Bande Annonce de MARIUS ET JEANNETTEDécouvrez la bande Annonce de MARIUS ET JEANNETTE sur FilmoTVhttp://
Robert Guédiguian
Ariane AscarideFrédérique BonnalGérard MeylanJacques BoudetPascale RobertsHedi HamzaouiJean-Pierre DarroussinLaetitia PesentiMadeleine GuédiguianMarie DarroussinMiloud NacerPierre Banderet

MARIUS ET JEANNETTE

97 mn

Note de SensCritique :

6.7 / 10
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Réalisateur : Robert Guédiguian.

Casting : Ariane Ascaride, Frédérique Bonnal, Gérard Meylan, Jacques Boudet, Pascale Roberts, Hedi Hamzaoui, Jean-Pierre Darroussin, Laetitia Pesenti, Madeleine Guédiguian, Marie Darroussin, Miloud Nacer. Pierre Banderet

Synopsis : A Marseille, dans le quartier pauvre de l’Estaque, Jeannette élève seule ses deux enfants. Parmi ses sympathiques voisins, il y a Caroline, juive communiste rescapée des camps, son amant Justin, et Monique et Dédé qui passent leurs journées à se disputer sur la politique (il faut dire que cet idiot a un jour voté Front National). Licenciée de son emploi de caissière, Jeannette essaie de voler quelques pots de peinture dans une usine désaffectée mais est arrêtée par Marius, un garde. Marius et Jeannette se plaisent, décident de se revoir mais hésitent à aller plus loin.

Scénario : Jean-Louis Milesi, Piero Milesi, Robert Guédiguian.
Musique : Capurro,, Jacques Menichetti.
Pays : France
Tags : Drame, Ouvriers français, Marseille, Plus d'émotion, Comédie.

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En 1996, après cinq films confidentiels tournés par Robert Guédiguian depuis le début des années 1980, A la vie, à la mort, reçoit enfin la reconnaissance de la presse et du public. Dans la foulée, sur une commande de Pierre Chevalier pour la chaîne Arte, Robert Guédiguian écrit avec Jean-Louis Milesi, son complice depuis L’Argent fait le bonheur, en 1992, ce qu’il envisage comme «le plus petit film du monde». La rencontre entre deux cabossés de la vie, Marius et Jeannette, donc, dont les prénoms accolés donnent son titre au film, en référence à un cinéma populaire en droite ligne du Antoine et Antoinette de Jacques Becker et des films de Julien Duvivier. Un film dont les héros sont des gens ordinaires, des ouvriers, des employés dont il entend bien mettre en lumière «la grandeur qui est en eux».

Le but est de tourner très vite, avec son équipe habituelle de techniciens et comédiens, l’été, dans des décors qu’il connaît bien, à l’Estaque, quartier de Marseille où il a grandi, et déjà tourné plusieurs scènes de ses films précédents. La cour est celle où vit Malek Hamzaoui, rencontré à l’adolescence et devenu son directeur de production, la cimenterie figure déjà dans ses deux premiers longs Dernier été et Rouge Midi ; les rôles principaux sont tenus par ses deux acteurs fétiches depuis Dernier été, Ariane Ascaride, son épouse et sa muse, Gérard Meylan, son ami d’enfance, devenu infirmier, et acteur devant sa caméra.

Autour d’eux, il rassemble des habitués de son univers : Jean-Pierre Darroussin et Frédérique Bonnal, en couple toujours en bisbille, et, pour figurer les «anciens», Pascale Roberts et Jacques Boudet, ainsi que des enfants et adolescents. Comme un mot d’ordre politique, Guédiguian, dans ce film, décide de «réenchanter le monde», de faire le point sur ses croyances et l’état de la gauche, de donner de l’espoir en disant que tout est possible, à tout âge et en tout milieu social.

