MÉMOIRES D'UN PERVERS

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Parce que le film s'inspire d'un roman classique italien, "Le Journal de Jean La Bourrasque".
Adulte - 1997 - Italie - 65 MIN - interdit aux moins de 18 ans
Grâce à son journal intime, un vieil homme se remémore ses jeunes années, lorsqu'il était encore puceau et très trubulent. On le surnommait Jean la Bourrasque. Obsédé sexuel, il observait tous les ébats de la maisonnée, avec l'espoir fou de perdre enfin son pucelage.

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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Mémoires d’un pervers est le titre français d’une trilogie porno italienne produite par Mario Salieri en 1997 et réalisée par Nicky Ranieri, sous le titre original de Il Diaro segreto di Gianinno Stoppani, parfois connu comme Gianburrasca. Pour le public italien, la référence est immédiate, se rapportant à un roman d’apprentissage écrit en 1907 par Luigi Bertelli sous le pseudonyme de Vamba.

Gian la bourrasque est à l’origine un garnement de huit ans et son récit raconte toutes sortes d’aventures révélant sa nature turbulente. Ranieri vieillit évidemment son personnage pour les besoins du porno, composant son film sous la forme de flashbacks, scènes revenant à la mémoire d’un vieux Gianinno, au fil de la lecture de son journal intime, retrouvé dans la malle du grenier familial. Les plaisanteries enfantines demeurent. Gianinno grimace et adore jeter des pétards pour faire des blagues, mais il est surtout un grand puceau attardé, curieux de surprendre tous les protagonistes dans leurs jeux sexuels et bien décidé de passer lui-même à l’action.

Une voix off plante l’action : Rome, vers 1930. Pour éviter des reconstitutions coûteuses, on s’en tient aux intérieurs de la maison familiale et aux costumes : des lits, des tableaux aux murs, quelques pots de fleurs, des robes anciennes, des voilettes. Mais impossible pour les comédiennes de se débarrasser de leurs faux ongles anachroniques. De même, elles feulent toutes avec constance, couinent et gémissent en tendant les lèvres, bouche ouverte, ostensible. Cinq séquences pornos se suivent, démontrant l’importance quasiment sacrée des fellations. Avant-plans, contre-plongées, très gros plans, amorces, toute la mise en scène fait triompher la vénération au dieu Phallus. C’est hard, c’est démonstratif, certains n’en demandent pas plus. Georges Perec s’était amusé à écrire La Disparition sans utiliser la lettre E. Nicky Ranieri ne tournera jamais une seule scène sans fellation. Le porno aime rarement les gageures.

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Le contexte

Francesco Malcom

De Sergio Tofano, 1943. Première adaptation du roman.

Nicky Ranieri

de Francis Leroi, 1980. Ce ne sont plus les frasques d'un garnement obsédé, mais l'initiation d'une adolescente dans un bordel.

EQUINOXE

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