur devant sa caméra.

Autour d’eux, il rassemble des habitués de son univers : Jean-Pierre Darroussin et Frédérique Bonnal, en couple toujours en bisbille, et, pour figurer les «anciens», Pascale Roberts et Jacques Boudet, ainsi que des enfants et adolescents. Comme un mot d’ordre politique, Guédiguian, dans ce film, décide de «réenchanter le monde», de faire le point sur ses croyances et l’état de la gauche, de donner de l’espoir en disant que tout est possible, à tout âge et en tout milieu social.

Le contexte

Gérard Meylan

En France comme en Espagne, le cinéma méditerranéen se caractérise par sa bonne humeur face à l'adversité. Ce film de Pedro Almodovar en est un autre exemple.

Robert Guédiguian

Le drame social, c'est aussi une spécialité de Kean Loach qui raconte ici la difficile histoire d'amour d'une catholique avec un musulman.

NÉNETTE ET BONI

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