Tourné en cinq semaines à l’été 1996, dans une ambiance de colonie de vacances, avec des pauses «syndicales» pour regarder les Jeux Olympiques à la télévision, le film  que son réalisateur range dans la catégorie «Conte de l’Estaque» comme L’argent fait le bonheur avant lui, et A l’attaque !, par la suite, fera l’ouverture de la sélection officielle Un Certain Regard au Festival de Cannes 1997. Il sortira dans nos salles le 19 novembre de la même année, réunissant deux millions sept cent mille spectateurs.

C’est un film formidablement drôle et intelligent, joyeux et encourageant. Lorsque, licenciée pour avoir crié trop fort son refus d’être houspillée par un petit chef, «si je ferme ma gueule, en plus du mal au dos j’aurai l’ulcère, et je gagne pas assez pour me payer des maladies de riche !» explique-t-elle à ses collègues caissière, Jeannette part à la recherche d’un travail, elle longe, en silence, une très très longue file d’attente de femmes, en quête comme elle d’un emploi. Lorsque tous se retrouvent un dimanche dans la cimenterie pour un repas fait d’aïoli, Caroline explique à Dédé médusé que tout est politique et que s’il avait bu de la Fisher, bière française, au lieu de Heineken, bière hollandaise dont le groupe a «avalé» la première, il aurait pu inverser le processus… Chaque fois que Jeannette est chez elle, elle s’active a de menues tâche, réparant des chaussettes, lissant avec le manche d’un couteau un tube de sauce tomate pour en exprimer les dernières gouttes. Et la scène de bar qui se termine en bagarre générale est digne d’un western mâtiné d’un côté BD à la Astérix, où les projectiles ne sont que bouteilles et poissons frais… Marius et Jeannette joue ainsi, avec une fluidité parfaite, sur plusieurs registres de comédie, se rappelle du théâtre de Goldoni, de Bertolt Brecht et de l’agit-prop, assène quelques vérités bien senties sur la religion, le libéralisme, la mondialisation et la nécessité pour les enfants d’ouvriers d’accéder aux études pour témoigner et surtout ne pas oublier d’où ils viennent.

Robert Guédiguian rend hommage à ses parents et à tous les gens de l’Estaque qu’il a croisés dans son enfance, car, ayant quitté le Parti Communiste en 1978 après la rupture des accords sur le Programme Commun, étant monté à Paris pour finir ses études d’Histoire et ayant choisi d’être cinéaste, il a toujours été fidèle à ses origines. C’est sa voix que l’on entend dans le prologue de Marius et Jeannette, dédiant le film à des «millions d’ouvriers inconnus».

C'est le premier Guédiguian que j'ai vu. Après, je pense les avoir pratiquement tous vus. C'est drôle, on retrouve toujours les mêmes acteurs, et 'presque) toujours le même lieu (l'Estaque, à Marseille). A travers de petites histoires du quotidien, ce sont des tendances sociales ...

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7
durandal

Un vent de fraîcheur arrive sur le cinéma français. Robert Guédiguian nous offre Marius et Jeannette, une histoire d'amour loin des clichés parisiens. Le cinéaste y dépeint une ville de Marseille idyllique, où les accents, la mer et la bonne humeur prennent le pas sur les ...

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7
JimAriz

Fraternité

Si Robert Guédiguian est le cinéaste du désenchantement et de la désillusion, il n’est sûrement pas neutre que le premier film qui lui ait valu un réel succès public soit tissé d’une histoire tendre à issue heureuse. Parce que, si l’on n’est pas dans le conte de ...

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7
Impétueux
 
le contexte
  • Egalement interprété par
    Gérard Meylan
  • Pas si éloigné
    En France comme en Espagne, le cinéma méditerranéen se caractérise par sa bonne humeur face à l'adversité. Ce film de Pedro Almodovar en est un autre exemple.
  • Egalement realisé par
    Robert Guédiguian
  • Dans le même genre
    Le drame social, c'est aussi une spécialité de Kean Loach qui raconte ici la difficile histoire d'amour d'une catholique avec un musulman.
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